Je lis, je critique : L’épée de la Providence

2_-_lepee-de-la-providence-cover

A lire avant : Le Dernier Voeu. Retrouvez ma critique ICI

 

Résumé personnel :

Pour ce deuxième volume, nous suivons Géralt de Riv à travers plusieurs aventures présentées sous la forme de nouvelles. Le ton est très changeant selon les quêtes, on passe d’une chasse au dragon à un intermède développant la relation entre Géralt et Yennefer tout en passant par des événements plus sérieux en lien avec la Providence et les croyances que peuvent avoir les gens vis à vis d’elle. De plus, nous avons de nouveau une nouvelle qui fait référence à un conte assez connu.

Critique :

Ayant lu les nouvelles sur un intervalle assez long, sauf pour les deux dernières, j’ai finalement eu l’impression de lire plusieurs histoires indépendantes et donc plusieurs romans. Le prochain volume sera justement un roman et il me tarde de savoir comment l’auteur traitera cette forme.

En ce qui concerne les nouvelles à proprement dites, elles sont finalement bien différentes et ne suscitent pas les mêmes émotions chez le lecteur, ni les mêmes réactions. La première, par exemple, peut surprendre sur la fin, et cela aurait pu fonctionner sur moi si je n’avais pas été spoilée par une carte du jeu de Gwynt du jeu vidéo The Witcher 3. Toutefois, cela m’aura permis de rencontrer des personnages fort sympathiques et d’autres plus détestables. De plus, j’ai bien apprécié la conversation et les débats qu’il y a pu avoir entre les différents protagonistes et Géralt, autour des dragons, s’il fallait les tuer ou non. En plus d’être intéressant, cela apportait une dimension nouvelle à l’univers et aux protagonistes, renforçant le côté réaliste de l’oeuvre (indépendamment de son caractère fantastique).

La troisième nouvelle était elle aussi plutôt amusante dans l’ensemble, ce qui contrastait beaucoup avec les nouvelles Eclat de Glace et Une once d’abnégation, la seconde étant particulièrement émouvante, surtout lors de sa conclusion par Jaskier.

Enfin, les deux dernières nouvelles m’ont permis de croiser deux personnages que j’adore et aussi d’en savoir plus sur Géralt de Riv. Cela m’a permis de l’apprécier d’autant plus. J’ai trouvé amusant certains passages avec Cirilla qui a su se montrer particulièrement peste. Ces deux nouvelles pointent également un discours plus ou moins philosophique autour de la Providence et le décalage entre les croyances des personnages et la réalité apportée par les nouvelles était souvent très amusant bien qu’un peu déconcertant.

Pour ce qui est de la forme, j’ai trouvé que certains moments étaient assez décousus, on passait d’un événement à un autre de manière parfois brutale, ce qui peut être perturbant.

En revanche, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’implicites et de non-dits ce qui fait qu’il y avait des moments où il fallait réfléchir à ce qui avait été dit précédemment et cela change de mes lectures habituelles qui nous expliquent tout. Après, je dois reconnaître qu’en ayant du mal à retenir les noms de certains personnages, j’ai eu un peu de mal.

En tout cas, je vous recommande vivement ces livres !

Bonne lecture.

pal10             
Michiko

Je lis, je critique : Cinder

les-chroniques-lunaires,-tome-1---cinder-3851822-250-400

Résumé personnel :

Cinder est une réécriture du conte de Cendrillon ou Cinderella, en anglais. Cette fois, l’histoire se déroule en Asie, à New Beijing, dans le futur. Cinder est une jeune fille doublée d’une mécanicienne hors pair. Il s’agit d’ailleurs de la meilleure mécanicienne de tout New Beijing. C’est à ce titre que le Prince Kai vient la voir dans son atelier car il a besoin d’elle pour réparer son androïde favori. Lors de cette rencontre, une alchimie se crée entre les deux protagonistes mais plusieurs problèmes se posent : une épidémie ravage la Terre, notamment New Beijing, les Lunaires, habitants très étranges de la Lune menacent la Terre, la belle-mère de Cinder ne cesse de la brimer et la jeune fille est rejetée par tous à cause de sa nature. En effet, la mécanicienne est mi-humaine, mi-cyborg, ce qui poussent les autres à se moquer d’elle et à se détourner d’elle, en priorité sa belle-mère qui cherche absolument à s’en débarrasser. Et pourtant, notre héroïne détient sans le savoir un secret très important qui pourrait tous les sauver.

