Je lis, je critique : Le Sang des Elfes

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A lire avant (facultatif) : Le Sang des Elfes. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Si les livres précédents ne sont pas considérés comme tels, voici donc le premier roman, le premier tome de la saga du sortceleur Géralt, dont l’histoire suit les recueils de nouvelles qui précèdent. Ici, nous découvrons la Prophétie d’Ithlinne dévoilée par une elfe, il y a plusieurs centaines d’années. Il semblerait que pour certains, son accomplissement soit pour bientôt. D’autre part, des rumeurs circulent à propos du Lionceau de Cintra, Cirilla, la petite fille de Calanthe, la Lionne de Cintra. Certains disent qu’elle serait toujours en vie et nombreux sont ceux qui recherchent la digne héritière du puissant royaume tombé entre les mains de l’Empire de Nilfgaard.

Critique :

Le Sang des Elfes, est divisé en plusieurs chapitres très longs. De plus, nous ne suivons pas systématiquement Géralt, nous suivons également d’autres personnages que j’apprécie beaucoup et même en présence de Géralt, les points de vue peuvent changer. Ainsi, j’ai souvent l’impression de lire un recueil de nouvelles avec un fil rouge qui tourne principalement autour de Cirilla. En effet, chaque chapitre racontait un morceau de l’histoire, et ces morceaux, bien qu’ils se suivent chronologiquement, pouvaient être espacés de plusieurs années par exemple, ce qui pouvait être perturbant par moments, car je suis trop habituées aux narrations « continues » de même que des narrations à la première personne, c’est pourquoi j’ai insisté sur la narration à la troisième personne.

Toutefois, j’ai été très contente de retrouver des personnages que j’apprécie beaucoup comme Triss Merigold ou encore Yarpen Zigrin. Certains passages autour de la politique snt très intéressants et très complets, on comprend que l’auteur ne nous donne qu’une partie de l’histoire qu’il a inventée. Je suis certains qu’il a déjà anticipé de nombreuses questions, notamment au niveau des dynasties qui dirigent les royaumes du Nord. Il en va de même pour la mythologie qui semble très vaste et très bien construite.

Ce que j’aime aussi dans ce roman, c’est la multitude de réflexions que l’on peut avoir. Il y a des postulats de base, certains personnages comme Géralt ont leur vision des choses, et pourtant, rien n’est immuable, les frontières bougent, évoluent et cela donne matière à réfléchir. Par exemple, certaines personnes vénèrent des divinités. Mais qu’en est-il exactement ? Il est difficile d’y répondre, a priori, il n’y a pas de preuve de leur existence, si ce n’est des événements que l’on peut associer à la coïncidence pour les plus sceptiques d’entre nous mais d’un autre côté, leur existence n’est pas exclue. Je pense qu’elle dépend de notre sensibilité et de notre rapport à la religion. Ce roman est donc un mélange entre le divertissement et la réflexion philosophique.

Enfin, nous en apprenons plus sur Yennefer qui semble être particulièrement mystérieuse, notamment vis-à-vis de sa relation avec Géralt et de la façon dont ils se considèrent mutuellement. Tous ceux qui l’ont lu n’auront pas le même avis les concernant mais j’aime beaucoup ce que je pense avoir compris sur ce personnage très complexe.

En revanche, et je terminerai là-dessus, j’ai peur de ne pas être capable de me souvenir de tout, hors il y a des références constantes comme le nom de Petit Œil qui revient et j’ai peur de les manquer à cause de ceci, et c’est dommage. D’un autre côté, c’est plaisant de se retrouver face à un livre plus complexe par rapport à d’autres plus simple d’accès. En tout cas, je ne regrette absolument pas ma lecture, bien au contraire.

Bonne lecture.

pal10
Michiko

Je lis, je critique : La Légende des Familias

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Lu en 2016

Résumé personnel :

