Je lis, je critique : Par le sang du démon

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Lu en 2015

Résumé personnel :

Nous suivons une jeune fille paysanne dans un Moyen Âge du XV ème siècle. Cette jeune personne a la particularité d’avoir un physique très avantageux et une érudition qui ne convient ni à une personne de son rang et encore moins à une personne de son sexe. Néanmoins, elle demeure l’amie d’un homme voué à l’occultisme qui se chargera de la former. Amoureuse, bien qu’en secret, de son frère adoptif, l’héroïne nous raconte son histoire tragique liée étroitement au monde de la nuit, qui la conduira à un funeste destin.

Critique :

Le moins que l’on puisse dire de ce roman est qu’il sort de l’ordinaire, tout du moins de mes lectures habituelles. En effet, nous abordons, certes des thèmes classiques comme le vampire et la malédiction qui est liée aux vampires mais ces thèmes sont abordés d’une manière moins conventionnelle. Le roman est très sombre et ne semble pas chercher à apporter la moindre touche positive.

Les actes de chaque personnage ont des conséquences souvent terribles, et, pour l’héroïne, il s’agit d’une parfaite descente aux enfers. Chaque choix  qu’elle fait semble l’entraîner plus loin dans l’obscurité et la souffrance . Mais peut-on obtenir la rédemption lorsque l’on est destiné aux ténèbres ?

Cela peut sembler hors de propos mais si l’auteure est une femme qui a publié son roman à 22 ans, ne vous attendez surtout pas à une lecture simple ou « toute gentille ». L’auteure ne ménage pas ses personnages et se refuse à être tendre avec eux. Certains passages sont d’ailleurs très glauques et, dans l’ensemble, le ton est très noir.

L’écriture à la première personne est une réussite puisque l’empathie est présente tout au long de la lecture. Le personnage principal n’est pas parfait et pourtant, cela est agréable de suivre un personnage aussi complexe, à la fois mauvais, comme s’il jouait un rôle, et bon, ce qui serait sa véritable nature.

Ainsi, la dualité du personnage de même que sa crise identitaire sont toutes deux délicieuses et s’accordent parfaitement avec le ton et l’ambiance du roman. C’est donc un début très prometteur que je vous recommande.

Bonne lecture.

Michiko

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Je lis, je critique : L’épée de la Providence

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A lire avant : Le Dernier Voeu. Retrouvez ma critique ICI

 

Résumé personnel :

Pour ce deuxième volume, nous suivons Géralt de Riv à travers plusieurs aventures présentées sous la forme de nouvelles. Le ton est très changeant selon les quêtes, on passe d’une chasse au dragon à un intermède développant la relation entre Géralt et Yennefer tout en passant par des événements plus sérieux en lien avec la Providence et les croyances que peuvent avoir les gens vis à vis d’elle. De plus, nous avons de nouveau une nouvelle qui fait référence à un conte assez connu.

Critique :

Ayant lu les nouvelles sur un intervalle assez long, sauf pour les deux dernières, j’ai finalement eu l’impression de lire plusieurs histoires indépendantes et donc plusieurs romans. Le prochain volume sera justement un roman et il me tarde de savoir comment l’auteur traitera cette forme.

En ce qui concerne les nouvelles à proprement dites, elles sont finalement bien différentes et ne suscitent pas les mêmes émotions chez le lecteur, ni les mêmes réactions. La première, par exemple, peut surprendre sur la fin, et cela aurait pu fonctionner sur moi si je n’avais pas été spoilée par une carte du jeu de Gwynt du jeu vidéo The Witcher 3. Toutefois, cela m’aura permis de rencontrer des personnages fort sympathiques et d’autres plus détestables. De plus, j’ai bien apprécié la conversation et les débats qu’il y a pu avoir entre les différents protagonistes et Géralt, autour des dragons, s’il fallait les tuer ou non. En plus d’être intéressant, cela apportait une dimension nouvelle à l’univers et aux protagonistes, renforçant le côté réaliste de l’oeuvre (indépendamment de son caractère fantastique).

La troisième nouvelle était elle aussi plutôt amusante dans l’ensemble, ce qui contrastait beaucoup avec les nouvelles Eclat de Glace et Une once d’abnégation, la seconde étant particulièrement émouvante, surtout lors de sa conclusion par Jaskier.

