Je lis, je critique : Permis de mordre

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A lire avant : Les Vampires de Chicago T6 : Morsure de sang froid. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

C’est donc officiel, la Maison Cadogan a pris la décision de se soustraire à la tyrannie du Presidium de Greenwich dirigé par Darius. En effet, au lieu de protéger les vampires de la Maison, ces derniers ont plutôt estimé que Darius n’avait pas rempli son rôle. Ainsi, Ethan et ses vampires vont devenir des Solitaires d’un nouveau genre. Afin de mieux s’intégrer, Merit, en sa qualité de Présidente du Comité des Fêtes, un poste-punition, organise donc une fête afin de permettre aux Solitaires et aux Vampires Cadogan de se découvrir mutuellement et d’apprendre ainsi à mieux se connaître. Mais c’est malheureusement l’occasion pour Noah Beck, le porte-parole des Solitaires de parler de deux des « siens », Eve et Oliver qui ont mystérieusement disparu. Mais le pire reste à venir puisque Merit va devoir faire un bon accueil à Lacey Sheridan. Cette dernière, toujours amoureuse d’Ethan, va-t-elle devenir un danger pour leur couple ?

Critique :

Il s’agit de ma dernière relecture de la série. Inutile de préciser que je suis totalement accro à Merit et aux Vampires de Chicago. On tourne le dos aux éléments surnaturels trop puissants et on revient aux sources, en se concentrant sur une enquête un peu plus « classique », et cela fait du bien de faire une pause. C’est décidément le genre d’urban fantasy que j’aime, des vampires, des enquêtes, de l’humour et une héroïne féminine (au sens de fille).

En revanche, la Maison vit avec une épée de Damoclès au-dessus de sa tête et il est difficile de ne pas ressentir la tension générée par cette situation. L’auteur a su retransmettre l’ambiance générale et c’est une bonne chose. Néanmoins, ce tourbillon de sentiments était trop violent pour moi. Il ne faut plus faire venir des personnages aussi détestables et méprisables dans les romans. C’est dangereux pour l’objet livre qui risque de finir déchiqueté. J’avais eu le même souci avec un tome de Mercy Thompson. Toute l’empathie que le lecteur éprouve pour le personnage principal finit inévitablement par se retourner contre lui. Ce fut mon cas et cela était douloureux de ne pas pouvoir intervenir. Je ne le répéterai sans doute jamais assez mais je déteste Lacey Sheridan. Au plus au point. Plus que Célina, Morgan, Dominique, Darius, Diane Kowalczic… même Amber était moins détestable que cette « Reine des Glaces » comme l’appelle Lindsey.

Cela est facile de détester un ennemi reconnu comme tel. Il y a des soutiens de la part de tout le monde, il n’y a pas de doute à avoir sur lui ou elle, c’est presque une caricature, un stéréotype du méchant. Là, c’est différent, les personnages comme Lacey ne sont pas véritablement des ennemis mais des antagonistes du personnage principal, Merit, en l’occurrence et par conséquent, tout le monde ne pense pas de la même manière, les soutiens ne sont pas forcément présents et pire encore, il y a un risque pour que ce soit le personnage principal qui passe pour l’ennemi, un peu comme les chats siamois dans la Belle et le Clochard. C’est la frustration ultime pour le lecteur.

En résumé, vous l’aurez compris, il s’agit donc d’un roman éprouvant émotionnellement mais un savant mélange entre actions et intrigues politiques.

Bonne lecture.

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Michiko

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Je lis, je critique : Morsure de sang froid

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A lire avant : Les Vampires de Chicago T5 : Morsure en eaux troubles. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Ethan est miraculeusement de retour, ce qui est chose normalement impossible mais tout le monde est trop heureux pour se plaindre de quoi que ce soit. Notre chère héroïne Merit va enfin pouvoir retrouver l’homme de son éternité alors qu’elle pensait devoir en faire le deuil pour toujours. Malheureusement, ces retrouvailles vont devoir attendre puisque sa meilleure amie Mallory, accro à la magie noire, s’est échappée et est partie au Nebraska à la recherche du Maleficium, le livre des sorciers dans lequel est enfermé tout le Mal. Merit et Ethan n’ont pas d’autre choix que de partir à sa recherche avant qu’elle ne déclenche une nouvelle Apocalypse. Cependant, un autre ennemi plus terrifiant encore et bien plus puissant que Mallory risque de compromettre la sécurité de tous…

Critique :

La première fois que je l’ai lu, je pensais que la série ne comprendrait pas d’autres tomes après le tome 6. Et j’étais bien contente car je trouvais qu’avec le cinquième volume, l’auteur allait bien trop loin, notamment avec la résurrection d’Ethan. Ici, on reste encore dans le domaine du « trop puissant » selon moi mais toutefois, sans basculer dans l’absolu n’importe quoi. Jamais nous n’avons été aussi près de la limite du non-sens. Heureusement, tout connaît une certaine logique dans l’univers mais il est temps après cela de repartir sur quelque chose d’un peu plus terre à terre en dépit de cet univers surnaturel que nous propose la série ou l’auteur.