Critique :

C’est un roman que j’ai eu dans les mains sous les conseils de Freelfe et je suis contente de vous annoncer qu’elle a eu raison de le faire ! Il s’agit d’une réécriture plutôt inattendue dont la couverture m’avait déjà fait de l’oeil à plusieurs reprises. J’avais longuement hésité mais elle m’a convaincue une bonne fois pour toutes.

Comme il s’agit d’une réécriture, nous retrouvons des éléments du conte original, bien entendu, et pourtant, le scénario reste unique et laisse la place à l’inédit. Cependant, le roman ne sera pas un coup de cœur pour moi puisque l’auteur tisse une toile mystérieuse autour d’un mystère qu’il est très facile de découvrir, ce qui est plutôt gênant lorsque l’attention du lecteur est focalisée dessus. Mais c’est le seul gros défaut du roman et cela ne gâche pas la lecture pour autant.

Le roman est un roman de science-fiction et de prime abord, le lien avec le conte originel semble improbable voire impossible. Et pourtant, j’ai trouvé le pari risqué mais réussi et génial. J’ai pu retrouver les éléments du conte et en même temps, l’univers complètement différent du roman de Marissa Meyer sans pour autant être perturbée par les deux univers qui s’entrechoquent. Les éléments du conte sont anecdotiques dans le roman mais suffisamment présents pour nous le rappeler, tout en restant cohérents avec l’univers et l’histoire de ce premier tome.

Deux petits détails concernant Cinder : La quatrième de couverture parle de la ville de New Beijing mais dans le roman, nous avons Néo-Beijing. Autre détail plutôt intéressant, le lieu. Comme je l’ai dit précédemment, l’histoire se déroule en Asie ce qui est rare pour un roman, d’ordinaire, tout se passe toujours aux États-Unis. Et l’auteur va un peu plus loin car les personnages ont droit à leur titre honorifique chinois.

Un autre point qui m’a beaucoup plu, les Lunaires. J’espère pouvoir en savoir plus dans le tome suivant, Scarlet, En attendant, les Lunaires ont l’air d’être une espèce très particulière et surtout très intéressante. J’aime énormément les références à la génétique et à tout ce qui a un rapport avec le domaine médical. Tout cet univers scientifique a su attiser ma curiosité et me pousse à vouloir lire la suite.

Comme je l’ai dit précédemment, ce roman n’est pas un coup de cœur parce que l’auteur a créé un voile de mystères autour d’une révélation qui était pourtant évidente à mes yeux, ce qui a entraîné quelques longueurs gênantes pendant ma lecture. Cependant, la fin du roman me pousse à vouloir connaître la suite très vite et j’espère que Scarlet sera un coup de cœur.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : La Place

C_La-Place_9715

Voici un roman que je dois lire pour le second semestre. Comme il est très court et que la taille de police est plutôt grande, je vais me contenter de faire un commentaire sur ce livre qui est un témoignage.

Pour situer un peu ce témoignage, l’auteur arrive chez ses parents, peu de temps avant le décès de son père. Elle rentre alors chez elle et écrit la vie de son père jusqu’à terminer la boucle par la mort de celui-ci. Autant dire les choses tout de suite, je n’aime pas les témoignages et ce témoignage n’échappe pas à la règle. J’imagine très bien certaines réactions et j’y réponds tout de suite, nous ne sommes pas obligés de tout aimer et si je n’aime pas une œuvre, cela ne signifie pas que j’y trouverai aucun bon côté. Je sais tout de même nuancer mes propos et tenir compte du regard objectif que l’on peut apporter à l’œuvre.