Enfin, les deux dernières nouvelles m’ont permis de croiser deux personnages que j’adore et aussi d’en savoir plus sur Géralt de Riv. Cela m’a permis de l’apprécier d’autant plus. J’ai trouvé amusant certains passages avec Cirilla qui a su se montrer particulièrement peste. Ces deux nouvelles pointent également un discours plus ou moins philosophique autour de la Providence et le décalage entre les croyances des personnages et la réalité apportée par les nouvelles était souvent très amusant bien qu’un peu déconcertant.

Pour ce qui est de la forme, j’ai trouvé que certains moments étaient assez décousus, on passait d’un événement à un autre de manière parfois brutale, ce qui peut être perturbant.

En revanche, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’implicites et de non-dits ce qui fait qu’il y avait des moments où il fallait réfléchir à ce qui avait été dit précédemment et cela change de mes lectures habituelles qui nous expliquent tout. Après, je dois reconnaître qu’en ayant du mal à retenir les noms de certains personnages, j’ai eu un peu de mal.

En tout cas, je vous recommande vivement ces livres !

Bonne lecture.

pal10             
Michiko

Je lis, je critique : Mordre n’est pas jouer

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A lire avant : Les Vampires de Chicago T2 : Petites Morsures entre amis. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Gabriel Keene, le chef des Meutes des Grandes Plaines, l’alpha de tous les alpha des métamorphes, est arrivé à Chicago. Il envisage d’organiser une convention afin de déterminer si les meutes doivent rester chez eux ou s’ils partent tous pour Aurora, en Alaska. Cette question, motivée par le fait que les humains connaissent l’existence des vampires, soit être réglée par la voie démocratique, comme c’est le cas dès qu’il s’agit de prendre une décision importante pour tous. Mais comme cette question divise, Gabriel Keene fait appel à Ethan et Merit afin d’assurer sa sécurité. Cependant, il s’agit avant tout de chercher à apaiser la haine qui oppose ces deux races surnaturelles. Pour Ethan, le vampire stratège et Maître de la maison Cadogan, c’est surtout une chance unique et historique d’avoir les métamorphes pour alliés dans la guerre qui ne manquera pas d’éclater bientôt entre les humains et les vampires.

Critique :

Et si je vous dit qu’une fois de plus, à l’heure où j’écris ces lignes, le tome 4 est déjà en cours de lecture ? Je suis retombée dans cette frénésie qui m’empêche de m’arrêter de lire et cela fait du bien, même s’il est difficile de faire des pauses pour travailler.

Avec ce troisième tome, j’étais en totale immersion. Merit ne me ressemble pas physiquement et ces différences ont tendance à me renvoyer à ma condition de simple lectrice. Là, non, j’étais Merit et j’avais beau savoir ce qui allait arriver dans les prochains tomes, je n’ai pas pu m’empêcher de me prendre tous les ascenseurs émotionnels disponibles. Ce tome est riche en émotions, bonnes ou mauvaises et il est loin de nous rendre indifférents.

En dehors de cela, il s’agit d’en savoir plus sur les métamorphes que j’ai aimé redécouvrir. En effet, ils ont une philosophie et une utilisation de la magie très éloignée de celle des vampires et ce n’est pas plus mal de changer d’environnement. J’ai pu aussi faire le lien avec les loups-garous d’autres romans mais cela est différent. En effet, ce que j’ai apprécié c’est qu’il n’y a pas uniquement des loups. Les métamorphes sont des êtres humanoïdes pouvant se transformer en un animal qui est le même pour toute la famille mais qui, du coup, n’est pas obligatoirement un loup.

Pour en revenir à Merit, elle me plaît énormément et j’adore toujours autant son rapport à la nourriture. Aucun doute, chaque fois que j’ouvre le livre, j’ai envie de partir à Chicago pour manger une pizza chez Saul’s ou encore les autres spécialités que l’on peut retrouver dans cette ville.

C’est donc un tome instructif sur l’univers de Chloe Neill mais c’est également une bombe qui risque d’exploser dans votre cœur.