Cependant, ce roman apporte son lot d’éléments plus que positifs. Par exemple, nous retrouvons Merit beaucoup plus adulte et mature qu’au début et c’est toujours une bonne chose de voir évoluer des personnages, même si c’est en mal, comme Mallory dans le tome précédent par exemple. Même Ethan évolue, ce qui n’est pas une sinécure ! De plus, ce livre permet l’apparition d’un nouveau personnage et d’une nouvelle espèce de surnaturels, de quoi étoffer un peu plus la série.

Ce livre m’a permis de voir mon attachement envers Gabriel et Malik se renforcer et c’est un aspect du livre qui n’est pas négligeable et que j’aime retrouver dans les romans en règle générale. C’est un vrai plaisir de découvrir des personnages secondaires bien travaillés. Il n’y a pas que Merit et Ethan et cela fait du bien.

Enfin, c’est une grosse évolution qui va toucher la Maison Cadogan et c’est cet aspect de l’histoire des Vampires de Chicago que j’aimerais voir se développer un peu plus dans la suite de leurs aventures. Nous verrons bien.

Bonne lecture.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : Morsures en eaux troubles

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A lire avant : Les Vampires de Chicago T4 : Mordre vous va si bien. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Les manifestations anti-vamps sont de plus en plus importantes. Afin d’apaiser l’opinion publique, une loi de fichage des surnaturels risque d’être adoptée. Mais ce n’est pas le pire à Chicago, en effet, le lac Michigan est subitement devenu noir. Seulement, puisqu’il s’agit d’un phénomène surnaturel, les vampires sont aussitôt désignés coupables. Par conséquent, c’est à Merit qu’incombe la lourde tâche qui consiste à régler le problème au plus vite et ce, malgré le drame qui est survenu récemment et qui a bouleversé la Maison Cadogan. Heureusement, elle peut compter sur Jonah et ses amis pour l’aider dans cette quête qui est particulièrement périlleuse.

Critique :

Je n’ai pas pu en parler auparavant, alors c’est le moment. J’étais particulièrement triste à la fin du tome 4. Je ne m’y attendais pas de la part d’un roman de ce genre qui voit tous ses problèmes se résoudre à la fin. Cependant, point positif, Merit ne peut plus douter de son amour, on ne fait pas mieux dans le genre « preuve », même si c’est définitif. Honnêtement, je ne pensais pas que l’auteure tuerait Ethan mais je suis ravie qu’elle ait pris ce parti pris du point de vue scénaristique. Vous l’aurez compris, ce volume était plus difficile à suivre émotionnellement, notamment à cause de certains passages tristes. Mais je vous rassure, Merit ne tombe pas trop dans le pathos et se concentre sur sa nouvelle affaire et ce n’est pas plus mal.

L’avantage de ce tome par rapport aux précédents est que Chloe Neill agrandit son univers en nous permettant de découvrir de nouvelles créatures surnaturelles. Par exemple, nous connaissions déjà les nymphes mais nous découvrons grâce à ce livre une autre créature aquatique. Il en va de même pour les fées, nous en savons plus sur elles, voire même pour les magiciens puisque Mallory développe ses pouvoirs et poursuit son apprentissage. De plus, cela permet de mettre en lumière un nouveau personnage, Simon, même si je ne l’ai pas apprécié sans pouvoir expliquer pourquoi. A propos de nouveaux personnages, nous retrouvons Jonah. Alors, certes, nous l’avons déjà croisé auparavant mais ici, notre attention est plus focalisée sur lui, ce qui nous permet d’en apprendre plus. D’ailleurs, tout comme pour les nouvelles créatures surnaturelles, il est toujours apprécié de découvrir ainsi plus en détails de nouveaux personnages, cela rend l’univers plus ouvert, plus grand, et moins en huis-clos.

Je n’ai pas encore parlé de la Maison Cadogan. J’ai à la fois apprécié et détesté ces moments. En effet, le Presidium de Greenwich met une pression monstrueuse aux vampires Cadogan et donc fatalement, par le pouvoir de l’empathie, j’ai été submergée par le stress et la colère suscités par le sentiment d’impuissance qui se déclenche lorsque l’on assiste à une situation injuste et que l’on ne peut pas agir. Cependant, il faut reconnaître que scénaristiquement parlant, j’ai su apprécier cette épreuve supplémentaire qui est tombée à point nommé.

Enfin, je dirai un mot sur la conclusion du roman. Sans vous dévoiler quoi que ce soit, j’ai été ravie de la fin du roman mais je dois reconnaître que je l’ai trouvée irréaliste, ce qui a tendance à me décevoir. Malgré tout, Les Vampires de Chicago reste une série que j’apprécie énormément et que je continue de lire avec grand plaisir.

