Je lis, je critique : Le Sang des Elfes

51Cw5YdJiRL

A lire avant (facultatif) : Le Sang des Elfes. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Si les livres précédents ne sont pas considérés comme tels, voici donc le premier roman, le premier tome de la saga du sortceleur Géralt, dont l’histoire suit les recueils de nouvelles qui précèdent. Ici, nous découvrons la Prophétie d’Ithlinne dévoilée par une elfe, il y a plusieurs centaines d’années. Il semblerait que pour certains, son accomplissement soit pour bientôt. D’autre part, des rumeurs circulent à propos du Lionceau de Cintra, Cirilla, la petite fille de Calanthe, la Lionne de Cintra. Certains disent qu’elle serait toujours en vie et nombreux sont ceux qui recherchent la digne héritière du puissant royaume tombé entre les mains de l’Empire de Nilfgaard.

Critique :

Le Sang des Elfes, est divisé en plusieurs chapitres très longs. De plus, nous ne suivons pas systématiquement Géralt, nous suivons également d’autres personnages que j’apprécie beaucoup et même en présence de Géralt, les points de vue peuvent changer. Ainsi, j’ai souvent l’impression de lire un recueil de nouvelles avec un fil rouge qui tourne principalement autour de Cirilla. En effet, chaque chapitre racontait un morceau de l’histoire, et ces morceaux, bien qu’ils se suivent chronologiquement, pouvaient être espacés de plusieurs années par exemple, ce qui pouvait être perturbant par moments, car je suis trop habituées aux narrations « continues » de même que des narrations à la première personne, c’est pourquoi j’ai insisté sur la narration à la troisième personne.

Toutefois, j’ai été très contente de retrouver des personnages que j’apprécie beaucoup comme Triss Merigold ou encore Yarpen Zigrin. Certains passages autour de la politique snt très intéressants et très complets, on comprend que l’auteur ne nous donne qu’une partie de l’histoire qu’il a inventée. Je suis certains qu’il a déjà anticipé de nombreuses questions, notamment au niveau des dynasties qui dirigent les royaumes du Nord. Il en va de même pour la mythologie qui semble très vaste et très bien construite.

Ce que j’aime aussi dans ce roman, c’est la multitude de réflexions que l’on peut avoir. Il y a des postulats de base, certains personnages comme Géralt ont leur vision des choses, et pourtant, rien n’est immuable, les frontières bougent, évoluent et cela donne matière à réfléchir. Par exemple, certaines personnes vénèrent des divinités. Mais qu’en est-il exactement ? Il est difficile d’y répondre, a priori, il n’y a pas de preuve de leur existence, si ce n’est des événements que l’on peut associer à la coïncidence pour les plus sceptiques d’entre nous mais d’un autre côté, leur existence n’est pas exclue. Je pense qu’elle dépend de notre sensibilité et de notre rapport à la religion. Ce roman est donc un mélange entre le divertissement et la réflexion philosophique.

Enfin, nous en apprenons plus sur Yennefer qui semble être particulièrement mystérieuse, notamment vis-à-vis de sa relation avec Géralt et de la façon dont ils se considèrent mutuellement. Tous ceux qui l’ont lu n’auront pas le même avis les concernant mais j’aime beaucoup ce que je pense avoir compris sur ce personnage très complexe.

En revanche, et je terminerai là-dessus, j’ai peur de ne pas être capable de me souvenir de tout, hors il y a des références constantes comme le nom de Petit Œil qui revient et j’ai peur de les manquer à cause de ceci, et c’est dommage. D’un autre côté, c’est plaisant de se retrouver face à un livre plus complexe par rapport à d’autres plus simple d’accès. En tout cas, je ne regrette absolument pas ma lecture, bien au contraire.

Bonne lecture.

pal10
Michiko

Je lis, je critique : Par le sang du démon

par-le-sang-du-demon
Lu en 2015

Résumé personnel :

Nous suivons une jeune fille paysanne dans un Moyen Âge du XV ème siècle. Cette jeune personne a la particularité d’avoir un physique très avantageux et une érudition qui ne convient ni à une personne de son rang et encore moins à une personne de son sexe. Néanmoins, elle demeure l’amie d’un homme voué à l’occultisme qui se chargera de la former. Amoureuse, bien qu’en secret, de son frère adoptif, l’héroïne nous raconte son histoire tragique liée étroitement au monde de la nuit, qui la conduira à un funeste destin.