Bell Cranel est un jeune homme qui rêve d’aventures. A la mort de son grand-père, il décide d’entrer dans la grande ville afin de devenir un aventurier. Tous les aventuriers peuvent intégrer une familia qui est dirigée par un dieu ou une déesse. En échange d’offrandes, les dieux peuvent apporter des bénédictions aux aventuriers. Bien que certaines familias soient plus célèbres que d’autres comme la familia de Loki par exemple, les pouvoirs divins sont les mêmes. Bell a donc décidé lui aussi de rejoindre une familia, celle de la déesse Hestia. Malheureusement, il en est l’unique membre. Mais si Bell est devenu un aventurier de niveau 1, c’est aussi pour rencontrer des filles et pouvoir obtenir des faveurs de ces dernières en leur sauvant la vie. Toutefois, lorsque Bell atterri dans un sous-sol du donjon trop dangereux pour lui, il craint pour sa vie face à un minotaure et alors, sa vie bascule. Il est sauvé par Aiz Wallenstein, la princesse à l’épée de niveau 5, appartenant à la familia de Loki, une aventurière donc très puissante dans une familia importante. Dès lors, Bell décide de modifier ses plans. Désormais, il cherchera à s’améliorer et à devenir plus fort, afin de se mesurer à elle de sorte de pouvoir conquérir son cœur.

Critique :

J’ai mis beaucoup (trop) de temps à le lire et à rédiger ma critique mais cela ne signifie pas que je n’ai pas apprécié ma lecture pour autant. Certes, le début du roman nous dépeint Bell Cranel qui est l’adolescent typique de la littérature japonaise, c’est-à-dire qu’il est obsédé par les représentants du sexe féminin et cela a tendance à m’agacer. Par certains côtés, j’ai pensé à Love Hina où l’on retrouve également un adolescent en âge d’être attiré par les femmes tout en étant totalement ignorant des choses liées au sexe, se retrouvant lâché au milieu de femmes plus matures de ce côté-ci et, bien entendu, attirées par lui.

J’admets que ce côté-ci de l’histoire ne m’a pas trop attirée, mais je dirais que cela tient plus de la culture puisque le thème reste classique voire récurrent dans la culture japonaise, du moins de ce que j’ai eu l’occasion de lire.

Comme j’ai eu du mal à me plonger dedans suite à ce problème, j’ai dû le laisser de côté. J’ai repris ma lecture un peu par hasard quelques mois plus tard puisqu’entre temps j’ai été malheureusement très occupée. Sincèrement, je suis bien contente d’avoir repris ma lecture puisque finalement, je ressors de cette lecture plutôt ravie.

Ce que j’ai bien aimé dans ce light novel, c’est qu’il est en lien avec l’esprit des jeux vidéos RPG (jeux de rôles), dans les univers médiévaux, tout comme les autres light novel de la maison d’éditions que j’ai eu l’occasion de lire. Cela étant, ce livre-ci demeure particulier. On garde les statistiques du personnage, les combats, l’ambiance, nous suivons les personnages au sein de l’univers mais là où c’est différent, c’est qu’il ne s’agit pas d’une expérience de réalité virtuelle qui a mal tourné, il ne s’agit pas d’un joueur de notre « monde » qui se retrouve dans un univers médiéval, là, les personnages ont une existence propre. C’est d’ailleurs nous lecteur, qui faisons le lien entre les explications des personnages et le monde du jeu vidéo. J’ai trouvé cela inédit, pour moi en tout cas, et assez amusant dans l’ensemble de transposer ainsi l’univers du livre avec celui du jeu vidéo. Cela permet donc de faire des parallèles et de se poser de nombreuses questions.

Du point de vue de l’histoire, je crois que le plus fascinant dans ce livre, c’est la capacité à être accrochée au livre alors qu’il n’y a pas grand-chose. J’écris cela sans ironie mais je me suis rendue compte au fil de ma lecture, que le livre n’apportait aucune quête définie. On avance dans le quotidien de Bell, on suit parfois d’autres personnages mais au fond, aucun enjeu ne transparaissait, au contraire, on suivait avant tout le quotidien du héros. Paradoxalement, cela m’a plu. Généralement, on suit le héros qui est face à un problème et qui tente de le résoudre et à la fin du livre, on a la résolution du problème. Finalement, on ne suit jamais le quotidien du personnage ou bien alors par petites touches. Là, au contraire, on suit son quotidien, ses combats dans le Donjon, etc. et cela avait un côté plutôt rafraichissant, les pages se sont tournées toute seules.