Ce qui est assez amusant vis à vis du texte, c’est que l’auteur nous annonce qu’il n’y a pas de recherche de style et que ce que nous lisons est volontairement plat. Rien de plus à dire de ce côté, l’auteur n’a pas menti, seul le contenu a de l’importance. Le contenu retrace la vie de son père qui a grandi dans l’espoir de ne pas finir ouvrier, de devenir quelqu’un de meilleur que son père en terme de métier et de place sociale. Nous retrouvons le point central du récit, la place que nous occupons et la volonté de toujours faire mieux que ses parents. C’est ainsi que l’homme lutte pour quitter la place qui lui est due au profit d’une autre, bien meilleure à ses yeux. Après de nombreux problèmes le poussant à travailler tout de même comme ouvrier, chose qu’il ne voulait pas faire, le père de l’auteur finit par ouvrir son commerce obtenant ainsi la place qu’il convoitait.

Il est intéressant de suivre son parcours grâce à cette question, de voir le décalage entre cet homme qui vit dans un autre monde que celui dans lequel il était destiné à vivre. Il n’est pas évident de se l’approprier, et je dois reconnaître que j’ai trouvé cela intéressant de voir que certaines choses de la vie courante nous paraissent logiques alors que pour lui, cela ne l’était pas comme dans le langage oral. Utiliser des expressions normandes au lieu de parler le « français correct » lui semble être quelque chose de normal, d’ailleurs, il pense même que la société « bourgeoise » fait des efforts constants pour parler correctement mais qu’en réalité, ils parlent le patois une fois rentrés chez eux, comme lui, alors que pas du tout.

Ce qui est plus intéressant encore vis à vis de ce décalage reste avec sa fille, l’auteur, qui a eu l’occasion de baigner dans un environnement culturel plus élevé que celui du père au même âge. Par conséquent, son niveau est plus élevé et ainsi elle se rend compte du décalage entre le monde dans lequel elle évolue et celui de son père. Ce sont ces aspects sociologiques qui méritent d’être approfondis et étudiés et c’est d’ailleurs ce que nous verrons à la fac.

Aussi, je le maintiens, ce livre peut plaire si vous aimez les témoignages ou les points qu’il aborde, ce qui n’est pas mon cas mais c’est avant tout une question de goût. J’ai cherché à dépeindre ce livre tel qu’il est réellement, comme je le fais toujours mais je préfère le préciser ici.

Bonne lecture.

Michiko

 

Je lis, je critique : N’éteins pas la lumière

bm

 

Résumé personnel :

Lors du dernier tome, nous avons découvert que le sociopathe Julian Hirtmann avait kidnappé Marianne, la femme dont Servaz était tombé amoureux il y a des décennies et dont Servaz est retombé amoureux durant l’enquête sur la mort d’un professeur. Le roman se terminait à peu près ici. Si j’en parle maintenant, c’est pour préciser qu’en ce qui concerne la critique de ce tome-ci, je ne mentionnerai pas ces éléments, me concentrant sur le cœur du roman uniquement dans un but plutôt évident. N’éteins pas la lumière se concentre sur une jeune femme, Christine qui découvre une lettre de suicide le soir de noël. Le lendemain, un homme l’appelle à la radio où elle anime une émission et lui demande la raison pour laquelle elle l’a laissé mourir la femme de la lettre. Dès lors, sa vie va basculer sans qu’elle ne puisse contrôler quoi que ce soit. Parallèlement à cela, Servaz reçoit une boîte contenant la clé d’une chambre d’hôtel, la numéro 117. Coïncidence troublante, c’est dans cette chambre qu’une jeune artiste plasticienne s’est donné la mort un an plus tôt. Il n’en faut pas plus à Servaz pour mener sa petite enquête…

Critique :

Il s’agit du troisième tome de Bernard Minier. Pour résumer cette critique, rien de plus simple. Nous avons affaire à plus de six cents pages de pur plaisir que j’ai malheureusement dévorées en quatre jours, jouant les schizophrènes avec d’un côté la voix de la raison qui m’obligeait à aller dormir et de l’autre ma petite voix de chien battu suppliant la voix de la raison de lire encore un chapitre. Effrayant n’est-ce pas ?