Critique :

Le moins que l’on puisse dire de ce roman est qu’il sort de l’ordinaire, tout du moins de mes lectures habituelles. En effet, nous abordons, certes des thèmes classiques comme le vampire et la malédiction qui est liée aux vampires mais ces thèmes sont abordés d’une manière moins conventionnelle. Le roman est très sombre et ne semble pas chercher à apporter la moindre touche positive.

Les actes de chaque personnage ont des conséquences souvent terribles, et, pour l’héroïne, il s’agit d’une parfaite descente aux enfers. Chaque choix  qu’elle fait semble l’entraîner plus loin dans l’obscurité et la souffrance . Mais peut-on obtenir la rédemption lorsque l’on est destiné aux ténèbres ?

Cela peut sembler hors de propos mais si l’auteure est une femme qui a publié son roman à 22 ans, ne vous attendez surtout pas à une lecture simple ou « toute gentille ». L’auteure ne ménage pas ses personnages et se refuse à être tendre avec eux. Certains passages sont d’ailleurs très glauques et, dans l’ensemble, le ton est très noir.

L’écriture à la première personne est une réussite puisque l’empathie est présente tout au long de la lecture. Le personnage principal n’est pas parfait et pourtant, cela est agréable de suivre un personnage aussi complexe, à la fois mauvais, comme s’il jouait un rôle, et bon, ce qui serait sa véritable nature.

Ainsi, la dualité du personnage de même que sa crise identitaire sont toutes deux délicieuses et s’accordent parfaitement avec le ton et l’ambiance du roman. C’est donc un début très prometteur que je vous recommande.

Bonne lecture.

Michiko

Concours : Les 500

13474176_10209879141118726_1201020059_n
CONCOURS DES 500 !!! Et oui, vous êtes déjà 500 sur la page, merci à vous !
Pour l’occasion de nombreux lots sont à gagner !
A- Une réalisation grand format (exemple du Dark Vador)
B- Une réalisation petit format (exemple Belle ou le Stormtrooper)
C- Une réalisation boucles d’oreilles / collier (exemples princesses)
Pour participer :
– Liker la page ICI
– Commenter en indiquant si vous voulez le A, B ou C quitte à rajouter vos préférences sur le thème ^^)
– Partager la publication en mode Public
Le concours se termine mardi à minuit. Des bisous !!!

Je lis, je critique : Permis de mordre

51T3U05m5oL._SY445_

A lire avant : Les Vampires de Chicago T6 : Morsure de sang froid. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

C’est donc officiel, la Maison Cadogan a pris la décision de se soustraire à la tyrannie du Presidium de Greenwich dirigé par Darius. En effet, au lieu de protéger les vampires de la Maison, ces derniers ont plutôt estimé que Darius n’avait pas rempli son rôle. Ainsi, Ethan et ses vampires vont devenir des Solitaires d’un nouveau genre. Afin de mieux s’intégrer, Merit, en sa qualité de Présidente du Comité des Fêtes, un poste-punition, organise donc une fête afin de permettre aux Solitaires et aux Vampires Cadogan de se découvrir mutuellement et d’apprendre ainsi à mieux se connaître. Mais c’est malheureusement l’occasion pour Noah Beck, le porte-parole des Solitaires de parler de deux des « siens », Eve et Oliver qui ont mystérieusement disparu. Mais le pire reste à venir puisque Merit va devoir faire un bon accueil à Lacey Sheridan. Cette dernière, toujours amoureuse d’Ethan, va-t-elle devenir un danger pour leur couple ?

Critique :

Il s’agit de ma dernière relecture de la série. Inutile de préciser que je suis totalement accro à Merit et aux Vampires de Chicago. On tourne le dos aux éléments surnaturels trop puissants et on revient aux sources, en se concentrant sur une enquête un peu plus « classique », et cela fait du bien de faire une pause. C’est décidément le genre d’urban fantasy que j’aime, des vampires, des enquêtes, de l’humour et une héroïne féminine (au sens de fille).

