Je lis, je critique : Le Sang des Elfes

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A lire avant (facultatif) : Le Sang des Elfes. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Si les livres précédents ne sont pas considérés comme tels, voici donc le premier roman, le premier tome de la saga du sortceleur Géralt, dont l’histoire suit les recueils de nouvelles qui précèdent. Ici, nous découvrons la Prophétie d’Ithlinne dévoilée par une elfe, il y a plusieurs centaines d’années. Il semblerait que pour certains, son accomplissement soit pour bientôt. D’autre part, des rumeurs circulent à propos du Lionceau de Cintra, Cirilla, la petite fille de Calanthe, la Lionne de Cintra. Certains disent qu’elle serait toujours en vie et nombreux sont ceux qui recherchent la digne héritière du puissant royaume tombé entre les mains de l’Empire de Nilfgaard.

Critique :

Le Sang des Elfes, est divisé en plusieurs chapitres très longs. De plus, nous ne suivons pas systématiquement Géralt, nous suivons également d’autres personnages que j’apprécie beaucoup et même en présence de Géralt, les points de vue peuvent changer. Ainsi, j’ai souvent l’impression de lire un recueil de nouvelles avec un fil rouge qui tourne principalement autour de Cirilla. En effet, chaque chapitre racontait un morceau de l’histoire, et ces morceaux, bien qu’ils se suivent chronologiquement, pouvaient être espacés de plusieurs années par exemple, ce qui pouvait être perturbant par moments, car je suis trop habituées aux narrations « continues » de même que des narrations à la première personne, c’est pourquoi j’ai insisté sur la narration à la troisième personne.

Toutefois, j’ai été très contente de retrouver des personnages que j’apprécie beaucoup comme Triss Merigold ou encore Yarpen Zigrin. Certains passages autour de la politique snt très intéressants et très complets, on comprend que l’auteur ne nous donne qu’une partie de l’histoire qu’il a inventée. Je suis certains qu’il a déjà anticipé de nombreuses questions, notamment au niveau des dynasties qui dirigent les royaumes du Nord. Il en va de même pour la mythologie qui semble très vaste et très bien construite.

Ce que j’aime aussi dans ce roman, c’est la multitude de réflexions que l’on peut avoir. Il y a des postulats de base, certains personnages comme Géralt ont leur vision des choses, et pourtant, rien n’est immuable, les frontières bougent, évoluent et cela donne matière à réfléchir. Par exemple, certaines personnes vénèrent des divinités. Mais qu’en est-il exactement ? Il est difficile d’y répondre, a priori, il n’y a pas de preuve de leur existence, si ce n’est des événements que l’on peut associer à la coïncidence pour les plus sceptiques d’entre nous mais d’un autre côté, leur existence n’est pas exclue. Je pense qu’elle dépend de notre sensibilité et de notre rapport à la religion. Ce roman est donc un mélange entre le divertissement et la réflexion philosophique.

Enfin, nous en apprenons plus sur Yennefer qui semble être particulièrement mystérieuse, notamment vis-à-vis de sa relation avec Géralt et de la façon dont ils se considèrent mutuellement. Tous ceux qui l’ont lu n’auront pas le même avis les concernant mais j’aime beaucoup ce que je pense avoir compris sur ce personnage très complexe.

En revanche, et je terminerai là-dessus, j’ai peur de ne pas être capable de me souvenir de tout, hors il y a des références constantes comme le nom de Petit Œil qui revient et j’ai peur de les manquer à cause de ceci, et c’est dommage. D’un autre côté, c’est plaisant de se retrouver face à un livre plus complexe par rapport à d’autres plus simple d’accès. En tout cas, je ne regrette absolument pas ma lecture, bien au contraire.

Bonne lecture.