Mais développons un peu ces propos. Ce troisième opus se concentre davantage sur Christine que sur Servaz et c’est sur elle que je vais me focaliser. D’abord, une petite parenthèse pour dire que j’ai bien aimé le parti pris de l’auteur qui a préféré se concentrer sur un personnage inconnu, et dont le récit s’est construit autour de lui, nous permettant de développer des sentiments que nous n’aurions pas pu rencontrer autrement.

Christine est animatrice dans une petite radio, elle a un chien, Iggy et un fiancé, Gérald mais ils ne vivent pas ensemble. Tout semblait aller bien avant que nous n’entrions dans sa vie au moment où celle-ci devient un véritable enfer. Dès l’instant où Christine reçoit cette lettre, c’est terminé, il n’y a plus aucune marche arrière possible, l’engrenage est en place. En toute sincérité, j’ai ressenti de l’horreur et de la peur au fil des pages, dans des proportions bien plus grandes par rapport aux précédents tomes. Lorsque je lis un roman, je me mets très souvent à la place du personnage central qui est ici la victime, Christine, et je me rassure en me disant qu’à sa place, je n’aurais pas fait les mêmes choix et par conséquent, dans mon esprit, je m’en sors. Là, je n’ai pas réussi. Même en sachant certaines choses qu’elle-même ignorait, je n’ai pas réussi à trouver un moyen de m’en sortir et j’ai compris qu’à sa place, j’en serais au même point. C’est un sentiment vraiment difficile à vivre quand nous nous rendons compte que nous subissons quelque chose sans pouvoir faire quoi que ce soit pour aller contre, lorsque nos décisions, quelles qu’elles soient, conduisent à l’échec. Et c’est ce que Christine a subi au fil des jours, regardant ainsi sa vie se détruire sans qu’elle ne puisse rien y changer.

L’histoire est donc effrayante mais j’ai tout de même cherché à comprendre qui pouvait mettre ainsi tout en œuvre pour détruire sa vie, pour quelle raison quelqu’un ferait-il cela ? Les indices laissés par l’auteur m’ont conduite à certaines suppositions et j’ai même trouvé un indice bien caché me permettant de trouver l’identité du coupable. Seulement voilà, Bernard Minier est excellent dans l’art de me faire douter, par conséquent, je n’ai pas réussi à me convaincre que j’avais raison. Résultat, plus j’avançais dans le roman, moins j’arrivais à deviner avec certitude qui était coupable. C’est bien simple, tout le monde pouvait être coupable ce qui ajoutait un peu plus à l’horreur parce qu’à la place de la victime, je n’aurais pas pu faire confiance à qui que ce soit, me retrouvant ainsi toute seule à affronter ce bourreau dévastateur et très intelligent !

Pour conclure, je vous avais déjà recommandé de découvrir les thrillers de Bernard Minier car j’avais adoré les précédents tomes et je maintiens mon engouement pour ces romans. N’éteins pas la lumière est à son tour un coup de cœur et Bernard Minier est un auteur à suivre !

Bonne lecture.

Michiko

 

Je lis, je critique : Rage de dents

maeve-regan,-tome-1---rage-de-dents-1432582

Résumé personnel :

Rage de dents est un premier tome dans lequel nous découvrons Maeve Regan, une étudiante à la fac qui vit sa vie au jour le jour, fréquentant les bars, les hommes et les cours selon ses envies. Elle vit chez son grand-père depuis la mort de ses parents, peu après sa naissance, il y a vingt ans environ. Elle est très proche d’Elliot, son ami d’enfance et de Brianne, sa meilleure amie qui essaye toujours de lui trouver un copain alors que ses propres fréquentations sont plus que douteuses. Il s’agit donc d’une étudiante lambda au premier abord, mais Maeve a un tempérament de feu qui fait tourner son entourage en bourrique. Et encore si seulement il n’y avait que ça… En effet, Maeve fait des rêves très étranges et particulièrement gores depuis quelques temps qui accentuent son tempérament colérique et bagarreur mais ce n’est pas tout. En effet, il se trouve qu’un vampire très sexy et avec qui elle a failli coucher, a décidé de la kidnapper dans le but de s’en servir de monnaie d’échange pour tuer un type qui est censé être déjà mort, entraînant ainsi Maeve dans un monde sombre dont elle ignorait jusqu’à son existence.