Bonne lecture.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : Petites Morsures entre amis

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A lire avant : Les Vampires de Chicago T1 : Certaines mettent les dents. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Après la découverte de l’existence des vampires les humains ont été mortifié d’apprendre que Célina, la Maîtresse de la Maison Navarre avait orchestré la série de meurtres qui a bien failli avoir raison de Merit et qui a d’ailleurs conduit cette dernière à devenir une vampire. Depuis, l’opinion publique a fortement changé, paradoxalement, puisque les vampires sont devenus officiellement des stars. Mais une connaissance de l’ancienne vie de Merit revient avec des informations compromettantes à propos d’activités douteuses de certains vampires. Cela va donc être à Merit, Sentinelle de la maison, de découvrir le fond de l’affaire en commençant par reprendre le contact avec son ancien monde, tout cela en jonglant avec deux Maîtres vampires aussi beaux qu’insupportables.

Critique :

Donc nous y voilà, je me lance officiellement dans la relecture de cette série comme je l’avais fait pour les Mercy Thompson et Alpha et Omega. Autant vous le dire tout de suite, je me régale, et à l’heure où j’écris ces lignes, je suis déjà arrivée à la moitié du tome 3.

Si j’éprouve beaucoup de sympathie pour Lindsey, une des gardes de Cadogan ainsi que Luc par exemple, le chef de la Garde, je regrette que Merit ne développe pas plus de liens au moins avec ses collègues à crocs. En effet, j’aurai aimé en apprendre davantage à leur sujet et je me doute que ceux qui l’ont lu devineront pourquoi. Mais ce point soulève tout de même un problème récurrent dans ce genre de roman, l’importance de développer de l’empathie ou de l’attachement envers des personnages même s’ils n’apporteront pas grand chose pas la suite.

Pour ce qui est du scénario, il s’agit d’une enquête somme toute classique mais l’embarras de Merit qui doit replonger dans le monde de la haute société, monde qu’elle abhorre plus que tout, vaut le détour.

Ce qui vaut également le détour reste le triangle entre Ethan, Merit et Morgan, qui m’a donné l’occasion de rire de certaines situations. Cependant, je vous rassure, l’auteure n’est pas du genre à faire durer cette situation trop longtemps donc ennemis du triangle, tentez le coup tout de même !

En revanche, je suis très déçue de l’évolution de la relation entre Mallory et Merit. Je dois reconnaître que je ne suis toujours pas convaincue. En dehors de cela, je trouve que le personnage de Merit est très réaliste, le côté surnaturel mis à part, de même que certains passages de leur vie qui nous sont apportés avec une touche d’humanité qui est toujours agréable à retrouver.

Et pour ceux qui auraient lu le premier tome et n’auraient pas encore commencé le deuxième, la fin vaut vraiment le détour !

Bonne lecture.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : Entre Chien et Loup

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A lire avant : Alpha et Omega T3 : Jeu de Piste. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Charles et Anna se rendent à Scottsdale en Arizona, chez un chef de meute, Hosteen. Ce dernier appartient à la tribu des Navajo et possède de nombreux chevaux. C’est justement pour en offrir un à Anna pour son vingt-sixième anniversaire que le coupe fait le déplacement. Cependant, si Charles a choisi Scottsdale, c’est également pour faire ses adieux à son très vieil ami Joseph, fils de Hosteen qui a plus de quatre-vingts ans et refuse catégoriquement d’être changé en loup. Mais la ville cache un redoutable faë qui cherche à kidnapper des enfants. Lorsqu’il s’attaque à des membres de la famille de Hosteen, Charles et Anna décident de mener l’enquête, une fois de plus. Seulement, à une époque où faë et humains rejouent la Guerre Froide, l’implication des loups-garous demeure périlleuse.

Critique :

Une fois de plus, je suis très heureuse de vous présenter ce quatrième tome qui confirme que la série a connu un faux départ et qu’elle est maintenant sur les bons rails. Je ne regrette absolument pas d’avoir persévéré.

Pour cet opus, on découvre l’univers des chevaux, que ce soit le dressage, les concours ou d’autres éléments en rapport avec le monde hippique. J’ai eu du mal à tout suivre parce que je ne m’y connais absolument pas mais je suis certaine que les amoureux des chevaux ou les connaisseurs seront ravis de cette ambiance.