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Michiko

Je lis, je critique : L’épée de la Providence

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A lire avant : Le Dernier Voeu. Retrouvez ma critique ICI

 

Résumé personnel :

Pour ce deuxième volume, nous suivons Géralt de Riv à travers plusieurs aventures présentées sous la forme de nouvelles. Le ton est très changeant selon les quêtes, on passe d’une chasse au dragon à un intermède développant la relation entre Géralt et Yennefer tout en passant par des événements plus sérieux en lien avec la Providence et les croyances que peuvent avoir les gens vis à vis d’elle. De plus, nous avons de nouveau une nouvelle qui fait référence à un conte assez connu.

Critique :

Ayant lu les nouvelles sur un intervalle assez long, sauf pour les deux dernières, j’ai finalement eu l’impression de lire plusieurs histoires indépendantes et donc plusieurs romans. Le prochain volume sera justement un roman et il me tarde de savoir comment l’auteur traitera cette forme.

En ce qui concerne les nouvelles à proprement dites, elles sont finalement bien différentes et ne suscitent pas les mêmes émotions chez le lecteur, ni les mêmes réactions. La première, par exemple, peut surprendre sur la fin, et cela aurait pu fonctionner sur moi si je n’avais pas été spoilée par une carte du jeu de Gwynt du jeu vidéo The Witcher 3. Toutefois, cela m’aura permis de rencontrer des personnages fort sympathiques et d’autres plus détestables. De plus, j’ai bien apprécié la conversation et les débats qu’il y a pu avoir entre les différents protagonistes et Géralt, autour des dragons, s’il fallait les tuer ou non. En plus d’être intéressant, cela apportait une dimension nouvelle à l’univers et aux protagonistes, renforçant le côté réaliste de l’oeuvre (indépendamment de son caractère fantastique).

La troisième nouvelle était elle aussi plutôt amusante dans l’ensemble, ce qui contrastait beaucoup avec les nouvelles Eclat de Glace et Une once d’abnégation, la seconde étant particulièrement émouvante, surtout lors de sa conclusion par Jaskier.

Enfin, les deux dernières nouvelles m’ont permis de croiser deux personnages que j’adore et aussi d’en savoir plus sur Géralt de Riv. Cela m’a permis de l’apprécier d’autant plus. J’ai trouvé amusant certains passages avec Cirilla qui a su se montrer particulièrement peste. Ces deux nouvelles pointent également un discours plus ou moins philosophique autour de la Providence et le décalage entre les croyances des personnages et la réalité apportée par les nouvelles était souvent très amusant bien qu’un peu déconcertant.

Pour ce qui est de la forme, j’ai trouvé que certains moments étaient assez décousus, on passait d’un événement à un autre de manière parfois brutale, ce qui peut être perturbant.

En revanche, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’implicites et de non-dits ce qui fait qu’il y avait des moments où il fallait réfléchir à ce qui avait été dit précédemment et cela change de mes lectures habituelles qui nous expliquent tout. Après, je dois reconnaître qu’en ayant du mal à retenir les noms de certains personnages, j’ai eu un peu de mal.

En tout cas, je vous recommande vivement ces livres !

Bonne lecture.

pal10             
Michiko

Je lis, je critique : Le Dernier Voeu

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Résumé personnel :

Les cheveux blancs, deux épées dans le dos, l’une en fer l’autre en argent, un médaillon représentant une tête de loup dévoilant ses crocs, Géralt de Riv est ce que l’on appelle communément un sortceleur. Il s’agit d’un mutant entraîné dès l’enfance pour le combat qui parcourt les villes et les routes afin de tuer les monstres contre rémunération. Dans un monde peuplé d’elfes, de nains et d’autres créatures en plus des hommes, nous suivons ses aventures qui se présentent sous la forme de nouvelles entrecoupées de scènes qui constituent un fil rouge, où Géralt se retrouve chez la grande Nenneke, une prêtresse chez qui il se soigne et se repose, se remémorant ainsi les aventures que nous lisons.