En revanche, la Maison vit avec une épée de Damoclès au-dessus de sa tête et il est difficile de ne pas ressentir la tension générée par cette situation. L’auteur a su retransmettre l’ambiance générale et c’est une bonne chose. Néanmoins, ce tourbillon de sentiments était trop violent pour moi. Il ne faut plus faire venir des personnages aussi détestables et méprisables dans les romans. C’est dangereux pour l’objet livre qui risque de finir déchiqueté. J’avais eu le même souci avec un tome de Mercy Thompson. Toute l’empathie que le lecteur éprouve pour le personnage principal finit inévitablement par se retourner contre lui. Ce fut mon cas et cela était douloureux de ne pas pouvoir intervenir. Je ne le répéterai sans doute jamais assez mais je déteste Lacey Sheridan. Au plus au point. Plus que Célina, Morgan, Dominique, Darius, Diane Kowalczic… même Amber était moins détestable que cette « Reine des Glaces » comme l’appelle Lindsey.

Cela est facile de détester un ennemi reconnu comme tel. Il y a des soutiens de la part de tout le monde, il n’y a pas de doute à avoir sur lui ou elle, c’est presque une caricature, un stéréotype du méchant. Là, c’est différent, les personnages comme Lacey ne sont pas véritablement des ennemis mais des antagonistes du personnage principal, Merit, en l’occurrence et par conséquent, tout le monde ne pense pas de la même manière, les soutiens ne sont pas forcément présents et pire encore, il y a un risque pour que ce soit le personnage principal qui passe pour l’ennemi, un peu comme les chats siamois dans la Belle et le Clochard. C’est la frustration ultime pour le lecteur.

En résumé, vous l’aurez compris, il s’agit donc d’un roman éprouvant émotionnellement mais un savant mélange entre actions et intrigues politiques.

Bonne lecture.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : Mordre vous va si bien

vampir12

A lire avant : Les Vampires de Chicago T3 : Mordre n’est pas jouer. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Depuis que les vampires ont dévoilé leur existence aux Humains, ces derniers ont d’abord opté pour l’incrédulité avant d’élever les créatures à crocs au rang de star. Malheureusement, suite au combat qui a opposé les métamorphes d’Adam aux vampires, Gabriel Keene a dû révéler publiquement l’existence de sa race surnaturelle. Par conséquent, les surnaturels sont considérés comme des monstres trop dangereux pour Chicago et doivent donc, selon certains, retourner « d’où ils viennent ». C’est ce que prétend Mc Ketrick par exemple, un homme particulièrement agressif et visiblement dangereux qui voue une haine féroce aux vampires. Merit et les autres vampires doivent donc faire profil bas et montrer patte blanche. Mais cette haine infondée perturbe notre Sentinelle puisqu’elle est née et a grandi à Chicago. Un nouveau coup de massue tombe sur la Maison Cadogan lorsque les rumeurs sur des vampires particulièrement agressifs circulent. Sous la pression du maire, Seth Tate, Merit devra une fois de plus faire son travail de Sentinelle et mener l’enquête.

Critique :

C’est encore un excellent tome qui nous est proposé par Chloe Neill. Il permet, entre autre choses, de développer les possibilités offertes par la Garde Rouge, surtout vis à vis d’un Presidium de Greenwich qui se trouve être de plus en plus détestable.

C’est une constante dans cette série visiblement, mais je trouve Merit très humaine pour une vampire, notamment au niveau de son comportement ainsi que de ses réactions vis à vis d’Ethan conservent une certaine logique, que l’on soit d’accord ou non avec elle. Face à un vampire vieux de quatre siècles, cela crée forcément des tensions et c’est un pur régal de les voir se battre, se séparer et se rapprocher pour mieux se séparer ensuite. C’est aussi sacrément frustrant pour nous en tant que lecteur mais cela reste intéressant à suivre.

Ce quatrième tome confirme également mon avis de plus ne plus négatif sur ce cher Morgan qui, n’ayons pas peur des mots, est vraiment pénible et mériterait le titre de « grosse andouille de l’année ». J’espère que son comportement va changer et qu’il va s’améliorer parce que pour le moment, il est plutôt pénible. Comme dirait Ethan, il est très humain et, de la part d’un vampire, c’est assez fâcheux.

Même si ce livre est tout aussi génial que les autres, je dois reconnaître que j’ai été frustrée sur un élément du roman. En effet, il s’agit d’un mystère qui m’a paru évident alors qu’il a demandé du temps à Merit et les autres pour le résoudre. Certes je l’avais déjà lu mais à la première lecture, j’avais ressenti le même problème. Pour moi, cela me semblait évident, comme si l’auteur avait indiqué la réponse avec une grosse pancarte illuminée et lire des pages entières sur les réflexions des personnages à plusieurs reprises dans le roman alors que l’on est certain de la réponse, c’est plutôt désagréable comme sensation. On voudrait juste vérifier pour savoir si on a bon et avancer.