J’ai dévoré ce roman et à la fin, je n’avais qu’une envie, lire la suite. Malheureusement, ce ne sera pas avant un petit bout de temps. Au-delà de l’enquête qui est bien menée et dans laquelle on retrouve un personnage que j’adore, c’est intéressant de voir comment vont évoluer les relations entre les humains, les faës et les loups-garous. En effet, c’est très tendu entre les humains et les faës et la question est de savoir quel camp sera soutenu par les loups-garous. Or, ici, Charles, le fils du Marrok, prend clairement position pour les humains contre les faës bien qu’aucune décision officielle n’ait été prise. Cela laisse présager d’éventuelles représailles pour la suite.

Concernant Charles et Anna, leur couple est décidément adorable et un peu moins agaçant qu’au début. Là encore, ce roman laisse présager certaines évolutions pour la suite et j’ai hâte de voir ce qu’il va arriver ensuite et quelles en seront les conséquences.

Je réitère mes propos, si vous ne connaissez toujours pas cette série et que vous aimez l’univers de Mercy Thompson ou celui de la bit-lit / urban fantasy, lancez-vous, vous ne regretterez pas la lecture des romans de Patricia Briggs !

En attendant, il va falloir s’armer de patience car le prochain tome, qui sera la suite de Mercy Thompson, ne sortira pas avant un trop long moment.

Bonne lecture.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : La Faille de la Nuit

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A lire avant : Mercy Thompson T7 : La Morsure du Givre. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Jusqu’à présent, Mercy Thompson, mécanicienne pouvant se changer en coyote a dû affronter les pires dangers. Il y a eu les vampires, à de très nombreuses reprises, les faes, tout autant et également une créature particulièrement monstrueuse qui a bien failli lui coûter la vie ou ses jambes puisqu’elle a fini en fauteuil roulant pendant un bon moment. Côté mécanique, elle également dû affronter pas mal de choses comme des boulons récalcitrants qui ont bien failli lui faire perdre son optimisme légendaire. Mais rien ne pouvait la préparer à ce qu’elle doit affronter pour ce dernier opus publié à ce jour en France. Rien du tout. Et quel est donc ce monstre particulièrement effrayant ? Il s’agit tout simplement de Christy, l’ex-femme d’Adam. Oui. Et bien entendu cela va créer des problèmes qu’il va falloir gérer en parallèle de l’ex petit-ami de la charmante Christy, une personne qui semble très dangereuse.

Critique :

Je vais le dire une fois, histoire que ça sorte une bonne fois pour toutes et ainsi, peut-être que je me retiendrai de le répéter tout au long de ma critique. Je hais Christy. Elle n’a strictement rien pour elle. Il s’agit d’une manipulatrice qui cache son jeu de manière plutôt grossière et le pire c’est que les loups ne voient rien et la soutienne, elle, plutôt que Mercy. C’est tout bonnement injuste. A côté, je trouve Marisilia beaucoup plus sympathique tout simplement parce que la reine de l’essaim ne cache pas sa nature, on sait qui elle est, tout le monde sait qui elle est. Mais Christy, j’ai l’impression qu’il n’y a que Mercy et le lecteur pour voir derrière son masque de fausse perfection. Bref, je déteste Christy. Certes, c’était le but recherché mais sa présence a eu le don de m’agacer.

Le côté positif des choses, c’est que Warren était présent et il est toujours un amour même si, comme les autres, il a fait preuve de tact et d’une légère sollicitude envers l’ex d’Adam par égard pour ce qu’elle traversait. D’autres personnages ont ainsi montré une autre facette de leur personnalité comme Honey que j’apprécie de plus en plus. Même si elle n’est pas toujours très gentille, elle est très honnête sur ses sentiments et ne déteste pas Mercy par principe contrairement aux autres, ce qui est encourageant pour la suite des événements.