En fin de compte, l’histoire a véritablement commencé vers la fin de ce light novel, comme si celui-ci n’avait été qu’une longue exposition, celle de l’univers et celle du personnage principal. Bien entendu, peut-être que cela ne plaira pas à tous mais pour le coup, j’avoue que j’ai bien aimé. De plus, par moments, nous suivons brièvement d’autres personnages, ce qui permet d’en savoir plus sur ce qu’il se passe au-delà du personnage principal, permettant ainsi de nous donner envie d’en savoir plus et donc de lire les tomes suivants.
En résumé, il s’agit donc d’un très bon divertissement qui change légèrement de l’ordinaire, idéale entre deux grosses lectures.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Délivre-nous du mal

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Lu en 2015

A lire avant : Par le sang du Démon. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Nous avions laissé une héroïne torturée dans le corps d’un homme, un vampire, qui a tenté de trouver la rédemption mais qui a été, une fois de plus, trahi. Le voilà alors reclus, sur un trône qui n’est pas le sien,cherchant à tout oublier, allant jusqu’à s’oublier lui-même. Et ppourtant longtemps après, des pas se font entendre dans sa demeure. Qui ose troubler son repos ? Est-ce un ami ? Un ennemi ? Ou bien un imbécile qui ignore qu’il risque fortement de mourir dans d’atroces souffrances…

Critique :

Nous revoilà aux côtés d’un personnage qui aurait besoin d’une bonne thérapie pour affronter ses problèmes et pour les résoudre. Il s’agit d’un vampire qui commet des actes que l’on peut qualifier d’ignobles et pourtant, je ne peux m’empêcher d’éprouver de la compassion pour lui ou elle. En eeffet on a un personnage qui ne cesse de subir, même quand il cherche à devenir maître de son propre destin. Le mot « injustice » résonnait fortement dans ma tête lorsque je parcourait les pages de ce roman. C’était d ailleurs assez étrange de ressentir de la compassion pour un être capable de tant de cruauté. Cependant, les personnages secondaires n’étaient pas en reste de ce côté-ci, à croire que la bonté est absente de ce roman.

Ce qui m’a le plus perturbée dans ce roman est l’acceptation de choix immoraux et la condamnation d’autres sans aucune logique. J’ignore si c’était lié à la narration à la première personne mais je ne me suis pas sentie offusquée par des actes horribles et barbares des la part du personnage principal tandis que je l’ai été pour des personnages secondaires qui ont, en définitive, fait des choses condamnables, certes, mais non plus monstrueux. Cependant, il est vrai que la frontière entre le Bien et le Mal est difficile à cerner dans ce roman puisque le Bien est quasiment absent.

Enfin, contrairement au premier tome dont la fin nous empêchait d’imaginer une suite, ce deuxième volume laisse envisager de nombreuses situations à venir, y compris des scènes comiques que j’ai hâte de découvrir.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Par le sang du démon

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Lu en 2015

Résumé personnel :

Nous suivons une jeune fille paysanne dans un Moyen Âge du XV ème siècle. Cette jeune personne a la particularité d’avoir un physique très avantageux et une érudition qui ne convient ni à une personne de son rang et encore moins à une personne de son sexe. Néanmoins, elle demeure l’amie d’un homme voué à l’occultisme qui se chargera de la former. Amoureuse, bien qu’en secret, de son frère adoptif, l’héroïne nous raconte son histoire tragique liée étroitement au monde de la nuit, qui la conduira à un funeste destin.

Critique :

Le moins que l’on puisse dire de ce roman est qu’il sort de l’ordinaire, tout du moins de mes lectures habituelles. En effet, nous abordons, certes des thèmes classiques comme le vampire et la malédiction qui est liée aux vampires mais ces thèmes sont abordés d’une manière moins conventionnelle. Le roman est très sombre et ne semble pas chercher à apporter la moindre touche positive.

Les actes de chaque personnage ont des conséquences souvent terribles, et, pour l’héroïne, il s’agit d’une parfaite descente aux enfers. Chaque choix  qu’elle fait semble l’entraîner plus loin dans l’obscurité et la souffrance . Mais peut-on obtenir la rédemption lorsque l’on est destiné aux ténèbres ?

Cela peut sembler hors de propos mais si l’auteure est une femme qui a publié son roman à 22 ans, ne vous attendez surtout pas à une lecture simple ou « toute gentille ». L’auteure ne ménage pas ses personnages et se refuse à être tendre avec eux. Certains passages sont d’ailleurs très glauques et, dans l’ensemble, le ton est très noir.

L’écriture à la première personne est une réussite puisque l’empathie est présente tout au long de la lecture. Le personnage principal n’est pas parfait et pourtant, cela est agréable de suivre un personnage aussi complexe, à la fois mauvais, comme s’il jouait un rôle, et bon, ce qui serait sa véritable nature.