Critique :

Après avoir découvert la série de jeux vidéos The Witcher, qui est le nom anglais pour sortceleur, je me devais de lire les romans tandis que je découvre l’univers du troisième jeu parce que je suis tombée amoureuse de l’univers de l’auteur et de ses personnages. Je possède d’ailleurs le jeu de plateau The Witcher et je n’attends plus que la sortie du jeu de rôle qui se voit offrir une nouvelle version.

Autant vous le dire tout de suite, ce premier volume est à la hauteur de mes espérances car il a su très vite me combler. On y croise des personnages hauts en couleur comme le célèbre troubadour Jaskier qui a l’art de se retrouver dans le pétrin ou encore Yarpen Zigrin que l’on peut jouer dans le jeu de plateau. Bien entendu, nous faisons la rencontre de Yennefer, une magicienne aussi belle que mystérieuse que l’on retrouve dans le troisième jeu vidéo et que j’avais hâte de découvrir ici. D’ailleurs, si les jeux contiennent de nombreuses références aux romans, de mon côté, j’effectue le chemin inverse en partant des jeux pour saisir les liens avec les romans et c’est assez plaisant. Je comprends ainsi certains détails du jeu grâce aux explications des romans et je vois certains parallèles que l’on peut faire entre les deux, ce qui n’était pas le cas avant.

Les nouvelles permettent d’apporter un bon rythme au livre puisque nous suivons plusieurs quêtes qui sont détaillées mais pas trop non plus, évitant ainsi des longueurs qui nuiraient au recueil qui sert déjà d’exposition.

Ce qui fait la force de la mythologie autour du sortceleur reste, je pense, les nombreuses références voire des réécritures de contes, ou d’autres mythes. Par exemple, la première nouvelle est une réinterprétation très intéressante et même novatrice du conte de Marie LePrince de Beaumont, La Belle et la Bête. Et lorsque l’on sait qu’il s’agit de mon conte préféré, et que l’auteur a bien réussi l’exercice, là et dans d’autres nouvelles, inutile de demander ce que j’ai pensé du roman. En insérant des repères que nous connaissons, des liens avec notre culture, cela permet d’introduire l’univers du sortceleur au nôtre tout en douceur et de manière bien ancrée. Les contes sont ainsi une passerelle entre les deux puisque nous les connaissons, en règle générale, ce qui nous permet d’accepter le reste avec plus de facilité.

J’ai donc adoré lire ce livre, l’écriture de l’auteur reste accessible malgré l’utilisation d’un vocabulaire spécifique que je ne maîtrise pas toujours mais qui me permet ainsi d’enrichir mes connaissances, c’est un très bon recueil, pour ne pas dire roman qui est une source de divertissement à ne surtout pas manquer pour tous les amoureux de l’heroic fantasy. De même que ceux qui, comme moi, ont découvert et aiment l’univers de The Witcher par un autre moyens que le livre, lisez ! Cela vous plaira très certainement.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : La Hyène

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Résumé personnel :

Célia Tallende est une jeune adolescente qui entre au lycée et va bientôt avoir quinze ans. Au lycée, elle fera la rencontre de Johanna et de David, un jeune homme très beau. De l’autre côté, nous avons Tom McPherson, qui est devenu un démon. Rejeté par son Clan qui a pour but de chasser les prêtresse son essence, il finit par emménager en face de chez la jeune fille car celle-ci semble être promise à devenir un être particulier. A ce titre, Tom McPherson a reçu pour mission de veiller sur elle, en attendant que Célia découvre sa véritable nature. Cependant, il semblerait qu’un danger rôde autour d’elle… Tom réussira-t-il sa mission ?

Critique :

La Hyène est un roman que j’avais hâte de découvrir, notamment grâce à la couverture que je trouve magnifique. Très court mais très addictif, il ne m’a fallu que deux sessions lecture d’une heure pour en venir à bout. Cependant, sachez que je me suis régalée avec chaque page.