Adam et Mercedes sont toujours mignons, trop même, ils ont réussi à me faire verser une petite larme…

Patricia Briggs a su recycler sa série en proposant une nouvelle porte vers une partie inédite de son univers ce qui promet de nombreux autres tomes différents ce qui me rassure puisque je dois reconnaître que j’avais peur que la série s’essouffle, ou tourne en rond. Là, entre ce tome et le précédent, j’ai plutôt l’impression que l’auteur a des millions de choses à dire, ce qui implique de très nombreuses aventures pour notre héroïne adorée.

C’est donc un tome que j’ai beaucoup apprécié, de même que la couverture que je trouve très jolie. Daniel Dos Santos, continue comme ça, tu tiens le bon bout !

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : La Croix d’Ossements

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A lire avant : Mercy Thompson T3 : Le Baiser du Fer. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

A peine remise de l’épisode avec les faës, Mercy Thompson se retrouve confrontée à une autre de ses angoisses, les vampires. En effet, Stefan arrive dans son mobil-home pour lui informer que Marsilia, la reine de l’essaim du coin, est au courant pour le meurtre d’André, le vampire à l’origine du démonologue Littleton. Marsilia voit cela comme une trahison et Mercy craint pour la sécurité de la meute, ce qui n’arrange pas ses affaires puisque cette dernière à une fâcheuse tendance à la rejeter à cause de sa nature. Mais au même moment, une vieille connaissance refait surface pour lui demander son aide à Spokane. Il semblerait que sa demeure soit hantée…

Critique :

Oui, me revoilà avec une nouvelle critique sur cette série et c’est loin d’être terminé. J’aime toujours autant cette série, Mercedes Thompson est tout simplement géniale. J’étais plutôt inquiète pour elle puisque si vous vous souvenez bien, notre héroïne a dû traverser une épreuve particulièrement difficile. Mais je suis ravie de voir qu’elle ne s’en sort pas trop mal en dépit des circonstances. En revanche, je suis déçue de certains membres de la meute à cause de leur comportement avec elle.

Vous l’aurez compris, il y a des changements qui permettent un nouveau souffle pour la série même si elle n’en avait pas vraiment besoin. Étrangement, malgré le tome avec Littleton, j’ai trouvé celui-ci beaucoup plus horrible, Patricia Briggs n’est décidément pas de ces auteurs qui cherchent à rendre les vampires gentils. A la rigueur, nous avons Stefan qui est relativement sympa pour un vampire mais il est une pure exception et il renforce largement la cruauté de ses semblables.

Ici, je trouve que cela va beaucoup plus loin, car au-delà de l’absence d’empathie qu’ils ont vis à vis des humains, les vampires sont motivés par bien d’autres choses et si leur but ne peut être atteint qu’avec le sacrifice des humains alors le choix est très rapide. En résumé, si vous voulez du « vilain vampire pas gentil », vous allez vous régaler. Ici, il s’agit d’une relecture mais tout de même, j’étais assez étonnée par la perfidie de certains et pourtant, on a eu Littleton dans le deuxième tome. Paradoxalement, j’adore, Mercy doit tout de même affronter de vraies créatures immondes et cela rend les romans de Patricia Briggs vraiment réalistes en dépit de leur côté surnaturel. Cela étant, je ne dénigre pas pour autant les romans avec des vampires sympathiques, à chaque auteur son point de vue !

Un dernier mot pour dire que je trouve Adam trop mignon dans sa relation avec Mercy, je suis totalement conquise pour ma part.

J’essaie de développer un sujet dans le livre mais globalement, si vous avez lu mes précédentes critiques, vous savez que je vous recommande cette série et qu’il n’y a plus à hésiter !

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Le Baiser du fer

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A lire avant : Mercy Thompson T2 : Les Liens du sang. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

A peine remise de son aventure périlleuse avec les vampires, Mercy Thompson se retrouve une fois de plus investie d’une nouvelle mission. Elle doit aider son ami Zee, le gremlin grincheux qui a reçu le baiser du fer à résoudre une affaire de meurtre. Quelqu’un tue des faë et peut-être que son odorat de coyote leur permettra de déterminer qui est l’assassin. Malheureusement, la réserve des faës est remplie de danger et de secrets qu’il ne vaut mieux pas découvrir, et Mercy Thompson a toujours une fâcheuse tendance à fourrer son museau là où il ne faut pas…

Critique :

L’univers de Patricia Briggs est vaste et l’auteure a tendance à en développer une partie à chaque tome. Précédemment, il s’agissait des vampires, mais ici, c’est une immersion totale au pays merveilleux des fées, ces êtres purement diaboliques. C’est toujours un plaisir de revoir Mercy qui a vraiment une personnalité attachante. J’adore toujours autant les enquêtes et le mélange avec les faës donne un roman que j’ai pris plaisir à lire.