Ainsi, la dualité du personnage de même que sa crise identitaire sont toutes deux délicieuses et s’accordent parfaitement avec le ton et l’ambiance du roman. C’est donc un début très prometteur que je vous recommande.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : L’épée de la Providence

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A lire avant : Le Dernier Voeu. Retrouvez ma critique ICI

 

Résumé personnel :

Pour ce deuxième volume, nous suivons Géralt de Riv à travers plusieurs aventures présentées sous la forme de nouvelles. Le ton est très changeant selon les quêtes, on passe d’une chasse au dragon à un intermède développant la relation entre Géralt et Yennefer tout en passant par des événements plus sérieux en lien avec la Providence et les croyances que peuvent avoir les gens vis à vis d’elle. De plus, nous avons de nouveau une nouvelle qui fait référence à un conte assez connu.

Critique :

Ayant lu les nouvelles sur un intervalle assez long, sauf pour les deux dernières, j’ai finalement eu l’impression de lire plusieurs histoires indépendantes et donc plusieurs romans. Le prochain volume sera justement un roman et il me tarde de savoir comment l’auteur traitera cette forme.

En ce qui concerne les nouvelles à proprement dites, elles sont finalement bien différentes et ne suscitent pas les mêmes émotions chez le lecteur, ni les mêmes réactions. La première, par exemple, peut surprendre sur la fin, et cela aurait pu fonctionner sur moi si je n’avais pas été spoilée par une carte du jeu de Gwynt du jeu vidéo The Witcher 3. Toutefois, cela m’aura permis de rencontrer des personnages fort sympathiques et d’autres plus détestables. De plus, j’ai bien apprécié la conversation et les débats qu’il y a pu avoir entre les différents protagonistes et Géralt, autour des dragons, s’il fallait les tuer ou non. En plus d’être intéressant, cela apportait une dimension nouvelle à l’univers et aux protagonistes, renforçant le côté réaliste de l’oeuvre (indépendamment de son caractère fantastique).

La troisième nouvelle était elle aussi plutôt amusante dans l’ensemble, ce qui contrastait beaucoup avec les nouvelles Eclat de Glace et Une once d’abnégation, la seconde étant particulièrement émouvante, surtout lors de sa conclusion par Jaskier.

Enfin, les deux dernières nouvelles m’ont permis de croiser deux personnages que j’adore et aussi d’en savoir plus sur Géralt de Riv. Cela m’a permis de l’apprécier d’autant plus. J’ai trouvé amusant certains passages avec Cirilla qui a su se montrer particulièrement peste. Ces deux nouvelles pointent également un discours plus ou moins philosophique autour de la Providence et le décalage entre les croyances des personnages et la réalité apportée par les nouvelles était souvent très amusant bien qu’un peu déconcertant.

Pour ce qui est de la forme, j’ai trouvé que certains moments étaient assez décousus, on passait d’un événement à un autre de manière parfois brutale, ce qui peut être perturbant.

En revanche, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’implicites et de non-dits ce qui fait qu’il y avait des moments où il fallait réfléchir à ce qui avait été dit précédemment et cela change de mes lectures habituelles qui nous expliquent tout. Après, je dois reconnaître qu’en ayant du mal à retenir les noms de certains personnages, j’ai eu un peu de mal.

En tout cas, je vous recommande vivement ces livres !

Bonne lecture.

pal10             
Michiko

Je lis, je critique : Le Dernier Voeu

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Résumé personnel :

Les cheveux blancs, deux épées dans le dos, l’une en fer l’autre en argent, un médaillon représentant une tête de loup dévoilant ses crocs, Géralt de Riv est ce que l’on appelle communément un sortceleur. Il s’agit d’un mutant entraîné dès l’enfance pour le combat qui parcourt les villes et les routes afin de tuer les monstres contre rémunération. Dans un monde peuplé d’elfes, de nains et d’autres créatures en plus des hommes, nous suivons ses aventures qui se présentent sous la forme de nouvelles entrecoupées de scènes qui constituent un fil rouge, où Géralt se retrouve chez la grande Nenneke, une prêtresse chez qui il se soigne et se repose, se remémorant ainsi les aventures que nous lisons.