Tout d’abord, nous commençons par un prologue qui nous présente Célia à l’âge de dix-neuf ans. Ce passage m’a vraiment donné envie d’en savoir plus sur cette partie de sa vie et j’ai presque été déçue d’apprendre que ce ne serait pas pour tout de suite. En effet, cette Célia du présent ou du futur me semblait être une personne mature, de celle qui a un vécu qui nous force à grandir plus vite. Mais nous commençons véritablement l’intrigue quatre ans plus tôt.

Et là, je dois reconnaître que j’ai pris un sacré coup de vieux. En effet, Célia rentre au lycée, elle est née en l’an 2000 et va avoir quinze ans, en classe de seconde. Si j’avais l’impression que le lycée n’était pas si loin que cela, me rendre compte que Célia à le même âge que ma petite sœur m’a fait vraiment drôle. Malgré tout, l’héroïne reste suffisamment mature et agréable pour ne pas contrarier ma lecture. Ce qui aide pas mal également est la narration à la troisième personne qui permet de suivre d’autres personnages plus adultes. Toutefois, il arrivait que l’on passe très vite d’une scène à l’autre de manière assez brutale, après une astérisque.

Avant de passer à la suite, je voulais venir sur un détail qui a de l’importance, les multiples références que l’on retrouve tout au long de ce roman. En effet, j’ai aimé les retrouver, par exemple Final Fantasy.

Nous avons donc un roman d’urban fantasy trop court à mon goût, avec une écriture fluide qui invite à une lecture rapide de l’ouvrage. Cela est d’ailleurs renforcé par l’absence de descriptions fournies. De plus, l’univers dans lequel l’auteure nous plonge semble prometteur et la fin me donne envie d’en savoir plus. En tout cas, j’ai hâte. De plus, Célia me fait penser à une version plus jeune de Cirilla pour ceux qui connaissent la série de livres et de jeux The Witcher.

C’est donc un roman que j’ai adoré et que je vous recommande, un roman à dévorer dès le lycée, pourquoi pas, et même après.

Bonne lecture.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : Morsure de sang froid

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A lire avant : Les Vampires de Chicago T5 : Morsure en eaux troubles. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Ethan est miraculeusement de retour, ce qui est chose normalement impossible mais tout le monde est trop heureux pour se plaindre de quoi que ce soit. Notre chère héroïne Merit va enfin pouvoir retrouver l’homme de son éternité alors qu’elle pensait devoir en faire le deuil pour toujours. Malheureusement, ces retrouvailles vont devoir attendre puisque sa meilleure amie Mallory, accro à la magie noire, s’est échappée et est partie au Nebraska à la recherche du Maleficium, le livre des sorciers dans lequel est enfermé tout le Mal. Merit et Ethan n’ont pas d’autre choix que de partir à sa recherche avant qu’elle ne déclenche une nouvelle Apocalypse. Cependant, un autre ennemi plus terrifiant encore et bien plus puissant que Mallory risque de compromettre la sécurité de tous…

Critique :

La première fois que je l’ai lu, je pensais que la série ne comprendrait pas d’autres tomes après le tome 6. Et j’étais bien contente car je trouvais qu’avec le cinquième volume, l’auteur allait bien trop loin, notamment avec la résurrection d’Ethan. Ici, on reste encore dans le domaine du « trop puissant » selon moi mais toutefois, sans basculer dans l’absolu n’importe quoi. Jamais nous n’avons été aussi près de la limite du non-sens. Heureusement, tout connaît une certaine logique dans l’univers mais il est temps après cela de repartir sur quelque chose d’un peu plus terre à terre en dépit de cet univers surnaturel que nous propose la série ou l’auteur.

Cependant, ce roman apporte son lot d’éléments plus que positifs. Par exemple, nous retrouvons Merit beaucoup plus adulte et mature qu’au début et c’est toujours une bonne chose de voir évoluer des personnages, même si c’est en mal, comme Mallory dans le tome précédent par exemple. Même Ethan évolue, ce qui n’est pas une sinécure ! De plus, ce livre permet l’apparition d’un nouveau personnage et d’une nouvelle espèce de surnaturels, de quoi étoffer un peu plus la série.

