Je lis, je critique : La Légende des Familias

dan-machi

Lu en 2016

Résumé personnel :

Bell Cranel est un jeune homme qui rêve d’aventures. A la mort de son grand-père, il décide d’entrer dans la grande ville afin de devenir un aventurier. Tous les aventuriers peuvent intégrer une familia qui est dirigée par un dieu ou une déesse. En échange d’offrandes, les dieux peuvent apporter des bénédictions aux aventuriers. Bien que certaines familias soient plus célèbres que d’autres comme la familia de Loki par exemple, les pouvoirs divins sont les mêmes. Bell a donc décidé lui aussi de rejoindre une familia, celle de la déesse Hestia. Malheureusement, il en est l’unique membre. Mais si Bell est devenu un aventurier de niveau 1, c’est aussi pour rencontrer des filles et pouvoir obtenir des faveurs de ces dernières en leur sauvant la vie. Toutefois, lorsque Bell atterri dans un sous-sol du donjon trop dangereux pour lui, il craint pour sa vie face à un minotaure et alors, sa vie bascule. Il est sauvé par Aiz Wallenstein, la princesse à l’épée de niveau 5, appartenant à la familia de Loki, une aventurière donc très puissante dans une familia importante. Dès lors, Bell décide de modifier ses plans. Désormais, il cherchera à s’améliorer et à devenir plus fort, afin de se mesurer à elle de sorte de pouvoir conquérir son cœur.

Critique :

J’ai mis beaucoup (trop) de temps à le lire et à rédiger ma critique mais cela ne signifie pas que je n’ai pas apprécié ma lecture pour autant. Certes, le début du roman nous dépeint Bell Cranel qui est l’adolescent typique de la littérature japonaise, c’est-à-dire qu’il est obsédé par les représentants du sexe féminin et cela a tendance à m’agacer. Par certains côtés, j’ai pensé à Love Hina où l’on retrouve également un adolescent en âge d’être attiré par les femmes tout en étant totalement ignorant des choses liées au sexe, se retrouvant lâché au milieu de femmes plus matures de ce côté-ci et, bien entendu, attirées par lui.

J’admets que ce côté-ci de l’histoire ne m’a pas trop attirée, mais je dirais que cela tient plus de la culture puisque le thème reste classique voire récurrent dans la culture japonaise, du moins de ce que j’ai eu l’occasion de lire.

Comme j’ai eu du mal à me plonger dedans suite à ce problème, j’ai dû le laisser de côté. J’ai repris ma lecture un peu par hasard quelques mois plus tard puisqu’entre temps j’ai été malheureusement très occupée. Sincèrement, je suis bien contente d’avoir repris ma lecture puisque finalement, je ressors de cette lecture plutôt ravie.

Ce que j’ai bien aimé dans ce light novel, c’est qu’il est en lien avec l’esprit des jeux vidéos RPG (jeux de rôles), dans les univers médiévaux, tout comme les autres light novel de la maison d’éditions que j’ai eu l’occasion de lire. Cela étant, ce livre-ci demeure particulier. On garde les statistiques du personnage, les combats, l’ambiance, nous suivons les personnages au sein de l’univers mais là où c’est différent, c’est qu’il ne s’agit pas d’une expérience de réalité virtuelle qui a mal tourné, il ne s’agit pas d’un joueur de notre « monde » qui se retrouve dans un univers médiéval, là, les personnages ont une existence propre. C’est d’ailleurs nous lecteur, qui faisons le lien entre les explications des personnages et le monde du jeu vidéo. J’ai trouvé cela inédit, pour moi en tout cas, et assez amusant dans l’ensemble de transposer ainsi l’univers du livre avec celui du jeu vidéo. Cela permet donc de faire des parallèles et de se poser de nombreuses questions.

Du point de vue de l’histoire, je crois que le plus fascinant dans ce livre, c’est la capacité à être accrochée au livre alors qu’il n’y a pas grand-chose. J’écris cela sans ironie mais je me suis rendue compte au fil de ma lecture, que le livre n’apportait aucune quête définie. On avance dans le quotidien de Bell, on suit parfois d’autres personnages mais au fond, aucun enjeu ne transparaissait, au contraire, on suivait avant tout le quotidien du héros. Paradoxalement, cela m’a plu. Généralement, on suit le héros qui est face à un problème et qui tente de le résoudre et à la fin du livre, on a la résolution du problème. Finalement, on ne suit jamais le quotidien du personnage ou bien alors par petites touches. Là, au contraire, on suit son quotidien, ses combats dans le Donjon, etc. et cela avait un côté plutôt rafraichissant, les pages se sont tournées toute seules.