Critique :

Après avoir découvert la série de jeux vidéos The Witcher, qui est le nom anglais pour sortceleur, je me devais de lire les romans tandis que je découvre l’univers du troisième jeu parce que je suis tombée amoureuse de l’univers de l’auteur et de ses personnages. Je possède d’ailleurs le jeu de plateau The Witcher et je n’attends plus que la sortie du jeu de rôle qui se voit offrir une nouvelle version.

Autant vous le dire tout de suite, ce premier volume est à la hauteur de mes espérances car il a su très vite me combler. On y croise des personnages hauts en couleur comme le célèbre troubadour Jaskier qui a l’art de se retrouver dans le pétrin ou encore Yarpen Zigrin que l’on peut jouer dans le jeu de plateau. Bien entendu, nous faisons la rencontre de Yennefer, une magicienne aussi belle que mystérieuse que l’on retrouve dans le troisième jeu vidéo et que j’avais hâte de découvrir ici. D’ailleurs, si les jeux contiennent de nombreuses références aux romans, de mon côté, j’effectue le chemin inverse en partant des jeux pour saisir les liens avec les romans et c’est assez plaisant. Je comprends ainsi certains détails du jeu grâce aux explications des romans et je vois certains parallèles que l’on peut faire entre les deux, ce qui n’était pas le cas avant.

Les nouvelles permettent d’apporter un bon rythme au livre puisque nous suivons plusieurs quêtes qui sont détaillées mais pas trop non plus, évitant ainsi des longueurs qui nuiraient au recueil qui sert déjà d’exposition.

Ce qui fait la force de la mythologie autour du sortceleur reste, je pense, les nombreuses références voire des réécritures de contes, ou d’autres mythes. Par exemple, la première nouvelle est une réinterprétation très intéressante et même novatrice du conte de Marie LePrince de Beaumont, La Belle et la Bête. Et lorsque l’on sait qu’il s’agit de mon conte préféré, et que l’auteur a bien réussi l’exercice, là et dans d’autres nouvelles, inutile de demander ce que j’ai pensé du roman. En insérant des repères que nous connaissons, des liens avec notre culture, cela permet d’introduire l’univers du sortceleur au nôtre tout en douceur et de manière bien ancrée. Les contes sont ainsi une passerelle entre les deux puisque nous les connaissons, en règle générale, ce qui nous permet d’accepter le reste avec plus de facilité.

J’ai donc adoré lire ce livre, l’écriture de l’auteur reste accessible malgré l’utilisation d’un vocabulaire spécifique que je ne maîtrise pas toujours mais qui me permet ainsi d’enrichir mes connaissances, c’est un très bon recueil, pour ne pas dire roman qui est une source de divertissement à ne surtout pas manquer pour tous les amoureux de l’heroic fantasy. De même que ceux qui, comme moi, ont découvert et aiment l’univers de The Witcher par un autre moyens que le livre, lisez ! Cela vous plaira très certainement.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : La Hyène

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Résumé personnel :

Célia Tallende est une jeune adolescente qui entre au lycée et va bientôt avoir quinze ans. Au lycée, elle fera la rencontre de Johanna et de David, un jeune homme très beau. De l’autre côté, nous avons Tom McPherson, qui est devenu un démon. Rejeté par son Clan qui a pour but de chasser les prêtresse son essence, il finit par emménager en face de chez la jeune fille car celle-ci semble être promise à devenir un être particulier. A ce titre, Tom McPherson a reçu pour mission de veiller sur elle, en attendant que Célia découvre sa véritable nature. Cependant, il semblerait qu’un danger rôde autour d’elle… Tom réussira-t-il sa mission ?

Critique :

La Hyène est un roman que j’avais hâte de découvrir, notamment grâce à la couverture que je trouve magnifique. Très court mais très addictif, il ne m’a fallu que deux sessions lecture d’une heure pour en venir à bout. Cependant, sachez que je me suis régalée avec chaque page.

Tout d’abord, nous commençons par un prologue qui nous présente Célia à l’âge de dix-neuf ans. Ce passage m’a vraiment donné envie d’en savoir plus sur cette partie de sa vie et j’ai presque été déçue d’apprendre que ce ne serait pas pour tout de suite. En effet, cette Célia du présent ou du futur me semblait être une personne mature, de celle qui a un vécu qui nous force à grandir plus vite. Mais nous commençons véritablement l’intrigue quatre ans plus tôt.