Ce livre m’a permis de voir mon attachement envers Gabriel et Malik se renforcer et c’est un aspect du livre qui n’est pas négligeable et que j’aime retrouver dans les romans en règle générale. C’est un vrai plaisir de découvrir des personnages secondaires bien travaillés. Il n’y a pas que Merit et Ethan et cela fait du bien.

Enfin, c’est une grosse évolution qui va toucher la Maison Cadogan et c’est cet aspect de l’histoire des Vampires de Chicago que j’aimerais voir se développer un peu plus dans la suite de leurs aventures. Nous verrons bien.

Bonne lecture.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : Morsures en eaux troubles

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A lire avant : Les Vampires de Chicago T4 : Mordre vous va si bien. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Les manifestations anti-vamps sont de plus en plus importantes. Afin d’apaiser l’opinion publique, une loi de fichage des surnaturels risque d’être adoptée. Mais ce n’est pas le pire à Chicago, en effet, le lac Michigan est subitement devenu noir. Seulement, puisqu’il s’agit d’un phénomène surnaturel, les vampires sont aussitôt désignés coupables. Par conséquent, c’est à Merit qu’incombe la lourde tâche qui consiste à régler le problème au plus vite et ce, malgré le drame qui est survenu récemment et qui a bouleversé la Maison Cadogan. Heureusement, elle peut compter sur Jonah et ses amis pour l’aider dans cette quête qui est particulièrement périlleuse.

Critique :

Je n’ai pas pu en parler auparavant, alors c’est le moment. J’étais particulièrement triste à la fin du tome 4. Je ne m’y attendais pas de la part d’un roman de ce genre qui voit tous ses problèmes se résoudre à la fin. Cependant, point positif, Merit ne peut plus douter de son amour, on ne fait pas mieux dans le genre « preuve », même si c’est définitif. Honnêtement, je ne pensais pas que l’auteure tuerait Ethan mais je suis ravie qu’elle ait pris ce parti pris du point de vue scénaristique. Vous l’aurez compris, ce volume était plus difficile à suivre émotionnellement, notamment à cause de certains passages tristes. Mais je vous rassure, Merit ne tombe pas trop dans le pathos et se concentre sur sa nouvelle affaire et ce n’est pas plus mal.

L’avantage de ce tome par rapport aux précédents est que Chloe Neill agrandit son univers en nous permettant de découvrir de nouvelles créatures surnaturelles. Par exemple, nous connaissions déjà les nymphes mais nous découvrons grâce à ce livre une autre créature aquatique. Il en va de même pour les fées, nous en savons plus sur elles, voire même pour les magiciens puisque Mallory développe ses pouvoirs et poursuit son apprentissage. De plus, cela permet de mettre en lumière un nouveau personnage, Simon, même si je ne l’ai pas apprécié sans pouvoir expliquer pourquoi. A propos de nouveaux personnages, nous retrouvons Jonah. Alors, certes, nous l’avons déjà croisé auparavant mais ici, notre attention est plus focalisée sur lui, ce qui nous permet d’en apprendre plus. D’ailleurs, tout comme pour les nouvelles créatures surnaturelles, il est toujours apprécié de découvrir ainsi plus en détails de nouveaux personnages, cela rend l’univers plus ouvert, plus grand, et moins en huis-clos.

Je n’ai pas encore parlé de la Maison Cadogan. J’ai à la fois apprécié et détesté ces moments. En effet, le Presidium de Greenwich met une pression monstrueuse aux vampires Cadogan et donc fatalement, par le pouvoir de l’empathie, j’ai été submergée par le stress et la colère suscités par le sentiment d’impuissance qui se déclenche lorsque l’on assiste à une situation injuste et que l’on ne peut pas agir. Cependant, il faut reconnaître que scénaristiquement parlant, j’ai su apprécier cette épreuve supplémentaire qui est tombée à point nommé.