Cependant, pour celles et ceux qui ne l’ont pas encore lu ou qui hésitent à poursuivre après le tome 3, c’est aussi l’occasion de l’introduction d’un nouveau personnage mais surtout, sachez simplement que la fin révèle une grosse surprise qui permettra à la série de prendre un nouveau tournant.

Bonne lecture.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : Mordre n’est pas jouer

vampir11

A lire avant : Les Vampires de Chicago T2 : Petites Morsures entre amis. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Gabriel Keene, le chef des Meutes des Grandes Plaines, l’alpha de tous les alpha des métamorphes, est arrivé à Chicago. Il envisage d’organiser une convention afin de déterminer si les meutes doivent rester chez eux ou s’ils partent tous pour Aurora, en Alaska. Cette question, motivée par le fait que les humains connaissent l’existence des vampires, soit être réglée par la voie démocratique, comme c’est le cas dès qu’il s’agit de prendre une décision importante pour tous. Mais comme cette question divise, Gabriel Keene fait appel à Ethan et Merit afin d’assurer sa sécurité. Cependant, il s’agit avant tout de chercher à apaiser la haine qui oppose ces deux races surnaturelles. Pour Ethan, le vampire stratège et Maître de la maison Cadogan, c’est surtout une chance unique et historique d’avoir les métamorphes pour alliés dans la guerre qui ne manquera pas d’éclater bientôt entre les humains et les vampires.

Critique :

Et si je vous dit qu’une fois de plus, à l’heure où j’écris ces lignes, le tome 4 est déjà en cours de lecture ? Je suis retombée dans cette frénésie qui m’empêche de m’arrêter de lire et cela fait du bien, même s’il est difficile de faire des pauses pour travailler.

Avec ce troisième tome, j’étais en totale immersion. Merit ne me ressemble pas physiquement et ces différences ont tendance à me renvoyer à ma condition de simple lectrice. Là, non, j’étais Merit et j’avais beau savoir ce qui allait arriver dans les prochains tomes, je n’ai pas pu m’empêcher de me prendre tous les ascenseurs émotionnels disponibles. Ce tome est riche en émotions, bonnes ou mauvaises et il est loin de nous rendre indifférents.

En dehors de cela, il s’agit d’en savoir plus sur les métamorphes que j’ai aimé redécouvrir. En effet, ils ont une philosophie et une utilisation de la magie très éloignée de celle des vampires et ce n’est pas plus mal de changer d’environnement. J’ai pu aussi faire le lien avec les loups-garous d’autres romans mais cela est différent. En effet, ce que j’ai apprécié c’est qu’il n’y a pas uniquement des loups. Les métamorphes sont des êtres humanoïdes pouvant se transformer en un animal qui est le même pour toute la famille mais qui, du coup, n’est pas obligatoirement un loup.

Pour en revenir à Merit, elle me plaît énormément et j’adore toujours autant son rapport à la nourriture. Aucun doute, chaque fois que j’ouvre le livre, j’ai envie de partir à Chicago pour manger une pizza chez Saul’s ou encore les autres spécialités que l’on peut retrouver dans cette ville.

C’est donc un tome instructif sur l’univers de Chloe Neill mais c’est également une bombe qui risque d’exploser dans votre cœur.

Bonne lecture.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : Sword Art Online

51SsuW8ysuL._SY344_BO1,204,203,200_

Un mot sur le livre et la maison d’édition :

La maison d’éditions Ofelbe s’est chargée de traduire des romans d’auteurs japonais et de les exporter en France, afin de faire connaître leurs univers au lectorat francophone. Je tenais à le préciser puisque la culture nippone n’étant pas la même que la culture occidentale, le roman n’a, à mon sens, pas la même dimension si on le lit comme un roman français ou américain.

Il s’agit d’un roman appartenant au type « light novel » qui a connu plusieurs adaptations en mangas, anime et jeux vidéos, il fait fureur au Japon. Et on comprend pourquoi. La thématique du jeu vidéo immersif et de ses conséquences est, certes, un sujet assez ancien et pas toujours bien exploité, mais il est toujours d’actualité avec les nouvelles technologies qui se développent autour de nous, et il me semble que c’est particulièrement vrai là-bas.