En fin de compte, l’histoire a véritablement commencé vers la fin de ce light novel, comme si celui-ci n’avait été qu’une longue exposition, celle de l’univers et celle du personnage principal. Bien entendu, peut-être que cela ne plaira pas à tous mais pour le coup, j’avoue que j’ai bien aimé. De plus, par moments, nous suivons brièvement d’autres personnages, ce qui permet d’en savoir plus sur ce qu’il se passe au-delà du personnage principal, permettant ainsi de nous donner envie d’en savoir plus et donc de lire les tomes suivants.
En résumé, il s’agit donc d’un très bon divertissement qui change légèrement de l’ordinaire, idéale entre deux grosses lectures.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Log Horizon

1507-1

Résumé personnel :

Shiroe, qui signifie « blanc » en japonais, est une jeune homme adepte d’un jeu vidéo. Il s’agit d’un MMORPG, un jeu de rôle multi-joueurs en ligne, appelé « Elder Tale ». Il est plongé dans un univers fantasy. L’effervescence est importante autour de ce jeu puisqu’une nouvelle version du jeu voit le jour. Mais, contre-toute attente, Shiroe et des milliers d’autres joueurs se retrouvent propulsés à l’intérieur du jeu, « pour de vrai ». Les règles sont simples, les joueurs incarnent leur avatar, ce qui demande un temps d’adaptation, au sein de Elder Tale. S’ils meurent, ils ressuscitent à la cathédrale de leur ville principale. Personne ne sait comment quitter le jeu ni comment tous se sont retrouvés ici. D’ailleurs, personne ne sait où ce « ici » se situe…

Critique :

Après avoir lu Sword Art Online, j’ai eu peur de lire le même roman puisque le sujet initial est globalement le même. Pourtant, si le thème est similaire, des joueurs qui se retrouvent coincés dans une réalité virtuelle l’enjeu est totalement différent. Ici, on ne peut pas mourir et il n’y a aucune règle. On a donc des guildes plus ou moins puissantes, des joueurs indépendants et tout le monde vit en totale anarchie.

L’enjeu ici n’est donc pas pour Shiroe et les autres de chercher à sortir du jeu ou de comprendre véritablement ce qu’il se passe mais de faire en sorte que les plus faibles soient protégés, les PNJ (Personnages Non Joueurs) aussi. Il s’agit donc de fonder une nouvelle société à partir de rien et je trouve cet aspect de ce light novel très bien pensé. Ce premier tome est donc excellent et pousse à la réflexion. Je dois reconnaître que j’ai confronté certaines de mes idées ou opinions à ce que les personnages ont pu proposer et ainsi, ma pensée sur le sujet a évolué.

Concernant les personnages, j’ai passé un agréable moment avec eux, même si parfois, j’ai été désarçonnée par le comportement de certains qui me rappelaient que nous n’appartenons pas à la même culture. En effet, que penser de Naotsugu, un garçon très gentil au demeurant mais dont le sujet de prédilection n’est autre que les « petites culottes des filles ». Par moment, ces allusions plus ou moins subtiles apportaient de la lourdeur et m’empêchaient de véritablement apprécier le personnage dans toute sa globalité, ce qui est vraiment dommage. En revanche, j’ai adoré Akatsuki qui incarne le genre de personnage que j’aurai adoré jouer dans ce jeu.

Quoi qu’il en soit, à mon sens, le véritable intérêt de ce light novel comparé à Sword Art Online par exemple, reste tout le processus mis en place pour accéder à une société paisible. L’auteur pose ainsi de véritables questions auxquelles on ne pense pas toujours. C’est donc un roman que je vous recommande chaudement si vous aimez l’univers fantasy ou les histoires de personnes coincées dans des jeux vidéos ou tout simplement si vous voulez réfléchir en douceur sur le sujet.

Bonne lecture.

Michiko