Critique :

Maeve est un petit brin de femme hyperactive qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Je dois reconnaître que c’était très agréable de la suivre, même si elle est, par moment, très grossière. Cependant, je ne lui jetterai pas la pierre de ce côté-là car le genre du roman et la personnalité de l’héroïne me poussent à trouver cela logique. De plus, je me suis beaucoup identifiée à elle et cela est toujours un point positif pour moi.

J’ai eu un peu de mal à démarrer le livre à cause de mes cours à la fac, mais une fois l’action lancée pour de bon, impossible de m’arrêter avant d’avoir terminé le livre. J’étais vraiment ravie du chemin emprunté par l’héroïne et de l’univers dans lequel l’auteur nous plongeait. Nous restons dans un schéma assez classique qui m’a rappelé certains autres livres du genre mais étrangement, cela ne m’a absolument pas dérangée, peut-être grâce à la plume de l’auteur qui parvient à s’effacer au profit de son personnage principal qui « écrit » le roman à sa place. Cela rend le livre très prenant et surtout, très addictif.

J’étais assez surprise par chemin scénaristique emprunté dans le roman et ce, malgré l’univers et la quatrième de couverture. J’ai donc été surprise et tant mieux, cependant, il m’est difficile de m’étaler sur le sujet sans vous dévoiler trop d’informations. Je n’ai pas été la seule à trouver des similitudes avec un autre roman, malgré cela, j’ai été envahie par l’histoire, ses personnages, le dénouement du roman, et j’ai d’autant plus apprécié les éléments qui rendaient le roman unique malgré ces fameuses similitudes. Là encore, je préfère ne pas citer l’autre œuvre pour ne pas trop en dévoiler, ni sur l’un, ni sur l’autre.

Concernant les personnages, ils ont tous une personnalité propre et cela montre un réel travail de la part de l’auteur qui ne s’est pas contenté d’un copier-coller entre ses personnages. Je me suis attachée à beaucoup d’entre eux, me plongeant ainsi un peu plus dans le roman.

Une fois n’est pas coutume, il est de notoriété publique que seuls les anglophones écrivent de la bit-lit et bien là, sachez que l’auteur est Suisse et francophone, et qu’elle n’a pas à rougir face aux autres auteurs américains. Encore une fois, j’applaudis le travail qu’elle a effectué, j’ai vraiment adoré ce roman. En fin de compte, ce premier tome aurait pu être un coup de cœur si le démarrage n’avait pas été aussi long mais il s’agissait d’un premier tome et mon emploi du temps personnel ne m’a pas permis de profiter de ma lecture donc je ne le blâmerai pas plus que ça. Je suis sûre qu’il sera beaucoup plus réduit dans le deuxième tome.

En résumé, il s’agit donc d’un roman que j’ai adoré. J’ai adoré le style de l’auteur, l’histoire et l’univers de l’héroïne, les personnages, tout. Un excellent roman de bit-lit et sans doute une future série coup de coeur !

Bonne lecture.

  

 

Je lis je critique : Bienvenue dans l’enfer de la peur

Bienvenue-dans-lenfer-de-la-peur

Résumé personnel :

Joseph Terky est un archéologue de renom qui reçoit de son ami égyptologue une curieuse amulette encore jamais étudiée. Un voile de mystère se pose sur cet objet des plus singuliers mais Joseph Terky n’a pas le temps d’en découvrir plus car il décède dans d’étranges circonstances au cours de l’analyse de l’amulette. Sa petite-fille, Sophia, est effondrée par sa mort car elle l’adorait énormément. Comme elle est issue d’une famille riche et réputée, l’enterrement de son grand-père a lieu en petit comité d’une cinquantaine de personnes. C’est au cours de cet enterrement que Sophia découvre l’amulette sur laquelle travaillait son grand-père. Serait-elle hantée ? Mais elle n’aura pas la possibilité d’en savoir plus car elle est interrompue par Léonard, un ami du collège venu lui apporter les cours de la journée.C’est lors de cette entrevue qu’il perce le mystère de l’amulette. C’est ainsi que débute l’affrontement entre la Voie de la main gauche et celle de la main droite qui nous plongera dans l’enfer de la peur !