Les faës sont très mystérieux et leur magie l’est tout autant. On peut s’inspirer des contes et des légendes, ce que fait Patricia Briggs, mais finalement, on peut également faire ce que l’on veut et cela ouvre ainsi un champ infini de possibilités. Etant donné que l’auteure est historienne, j’ai tendance à penser qu’elle fait des recherches pour rendre un travail de qualité au lieu de se reposer entièrement sur son imagination qui pourrait créer des incohérences. Et ce mélange parfaitement dosé entre travail de recherche et invention rend le monde des faës particulièrement attrayant.

Si l’on s’attarde un peu plus sur les relations entre les personnages, vous serez ravis d’apprendre qu’il y a de l’avancement dans le triangle Samuel-Mercy-Adam, ce qui est plutôt positif, Patricia Briggs ne cherche donc pas à s’éterniser sur le sujet en nous faisant miroiter une relation ou une autre. Pour les détails, il faudra lire le roman, je me contente juste de rassurer les lecteurs qui détestent que les triangles soient au centre d’une histoire.

Enfin, j’ai été assez étonnée par la fin du tome. J’écris après une relecture donc je suis moins étonnée mais je sais qu’en lisant pour la première fois cette série, je pensais honnêtement avoir dans les mains une œuvre relativement mignonne et gentille où globalement, tout se passe bien. Bien que nous soyons très loin du célèbre Trône de Fer de Martin, j’ai trouvé que les épreuves que peuvent rencontrer nos héros soient plus difficiles que ce à quoi je pouvais m’attendre. Bien entendu, la série reste relativement mignonne et gentille, il ne faut pas exagérer non plus, mais du coup, lorsque l’auteure intègre des éléments plutôt sombres ou difficiles, cela a le mériter d’étonner le lecteur et de se montrer incrédule face à la situation avant de réaliser que ce qu’il lit a vraiment lieu dans le roman. Cela renforce les passages sombres et nous permet de craindre pour l’avenir en prenant les menaces d’échec au sérieux.

Ne vous inquiétez pas trop pour ce que vous venez de lire et n’essayez pas de comprendre dans les détails de quoi je veux parler, vous verrez bien ce qu’il en est lorsque vous le lirez.

Bonne lecture.


Michiko

Je lis, je critique : Une Putain d’histoire

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Résumé personnel :

Cette « putain d’histoire » nous est racontée par Henry, un adolescent âgé de seize ans qui est élevé par deux mamans, maman Liv et maman France. Il a un meilleur ami, Charlie et deux autres amis, Kayla et Johnny. Enfin, Henry a également une petite amie, Naomi. Tous menaient une vie relativement calme et normale sur Glass Island, une île au large de Seattle jusqu’à la mort de Naomi qui semblerait avoir été assassinée. Dès lors, tout bascule pour Henry qui est déterminé à découvrir la vérité. Mais sur une île où tout le monde se connaît et où tout le monde a quelque chose à cacher, ce ne sera pas une sinécure.

Critique :

Je pensais être en terrain connu en lisant ce roman, l’auteur ayant écrit déjà trois romans qui ont fait mouche et pourtant, pour celui-ci, je me suis totalement fourvoyée… En bien, je vous rassure.

J’ai été tout d’abord, légèrement perdue parce que l’écriture à la première personne du singulier n’est pas commun dans ce genre, puis parce que le Commandant Servaz n’était pas là, nous n’étions plus en France et je dois reconnaître que les personnages que j’ai appris à connaître me manquaient. Finalement, j’ai compris qu’il s’agissait d’un hors-série et les pages ont commencé à défiler toutes seules. Je n’ai pas vu le pavé de 524 pages, j’étais bien trop happée par l’intrigue pour cela.