Enfin, je dirai un mot sur la conclusion du roman. Sans vous dévoiler quoi que ce soit, j’ai été ravie de la fin du roman mais je dois reconnaître que je l’ai trouvée irréaliste, ce qui a tendance à me décevoir. Malgré tout, Les Vampires de Chicago reste une série que j’apprécie énormément et que je continue de lire avec grand plaisir.

Bonne lecture.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : Mordre n’est pas jouer

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A lire avant : Les Vampires de Chicago T2 : Petites Morsures entre amis. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Gabriel Keene, le chef des Meutes des Grandes Plaines, l’alpha de tous les alpha des métamorphes, est arrivé à Chicago. Il envisage d’organiser une convention afin de déterminer si les meutes doivent rester chez eux ou s’ils partent tous pour Aurora, en Alaska. Cette question, motivée par le fait que les humains connaissent l’existence des vampires, soit être réglée par la voie démocratique, comme c’est le cas dès qu’il s’agit de prendre une décision importante pour tous. Mais comme cette question divise, Gabriel Keene fait appel à Ethan et Merit afin d’assurer sa sécurité. Cependant, il s’agit avant tout de chercher à apaiser la haine qui oppose ces deux races surnaturelles. Pour Ethan, le vampire stratège et Maître de la maison Cadogan, c’est surtout une chance unique et historique d’avoir les métamorphes pour alliés dans la guerre qui ne manquera pas d’éclater bientôt entre les humains et les vampires.

Critique :

Et si je vous dit qu’une fois de plus, à l’heure où j’écris ces lignes, le tome 4 est déjà en cours de lecture ? Je suis retombée dans cette frénésie qui m’empêche de m’arrêter de lire et cela fait du bien, même s’il est difficile de faire des pauses pour travailler.

Avec ce troisième tome, j’étais en totale immersion. Merit ne me ressemble pas physiquement et ces différences ont tendance à me renvoyer à ma condition de simple lectrice. Là, non, j’étais Merit et j’avais beau savoir ce qui allait arriver dans les prochains tomes, je n’ai pas pu m’empêcher de me prendre tous les ascenseurs émotionnels disponibles. Ce tome est riche en émotions, bonnes ou mauvaises et il est loin de nous rendre indifférents.

En dehors de cela, il s’agit d’en savoir plus sur les métamorphes que j’ai aimé redécouvrir. En effet, ils ont une philosophie et une utilisation de la magie très éloignée de celle des vampires et ce n’est pas plus mal de changer d’environnement. J’ai pu aussi faire le lien avec les loups-garous d’autres romans mais cela est différent. En effet, ce que j’ai apprécié c’est qu’il n’y a pas uniquement des loups. Les métamorphes sont des êtres humanoïdes pouvant se transformer en un animal qui est le même pour toute la famille mais qui, du coup, n’est pas obligatoirement un loup.

Pour en revenir à Merit, elle me plaît énormément et j’adore toujours autant son rapport à la nourriture. Aucun doute, chaque fois que j’ouvre le livre, j’ai envie de partir à Chicago pour manger une pizza chez Saul’s ou encore les autres spécialités que l’on peut retrouver dans cette ville.

C’est donc un tome instructif sur l’univers de Chloe Neill mais c’est également une bombe qui risque d’exploser dans votre cœur.

Bonne lecture.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : Petites Morsures entre amis

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A lire avant : Les Vampires de Chicago T1 : Certaines mettent les dents. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Après la découverte de l’existence des vampires les humains ont été mortifié d’apprendre que Célina, la Maîtresse de la Maison Navarre avait orchestré la série de meurtres qui a bien failli avoir raison de Merit et qui a d’ailleurs conduit cette dernière à devenir une vampire. Depuis, l’opinion publique a fortement changé, paradoxalement, puisque les vampires sont devenus officiellement des stars. Mais une connaissance de l’ancienne vie de Merit revient avec des informations compromettantes à propos d’activités douteuses de certains vampires. Cela va donc être à Merit, Sentinelle de la maison, de découvrir le fond de l’affaire en commençant par reprendre le contact avec son ancien monde, tout cela en jonglant avec deux Maîtres vampires aussi beaux qu’insupportables.