D’un point de vue anime, je n’ai pas regardé la série avant de lire le livre.

La série comporte huit tomes et elle n’est pas terminée. Le présent tome est en réalité composé de deux volumes. La première partie raconte l’histoire de Kirito et Asuna et la seconde est composée de plusieurs spin-off avec d’autres personnages, ayant cependant tous un lien avec Kirito. Il y a également un lexique plutôt utile pour ceux qui ignorent des choses sur la culture nippone et sur l’univers du jeu vidéo rendant le roman accessible à un plus grand nombre.

Étant donné la nature de ce roman, j’ai décidé de lire et de critiquer la première partie du roman indépendamment de l’autre partie et indépendamment de la série.

Résumé personnel :

Sword Art Online raconte l’histoire de Kirito, un jeune garçon qui a eu la chance de bêta tester un nouveau jeu, Sword Art Online. C’est une petite révolution puisqu’il s’agit de jouer à l’aire d’un Nerve Gear permettant une immersion complète. Vous ne jouez pas un personnage, vous êtes un personnage, littéralement. A la différence près que votre corps est immobile, c’est votre esprit qui fait tout, comme lorsque vous rêvez. Le but du jeu est simple, franchir les étages pour accéder au niveau suivant afin de battre le boss final du jeu. Sword Art Online connaît un franc succès et nous suivons donc Kirito qui nous explique le fonctionnement du jeu qui connaît une règle particulière. Quiconque meurt dans le jeu, meurt dans la réalité. De plus, il est impossible de se déconnecter et bien évidemment, cela n’était pas une condition prévue à l’avance et portée à la connaissance des joueurs. Comment faire pour se sortir de là ? Nul ne semble connaître la réponse mais une chose est sûre, Kirito ne va pas attendre et élever des moutons en attendant que la solution se trouve toute seule. En effet, il a décidé de relever le défi et de jouer le jeu jusqu’au bout.

Critique :

La première partie est très entraînante, il a été difficile pour moi de lâcher le livre avant d’être arrivée à la fin. J’avais peur du côté répétitif lié au jeu en lui-même – il faut explorer un labyrinthe, trouver le Boss et le détruire pour passer au niveau suivant et ainsi de suite – et aux longues descriptions liées aux combats à l’épée mais il n’en est rien. Le rythme est soutenu, régulier et l’auteur évite justement de tomber dans ces pièges. A chaque fois, c’est comme si j’anticipais un problème de lecture qui allait se poser et finalement, il n’en est rien. Ainsi, la relation entre Kirito et Asuna qui le suit partout où il va n’est pas pesante comme cela peut être le cas dans certains mangas ou romans que j’ai pu lire. Cela m’a permis d’ailleurs d’apprécier le personnage d’Asuna qui n’apparaît pas comme quelqu’un de déplaisant. De plus, elle a une véritable utilité et une profondeur qui la rend attachante et elle échappe ainsi au statut de faire-valoir ou plante verte comme c’est trop souvent le cas ailleurs. Enfin, le personnage principal a également ses faiblesses mais là encore, il les exprime sans tomber dans le mélodrame niaiseux pour autant. Il n’est pas non plus un personnage invincible bien qu’il soit au-dessus de la norme, on reste dans la logique du jeu et du personnage à chaque fois. En somme, cette première partie est parfaitement dosée et reflète le travail de l’auteur qui n’est pas tombé dans la surenchère. Cependant, j’ai été très surprise par la présence d’une fin au milieu du tome car je n’avais pas remarqué la présence de plusieurs parties. Cela étant, une fois la surprise passée j’étais ravie car j’étais certaine que l’on allait éviter le sentiment de répétition de l’histoire. Cependant, je me suis demandé quel était l’intérêt du roman de poursuivre l’histoire alors que nous pouvions nous contenter de cette fin-ci. Réponse peut-être dans la prochaine partie de cette critique.

La réponse est donnée dans les postface qui expliquent les choix de l’auteur. Il n’y a pas de suite puisque l’histoire en elle-même est terminée dès le premier tome mais l’univers est vaste et les possibilités de spin-off afin de le développer sont donc nombreuses. Nous avons donc une série de petites histoires qui concernent différents personnages pas toujours évoqués dans le premier volume mais qui ont un lien de près ou de loin avec Kirito. Contrairement au premier volume, chaque histoire n’est pas forcément racontée à la première personne mais le narrateur est généralement le nouveau personnage développé.