Critique :

J’ai eu la possibilité de lire ce roman en avant-première, avant sa sortie qui sera le 13 Mars 2014. Je fais partie de la génération des enfants qui ont lu les « Chair de Poule » et lorsque j’ai appris que l’auteur, Arthur Ténor, a pour souhait d’écrire des romans qui s’inscrivent dans ce thème, j’ai sauté sur l’occasion pour retourner en enfance, et je n’ai pas été déçue.

Commençons par le roman en lui-même. Il est court, le texte est écrit en gros caractère, il est donc très rapide et très facile à lire. Ensuite, l’écriture reste accessible mais elle n’est pas simpliste pour autant, ce qui est un très bon point pour l’auteur. Le roman peut ainsi être apprécié par les plus jeunes comme par les plus grands.

Concernant l’histoire, j’oserai parler d’incipit in media res, cela signifie que l’action commence directement à l’ouverture parce que l’on parle immédiatement de l’amulette et les descriptions se font discrètes sans pour autant nous plonger dans le flou. Toutes les informations nous viennent naturellement et nous avançons dans l’histoire sans avoir à nous poser la moindre question concernant la partie « réelle » du roman. Quant au côté surnaturel, c’est autre chose mais je ne m’étalerai pas trop sur le sujet afin de ne pas tout dévoiler.

Les personnages ne sont pas travaillés de fond en comble et c’est bien normal. Dans ce genre de roman, il faut aller à l’essentiel, c’est pour cela que l’auteur se concentre sur les personnages principaux et que les personnages secondaires ne sont pas très fouillés. Il y a beaucoup de stéréotypes mais, encore une fois, si je trouve cela très gênant dans des romans, ici, ce n’est pas le cas.

L’objectif est de nous faire frissonner sous la couette, armés de notre lampe de poche. Et là, je dirai que le pari est plutôt bien réussi. L’auteur nous plonge toujours plus loin dans la peur et dans l’horreur jusqu’à atteindre son paroxysme, à la fin du livre. Je dois reconnaître qu’avant d’avoir atteint le sommet, j’ignorais totalement jusqu’où Léonard et Sophia m’entraîneraient. Bien sûr, il n’y a rien de gore, tout reste accessible. Il suffit d’aimer se faire peur pour savourer ce roman. En effet, à chaque fois, je me demandais ce qui allait arriver à Sophia, revivant ses peurs à travers elle. Évidemment, il faut développer de l’empathie pour les personnages et c’est ce qu’il s’est passé pour Sophia et moi.

C’est donc un roman très agréable à lire, une bonne histoire pour se faire peur, ponctuée par des touches d’humour pour détendre un peu l’atmosphère. Bien sûr, il s’agit là d’un roman jeunesse mais il peut être lu par tous ceux qui ont su garder leur âme d’enfant.

Je remercie les Editions Scrinéo Jeunesse ainsi que le forum A&M pour ce partenariat.

Bonne lecture.


Je lis, je critique : Le jour du chien bleu

peggy1

Résumé personnel :