Jamais un livre n’aura aussi bien porté son nom. Tout réside avant tout dans la fin du roman, comme toujours avec Bernard Minier, elle sublime la totalité du livre et ne doit surtout pas être spoilée car cela gâcherait tout. Encore une fois, tout est dans les détails et on se fait facilement berner. Pour le coup, je ne l’ai pas vu venir, et jusqu’au bout, j’ai refusé d’y croire. Une Putain d’histoire va me hanter pendant un bon moment, c’est le moins que l’on puisse dire.

Le plus drôle, c’est qu’il y a quelques années, j’avais imaginé un thriller dans la même trempe mais je ne parvenais pas à trouver le moyen de le mettre par écrit, c’était une question qui m’a turlupinée pendant un bon moment sans parvenir à trouver une réponse. Bernard Minier y a répondu à la perfection. Bravo et merci !

Au-delà d’un coup de cœur, à la sortie de ma lecture je l’ai déclaré meilleur livre du monde. Maintenant, je suis certaine qu’il y a des petits défauts comme le début qui peut sembler long et déconcertant lorsque l’on cherche Servaz mais quand l’émotion est présente, il n’y a plus d’objectivité possible.

Je sais que je me répète mais je persiste, si vous aimez les thriller ou les romans policiers, lancez-vous, lisez du Bernard Minier ! Il est un incontournable et talentueux auteur.

Bonne lecture.


Michiko

Je lis, je critique : Les Liens du Sang

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A lire avant : Alpha et Omega T2 : Terrain de Chasse. Retrouvez ma critique ICI
A lire avant : Mercy Thompson T1 : L’Appel de la Lune. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Alors que les loups-garous ont révélé leur existence aux humains, Mercedes Thompson, notre mécanicienne préférée, est approchée par Stefan le vampire fan de Scooby-Doo pour une mission délicate. Il a besoin d’elle et de ses talents de coyote pour quelque chose de dangereux, ce qui ne l’empêche pas d’accepter. La voilà alors embarquée dans une nouvelle aventure où le Mal est bien plus sombre que tout ce qu’elle a pu voir jusqu’à présent. C’est donc une situation qui pourrait bien lui coûter la vie, ainsi qu’à tous ceux qu’elle aime.

Critique :

Comme je vous le signale juste avant, je vous recommande de lire ce présent volume après le deuxième tome des Alpha et Omega, si vous suivez les deux séries et que vous souhaitez les découvrir dans l’ordre chronologique.

J’ai beaucoup apprécié Les Liens du Sang qui s’avère plutôt angoissant dans l’ensemble, en tout cas, Littleton est un personnage angoissant. Si l’on oublie Stefan qui est un vampire plutôt sympathique, Patricia Briggs ne nous berce pas d’illusions, les vampires sont dangereux et ils font peur, les loups-garous aussi mais ils sont finalement plus raisonnables pour la plupart donc ils paraissent moins effrayants. Mais les vampires n’ont rien de positif à apporter dans ce monde, ils sont synonymes de danger et de mort et c’est quelque chose de particulièrement sympathique. J’adore les histoires de vampires avec des buveurs de sang charismatiques et pas toujours foncièrement mauvais mais ici, le plus est justement de rendre certaines créatures réalistes et donc très noires. Un bon point pour l’auteur et sa série, donc.

Néanmoins, malgré l’ambiance gothique, Patricia Briggs n’oublie pas ses petites touches d’humour qui relèvent l’ensemble.

L’avantage de ce roman en particulier est que l’auteure utilise les vampires pour valoriser notre coyote préférée grâce à ses talents cachés de marcheuse. Etant la seule de son espèce, a priori, c’est par la force des choses qu’elle parvient à en savoir plus sur elle-même, par l’expérience, puisque personne ne souhaite lui faire des révélations.

Enfin, la force de ce roman tient également dans les personnages secondaires qui sont excellents et bien dépeints même s’ils sont en retrait. Ici, ce n’est pas parce qu’un personnage prend peu de place dans un récit qu’il ne doit pas être détaillé ou avoir un passé, une histoire, une existence, une personnalité et tout ce qui forme un personnage de plus grande importance. Quant à Mercy, elle est réaliste et géniale !

Bonne lecture.

Michiko