J’ai beaucoup aimé le concept qui permet d’approfondir Sword Art Online tout en évitant les longueurs. Encore une fois, le rythme est rapide et soutenu et on est rapidement happé par les pages du livre. J’ai autant apprécié le premier volume que le second pour les mêmes raisons, je ne m’attendais pas à un tel succès de ma part, craignant d’être déçue en mettant la barre trop haut.

Sword Art Online est donc un super roman à mettre dans toutes les mains. En tout cas, pour moi, c’est un vrai coup de cœur.

Un grand merci aux Editions Ofelbe pour cette découverte !

Bonne lecture.

Michiko

Hors-Série : 3615mylife

Bonjour à tous !

J’ai relu mon message de l’an dernier concernant mes bonnes résolutions 2014 et j’en suis contente. C’est pourquoi je vais les renouveler. Alors oui, je sais, je n’ai pas tenu mes promesses (je devrais faire de la politique, non?) et je suis en retard pour beaucoup de choses (l’article sur le Milady Tour n’a toujours pas été commencé… haha) mais je ne suis pas totalement déçue de mon année.

Regardez plutôt :

2014 : 17 critiques publiées

2013 : 2 critiques publiées

2012 : 16 critiques publiées

2011 : 5 critiques publiées

Bien entendu, j’ai légèrement triché en publiant des critiques écrites avant 2014 mais globalement, on est loin de l’échec de 2013 (qui s’était expliqué par des soucis personnels). J’espère continuer sur cette lancée cette année mais sans aucune certitude.

Pourquoi cette progression en dent de scie ? Parce qu’il s’agit d’un loisir et pas d’un métier. J’écris avant tout pour moi et je ne suis pas « payée pour » ce qui implique que je n’ai pas d’obligations vis à vis du blog. De plus, je n’ai pas un lectorat très développé ce qui signifie que je n’ai pas droit à des remontrances sur mes retards (contrairement à certains youtubeurs par exemple qui se font lyncher pour un jour de retard). Et je n’ai personne qui me pousse à donner mon avis (et je ne m’en plains pas). Si j’avais un lectorat plus important et plus motivant, peut-être que je ferais plus d’efforts mais ce n’est pas le cas. Je ne jette pas la pierre et je remercie chacun d’entre vous qui me lisez, très sincèrement.

Personne ne m’a fait la moindre remarque mais je tenais à justifier tout ceci. Peut-être qu’un psy dirait que je cherche à me déculpabiliser parce que je m’en veux de ne pas publier plus… Pourquoi pas…

Cette année, je souhaite de pouvoir publier au moins autant que l’année précédente, et pourquoi pas rajouter des articles (j’ai beaucoup d’idées mais pas toujours la motivation pour les concrétiser). Puis j’aimerais pouvoir organiser des choses sur le blog mais je ne m’y connais pas suffisamment en blog pour ça donc ça me prend beaucoup de temps (et ça me décourage souvent ^^)

Pour les LC et les challenges, eh bien j’espère pouvoir en reprendre, j’aime beaucoup et même si je ne les ai pas terminés, je suis assez contente. Pour le pot-pourri il me manquait trois livres à lire (mais quatre puisque je n’ai pas rédigé ma critique pour le livre Fantasy). Pour les sagas, c’est un peu plus triste bien que le score soit plus élevé dans la réalité en terme de lecture (encore un manque de critiques). Pour le challenge avec Freelfe, il me manque un livre à lire, le reste est bon côté lecture uniquement.

Côté critiques, je pense critiquer des livres lus en 2014 quitte à en relire certains parce que j’ai envie de vous en parler. Je préciserai l’année de lecture pour ceux-là (sauf s’il s’agit d’une relecture) pour éviter de « tricher » (c’est un grand mot, j’en conviens).

J’ai beaucoup parlé de moi mais sachez que pour cette année et pour les prochaines, je vous souhaite beaucoup de bonheur. Janvier a été un mois particulier mais il ne faut pas s’arrêter à cela et continuer de vivre. Aujourd’hui est un autre mois. Je vous remercie de me lire même si je ne vous connais pas forcément (oui toi, lecteur invisible) et vous dis à bientôt ! Et surtout :

Bonne lecture !