Critique :

Donc nous y voilà, je me lance officiellement dans la relecture de cette série comme je l’avais fait pour les Mercy Thompson et Alpha et Omega. Autant vous le dire tout de suite, je me régale, et à l’heure où j’écris ces lignes, je suis déjà arrivée à la moitié du tome 3.

Si j’éprouve beaucoup de sympathie pour Lindsey, une des gardes de Cadogan ainsi que Luc par exemple, le chef de la Garde, je regrette que Merit ne développe pas plus de liens au moins avec ses collègues à crocs. En effet, j’aurai aimé en apprendre davantage à leur sujet et je me doute que ceux qui l’ont lu devineront pourquoi. Mais ce point soulève tout de même un problème récurrent dans ce genre de roman, l’importance de développer de l’empathie ou de l’attachement envers des personnages même s’ils n’apporteront pas grand chose pas la suite.

Pour ce qui est du scénario, il s’agit d’une enquête somme toute classique mais l’embarras de Merit qui doit replonger dans le monde de la haute société, monde qu’elle abhorre plus que tout, vaut le détour.

Ce qui vaut également le détour reste le triangle entre Ethan, Merit et Morgan, qui m’a donné l’occasion de rire de certaines situations. Cependant, je vous rassure, l’auteure n’est pas du genre à faire durer cette situation trop longtemps donc ennemis du triangle, tentez le coup tout de même !

En revanche, je suis très déçue de l’évolution de la relation entre Mallory et Merit. Je dois reconnaître que je ne suis toujours pas convaincue. En dehors de cela, je trouve que le personnage de Merit est très réaliste, le côté surnaturel mis à part, de même que certains passages de leur vie qui nous sont apportés avec une touche d’humanité qui est toujours agréable à retrouver.

Et pour ceux qui auraient lu le premier tome et n’auraient pas encore commencé le deuxième, la fin vaut vraiment le détour !

Bonne lecture.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : Entre Chien et Loup

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A lire avant : Alpha et Omega T3 : Jeu de Piste. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Charles et Anna se rendent à Scottsdale en Arizona, chez un chef de meute, Hosteen. Ce dernier appartient à la tribu des Navajo et possède de nombreux chevaux. C’est justement pour en offrir un à Anna pour son vingt-sixième anniversaire que le coupe fait le déplacement. Cependant, si Charles a choisi Scottsdale, c’est également pour faire ses adieux à son très vieil ami Joseph, fils de Hosteen qui a plus de quatre-vingts ans et refuse catégoriquement d’être changé en loup. Mais la ville cache un redoutable faë qui cherche à kidnapper des enfants. Lorsqu’il s’attaque à des membres de la famille de Hosteen, Charles et Anna décident de mener l’enquête, une fois de plus. Seulement, à une époque où faë et humains rejouent la Guerre Froide, l’implication des loups-garous demeure périlleuse.

Critique :

Une fois de plus, je suis très heureuse de vous présenter ce quatrième tome qui confirme que la série a connu un faux départ et qu’elle est maintenant sur les bons rails. Je ne regrette absolument pas d’avoir persévéré.

Pour cet opus, on découvre l’univers des chevaux, que ce soit le dressage, les concours ou d’autres éléments en rapport avec le monde hippique. J’ai eu du mal à tout suivre parce que je ne m’y connais absolument pas mais je suis certaine que les amoureux des chevaux ou les connaisseurs seront ravis de cette ambiance.