Peggy Sue est une adolescente qui pourrait mener une existence normale si elle ne possédait pas un don particulier, celui de voir les fantômes. Attention, ceux-ci ne sont pas de vrais fantômes au sens « revenants » du terme. Ils ont toujours eu cette apparence-là. Leur objectif dans la vie ? S’amuser, en faisant des « blagues » aux humains. Mais ces blagues consistent en l’organisation de divers accidents souvent mortels… Comme Peggy Sue est la seule personne capable de les voir, ils la détestent et cherchent toujours à lui jouer des tours de manière à la faire passer pour folle. Ainsi, elle se fait très souvent exclure des établissements scolaires. Après une nouvelle exclusion, sa mère décide de partir dans une nouvelle ville. Ils arrivent à Point Bluff, petite bourgade où Peggy Sue commence à se faire des amis. Mais un jour, un étrange soleil bleu apparaît dans le ciel. Quiconque décide de s’exposer à celui-ci se retrouve bleu et doté d’une intelligence supérieure pendant toute une journée, et une journée seulement. En effet, dès le lendemain, non seulement les effets disparaissent mais ils laissent des séquelles. Peggy Sue soupçonne un coup des fantômes mais elle est la seule à pouvoir comprendre le fin mot de toute cette histoire.

Critique :

Voici le premier tome d’une longue série de Serge Brussolo. Serge Brussolo est un auteur de science-fiction pour adultes mais il a décidé, il y a quelques années, de lancer deux séries pour les enfants. Nous avons les Peggy Sue et les Sigrid. J’ai découvert les deux séries lorsque j’étais petite et j’ai eu le plaisir de m’y replonger pour la nouvelle année 2014. Je peux vous assurer que j’ai adoré ce premier tome. J’ai été ravie de retrouver Peggy Sue qui est une jeune fille très touchante dans son rôle de bouc émissaire. En effet, elle a de nombreuses qualités morales mais elle est toujours considérée comme une personne différente et très souvent, elle se retrouve rejetée par tous. Je ne peux pas m’empêcher de la comparer à un personnage de tragédie. En résumé j’ai eu beaucoup d’empathie pour ce personnage sans pour autant la trouver cruche, et ça fait du bien. Les autres personnages sont parfois un peu trop caricaturaux mais ils n’ont pas une place importante dans la série donc cela ne me dérange pas beaucoup.

Concernant l’intrigue en elle-même, j’ai trouvé cela très bien travaillé, de nombreux rebondissements et bien sûr, des scènes d’horreur suffisamment bien tournées pour être tout public. Car oui, il est possible d’écrire pour les enfants sans tomber dans le roman plat et sans saveur. C’est là tout le talent de Serge Brussolo et je l’en remercie grandement. En effet, certains passages sont particulièrement violents et pourtant, du haut de mes dix ans ils sont passés comme une lettre à la poste. Pour cela, l’auteur décrit ces scènes avec suffisamment de détails pour comprendre la situation, l’assimiler à l’histoire mais sans pour autant développement suffisamment ce qui empêche le lecteur de créer de l’empathie ou de l’horreur (et donc d’être potentiellement traumatisé).

Du côté de la plume, nous avons un auteur qui a fait ses preuves en matière d’écriture mais pour un lectorat adulte seulement. Pour ma part, je n’ai pas encore lu ses œuvres pour adultes, mais je compte bien m’y mettre, cependant, je sais qu’il est grandement apprécié par les adeptes de la science-fiction. Tout ce que je peux dire, c’est qu’il a su me faire rêver avec sa plume, il n’y a presque pas de longueurs et surtout, l’écriture n’est pas trop enfantine tout en restant accessible pour le public ciblé. J’ignore s’il convaincra les adultes qui ont tendance à fuir la littérature de jeunesse mais ce roman m’a convaincue et continue de me convaincre.

C’est un point qui me tient à cœur et qui a été repris dans d’autres domaines. Je suis contre l’idée selon laquelle il est possible de commettre des erreurs si le public cible est un enfant. Justement, non, nous sommes en mesure de leur montrer de belles histoires, de belles choses et de leur apprendre à distinguer une œuvre réussie d’un échec total, et je pense qu’il est nécessaire de faire attention à cela. On peut donc dire que les romans qui sont lus à la fois par des enfants et par des adultes sont des romans réussis. Parmi les plus connus nous avons la très célèbre série des Harry Potter . Eh bien je pense que Serge Brussolo a réussi ce pari avec sa série Peggy Sue et les fantômes et je le recommande, aux plus petits, comme aux plus grands.

Bonne lecture.