Et là, je dois reconnaître que j’ai pris un sacré coup de vieux. En effet, Célia rentre au lycée, elle est née en l’an 2000 et va avoir quinze ans, en classe de seconde. Si j’avais l’impression que le lycée n’était pas si loin que cela, me rendre compte que Célia à le même âge que ma petite sœur m’a fait vraiment drôle. Malgré tout, l’héroïne reste suffisamment mature et agréable pour ne pas contrarier ma lecture. Ce qui aide pas mal également est la narration à la troisième personne qui permet de suivre d’autres personnages plus adultes. Toutefois, il arrivait que l’on passe très vite d’une scène à l’autre de manière assez brutale, après une astérisque.

Avant de passer à la suite, je voulais venir sur un détail qui a de l’importance, les multiples références que l’on retrouve tout au long de ce roman. En effet, j’ai aimé les retrouver, par exemple Final Fantasy.

Nous avons donc un roman d’urban fantasy trop court à mon goût, avec une écriture fluide qui invite à une lecture rapide de l’ouvrage. Cela est d’ailleurs renforcé par l’absence de descriptions fournies. De plus, l’univers dans lequel l’auteure nous plonge semble prometteur et la fin me donne envie d’en savoir plus. En tout cas, j’ai hâte. De plus, Célia me fait penser à une version plus jeune de Cirilla pour ceux qui connaissent la série de livres et de jeux The Witcher.

C’est donc un roman que j’ai adoré et que je vous recommande, un roman à dévorer dès le lycée, pourquoi pas, et même après.

Bonne lecture.

pal10

Michiko

Concours : Les 500

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CONCOURS DES 500 !!! Et oui, vous êtes déjà 500 sur la page, merci à vous !
Pour l’occasion de nombreux lots sont à gagner !
A- Une réalisation grand format (exemple du Dark Vador)
B- Une réalisation petit format (exemple Belle ou le Stormtrooper)
C- Une réalisation boucles d’oreilles / collier (exemples princesses)
Pour participer :
– Liker la page ICI
– Commenter en indiquant si vous voulez le A, B ou C quitte à rajouter vos préférences sur le thème ^^)
– Partager la publication en mode Public
Le concours se termine mardi à minuit. Des bisous !!!

Je lis, je critique : Point Final

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Point Final est un livre très court, aussi ai-je décidé de produire un texte complet au lieu de distinguer résumé personnel et critique, ce que je fais à chaque fois.

Critique :

Il s’agit de l’histoire peu commune d’un homme qui décide de faire croire à son décès afin d’espionner le comportement de sa famille grâce à des micros et des caméras qu’il a disposés dans chaque recoin de chaque pièce de sa maison. Il peut ainsi voir et entendre sa femme, Patricia, son fils aîné Thomas ainsi que sa fille Sophie, tous deux au lycée. A l’origine, on pouvait lire cette histoire sur le Blog de l’homme mort, un blog que l’auteur tenait à jour régulièrement, comme si l’histoire était réelle. Puisque nous savons que ce n’est pas le cas, il est difficile de se plonger dans l’intrigue en cherchant à démêler le vrai du faux ou en ayant un regard véritablement critique puisque c’est une fiction. Par conséquent, l’intérêt initial de l’œuvre s’atténue. Toutefois, nous finissons par être happés par l’histoire, allant presque jusqu’à oublier que nous lisons une fiction. Ainsi, très vite, on se met à compatir ou au contraire à être choqué par les choix ou la posture du narrateur. En effet, qu’il vous inspire dégoût ou peine, impossible de demeurer indifférent. Pour ma part, j’oscillais entre les deux, tentant de comprendre son ressenti et ses choix tout en me heurtant au froid plus que glacial de sa plume. Finalement, les pages s’enchaînent très vite mais les constatations de l’auteur sont retransmises de manière neutre, ce qui crée un sentiment de gêne à tel point que l’on se demande si lire ne nous rend pas complice à notre tour de ces choix dérangeants réalisés par le narrateur.

Comme je l’ai dit plus haut, très vite, on oublie que nous sommes face à une œuvre fictive. En effet, on se demande ce qu’il va se passer ensuite, comment tout cela se termine puisque l’on noue un lien empathique avec les différents personnages et pour ma part, j’avais très envie de contacter la famille pour leur dire la vérité. De plus, on sait qu’il y aura une fin puisque dans sa préface, l’auteur précise bien que le blog s’est arrêté, donc il faut une fin. Mais laquelle ? Sans vous la dévoiler, je l’ai trouvée assez inattendue, j’ai imaginé beaucoup de choses mais pas cela, même si elle reste cohérente.