J’ai dévoré ce roman et à la fin, je n’avais qu’une envie, lire la suite. Malheureusement, ce ne sera pas avant un petit bout de temps. Au-delà de l’enquête qui est bien menée et dans laquelle on retrouve un personnage que j’adore, c’est intéressant de voir comment vont évoluer les relations entre les humains, les faës et les loups-garous. En effet, c’est très tendu entre les humains et les faës et la question est de savoir quel camp sera soutenu par les loups-garous. Or, ici, Charles, le fils du Marrok, prend clairement position pour les humains contre les faës bien qu’aucune décision officielle n’ait été prise. Cela laisse présager d’éventuelles représailles pour la suite.

Concernant Charles et Anna, leur couple est décidément adorable et un peu moins agaçant qu’au début. Là encore, ce roman laisse présager certaines évolutions pour la suite et j’ai hâte de voir ce qu’il va arriver ensuite et quelles en seront les conséquences.

Je réitère mes propos, si vous ne connaissez toujours pas cette série et que vous aimez l’univers de Mercy Thompson ou celui de la bit-lit / urban fantasy, lancez-vous, vous ne regretterez pas la lecture des romans de Patricia Briggs !

En attendant, il va falloir s’armer de patience car le prochain tome, qui sera la suite de Mercy Thompson, ne sortira pas avant un trop long moment.

Bonne lecture.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : La Marque du Fleuve

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A lire avant : Mercy Thompson T5 : Le Grimoire d’Argent. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Mercedes et Adam ont la possibilité de partir en voyage loin de la meute et en règle générale, loin des problèmes. Du camping en amoureux, quoi de mieux pour renforcer leur couple et profiter de leur relation en toute intimité ? Cependant, il semblerait que la destination n’ait pas été idéale s’ils voulaient éviter les ennuis surnaturels à résoudre. En effet, dans la Columbia vit une créature dangereuse dont il va bien falloir s’occuper. Au moins, Mercy et Adam ne pourront pas se plaindre de la routine dans leur couple ! De plus, ce voyage risque d’en apprendre beaucoup plus à Mercedes sur ses origines amérindiennes…

Critique :

Nous avons vu les vampires et les faes à plusieurs reprises, Patricia Briggs a donc opté pour un autre thème de l’univers des Mercy Thompson, il s’agit ici de la culture amérindienne. Cela a permis d’introduire de nombreux personnages et de développer beaucoup d’éléments autour de Mercy et ainsi de répondre à nos questions. Nous apprenons ainsi pourquoi notre héroïne peut se transformer en coyote, si elle est la seule de son espèce et bien d’autres encore.

Ce volume présente donc un nouveau personnage qui est fascinant de part sa capacité à mettre les autres en danger pour des motifs dérisoires sans vraiment se rendre compte de la dangerosité de ses actes. De plus, ses explications pour justifier cela sont finalement logiques et on accepterait presque ce qu’il fait ce qui est assez impressionnant. Pour les habitués du langage du net, je qualifierai ce personnage de véritable « troll » ce qui le rend drôle, bien qu’à la place de Mercedes, je doute qu’elle partage cet humour puisqu’elle en a fait les frais.

J’ai trouvé ce sixième tome plutôt éprouvant pour mon petit cœur qui a été maltraité pendant la lecture du livre. Il s’agissait d’une relecture donc c’était plus facile à appréhender mais tout de même, ce n’était pas toujours évident.

Cependant, et ce sera mon dernier point, je l’ai trouvé un peu en dessous des autres. Tout d’abord, il ne suit pas le schéma narratif habituel or c’est ce schéma qui rend le livre attrayant, en partie, à mes yeux. Ensuite, on découvre de nouveaux personnages mais ils ne sont pas ceux que nous connaissons d’ordinaire et il est difficile de développer des liens affectifs avec eux. De plus, puisque nous avons presque une sorte de huis clos, Mercy n’interagit avec personne d’autres qu’Adam ou les nouveaux personnages, ce qui a des conséquences sur l’humour qui n’est pas totalement absent mais qui n’est pas aussi présent que dans les autres tomes.

Bonne lecture.


Michiko