Enfin, je dirai un mot sur la postface. Il s’agit d’une retranscription de certains commentaires reçus sur le blog de l’auteur, ainsi que les avis de ce dernier. J’ai trouvé que son analyse faisait beaucoup réfléchir sur Internet et la manière dont il permet aux gens d’agir sans filtre grâce à un masque qu’il nous procure.

Point Final est donc un roman qui se lit très vite et dont le narrateur ne vous laissera pas indifférent, que vous le détestiez ou l’appréciez. De plus, il soulève beaucoup de questions qui se rapportent à la philosophie si l’on prend le temps de se les poser bien sûr.

Bonne lecture.

Je remercie les Editions Michel Lafon qui m’ont permis de découvrir ce roman avant sa sortie.

Michiko

Je lis, je critique : Permis de mordre

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A lire avant : Les Vampires de Chicago T6 : Morsure de sang froid. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

C’est donc officiel, la Maison Cadogan a pris la décision de se soustraire à la tyrannie du Presidium de Greenwich dirigé par Darius. En effet, au lieu de protéger les vampires de la Maison, ces derniers ont plutôt estimé que Darius n’avait pas rempli son rôle. Ainsi, Ethan et ses vampires vont devenir des Solitaires d’un nouveau genre. Afin de mieux s’intégrer, Merit, en sa qualité de Présidente du Comité des Fêtes, un poste-punition, organise donc une fête afin de permettre aux Solitaires et aux Vampires Cadogan de se découvrir mutuellement et d’apprendre ainsi à mieux se connaître. Mais c’est malheureusement l’occasion pour Noah Beck, le porte-parole des Solitaires de parler de deux des « siens », Eve et Oliver qui ont mystérieusement disparu. Mais le pire reste à venir puisque Merit va devoir faire un bon accueil à Lacey Sheridan. Cette dernière, toujours amoureuse d’Ethan, va-t-elle devenir un danger pour leur couple ?

Critique :

Il s’agit de ma dernière relecture de la série. Inutile de préciser que je suis totalement accro à Merit et aux Vampires de Chicago. On tourne le dos aux éléments surnaturels trop puissants et on revient aux sources, en se concentrant sur une enquête un peu plus « classique », et cela fait du bien de faire une pause. C’est décidément le genre d’urban fantasy que j’aime, des vampires, des enquêtes, de l’humour et une héroïne féminine (au sens de fille).

En revanche, la Maison vit avec une épée de Damoclès au-dessus de sa tête et il est difficile de ne pas ressentir la tension générée par cette situation. L’auteur a su retransmettre l’ambiance générale et c’est une bonne chose. Néanmoins, ce tourbillon de sentiments était trop violent pour moi. Il ne faut plus faire venir des personnages aussi détestables et méprisables dans les romans. C’est dangereux pour l’objet livre qui risque de finir déchiqueté. J’avais eu le même souci avec un tome de Mercy Thompson. Toute l’empathie que le lecteur éprouve pour le personnage principal finit inévitablement par se retourner contre lui. Ce fut mon cas et cela était douloureux de ne pas pouvoir intervenir. Je ne le répéterai sans doute jamais assez mais je déteste Lacey Sheridan. Au plus au point. Plus que Célina, Morgan, Dominique, Darius, Diane Kowalczic… même Amber était moins détestable que cette « Reine des Glaces » comme l’appelle Lindsey.

Cela est facile de détester un ennemi reconnu comme tel. Il y a des soutiens de la part de tout le monde, il n’y a pas de doute à avoir sur lui ou elle, c’est presque une caricature, un stéréotype du méchant. Là, c’est différent, les personnages comme Lacey ne sont pas véritablement des ennemis mais des antagonistes du personnage principal, Merit, en l’occurrence et par conséquent, tout le monde ne pense pas de la même manière, les soutiens ne sont pas forcément présents et pire encore, il y a un risque pour que ce soit le personnage principal qui passe pour l’ennemi, un peu comme les chats siamois dans la Belle et le Clochard. C’est la frustration ultime pour le lecteur.

En résumé, vous l’aurez compris, il s’agit donc d’un roman éprouvant émotionnellement mais un savant mélange entre actions et intrigues politiques.

Bonne lecture.

pal10

Michiko