Bonne lecture.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : Mordre vous va si bien

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A lire avant : Les Vampires de Chicago T3 : Mordre n’est pas jouer. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Depuis que les vampires ont dévoilé leur existence aux Humains, ces derniers ont d’abord opté pour l’incrédulité avant d’élever les créatures à crocs au rang de star. Malheureusement, suite au combat qui a opposé les métamorphes d’Adam aux vampires, Gabriel Keene a dû révéler publiquement l’existence de sa race surnaturelle. Par conséquent, les surnaturels sont considérés comme des monstres trop dangereux pour Chicago et doivent donc, selon certains, retourner « d’où ils viennent ». C’est ce que prétend Mc Ketrick par exemple, un homme particulièrement agressif et visiblement dangereux qui voue une haine féroce aux vampires. Merit et les autres vampires doivent donc faire profil bas et montrer patte blanche. Mais cette haine infondée perturbe notre Sentinelle puisqu’elle est née et a grandi à Chicago. Un nouveau coup de massue tombe sur la Maison Cadogan lorsque les rumeurs sur des vampires particulièrement agressifs circulent. Sous la pression du maire, Seth Tate, Merit devra une fois de plus faire son travail de Sentinelle et mener l’enquête.

Critique :

C’est encore un excellent tome qui nous est proposé par Chloe Neill. Il permet, entre autre choses, de développer les possibilités offertes par la Garde Rouge, surtout vis à vis d’un Presidium de Greenwich qui se trouve être de plus en plus détestable.

C’est une constante dans cette série visiblement, mais je trouve Merit très humaine pour une vampire, notamment au niveau de son comportement ainsi que de ses réactions vis à vis d’Ethan conservent une certaine logique, que l’on soit d’accord ou non avec elle. Face à un vampire vieux de quatre siècles, cela crée forcément des tensions et c’est un pur régal de les voir se battre, se séparer et se rapprocher pour mieux se séparer ensuite. C’est aussi sacrément frustrant pour nous en tant que lecteur mais cela reste intéressant à suivre.

Ce quatrième tome confirme également mon avis de plus ne plus négatif sur ce cher Morgan qui, n’ayons pas peur des mots, est vraiment pénible et mériterait le titre de « grosse andouille de l’année ». J’espère que son comportement va changer et qu’il va s’améliorer parce que pour le moment, il est plutôt pénible. Comme dirait Ethan, il est très humain et, de la part d’un vampire, c’est assez fâcheux.

Même si ce livre est tout aussi génial que les autres, je dois reconnaître que j’ai été frustrée sur un élément du roman. En effet, il s’agit d’un mystère qui m’a paru évident alors qu’il a demandé du temps à Merit et les autres pour le résoudre. Certes je l’avais déjà lu mais à la première lecture, j’avais ressenti le même problème. Pour moi, cela me semblait évident, comme si l’auteur avait indiqué la réponse avec une grosse pancarte illuminée et lire des pages entières sur les réflexions des personnages à plusieurs reprises dans le roman alors que l’on est certain de la réponse, c’est plutôt désagréable comme sensation. On voudrait juste vérifier pour savoir si on a bon et avancer.

Cependant, pour celles et ceux qui ne l’ont pas encore lu ou qui hésitent à poursuivre après le tome 3, c’est aussi l’occasion de l’introduction d’un nouveau personnage mais surtout, sachez simplement que la fin révèle une grosse surprise qui permettra à la série de prendre un nouveau tournant.

Bonne lecture.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : Mordre n’est pas jouer

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A lire avant : Les Vampires de Chicago T2 : Petites Morsures entre amis. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Gabriel Keene, le chef des Meutes des Grandes Plaines, l’alpha de tous les alpha des métamorphes, est arrivé à Chicago. Il envisage d’organiser une convention afin de déterminer si les meutes doivent rester chez eux ou s’ils partent tous pour Aurora, en Alaska. Cette question, motivée par le fait que les humains connaissent l’existence des vampires, soit être réglée par la voie démocratique, comme c’est le cas dès qu’il s’agit de prendre une décision importante pour tous. Mais comme cette question divise, Gabriel Keene fait appel à Ethan et Merit afin d’assurer sa sécurité. Cependant, il s’agit avant tout de chercher à apaiser la haine qui oppose ces deux races surnaturelles. Pour Ethan, le vampire stratège et Maître de la maison Cadogan, c’est surtout une chance unique et historique d’avoir les métamorphes pour alliés dans la guerre qui ne manquera pas d’éclater bientôt entre les humains et les vampires.

Critique :

Et si je vous dit qu’une fois de plus, à l’heure où j’écris ces lignes, le tome 4 est déjà en cours de lecture ? Je suis retombée dans cette frénésie qui m’empêche de m’arrêter de lire et cela fait du bien, même s’il est difficile de faire des pauses pour travailler.

Avec ce troisième tome, j’étais en totale immersion. Merit ne me ressemble pas physiquement et ces différences ont tendance à me renvoyer à ma condition de simple lectrice. Là, non, j’étais Merit et j’avais beau savoir ce qui allait arriver dans les prochains tomes, je n’ai pas pu m’empêcher de me prendre tous les ascenseurs émotionnels disponibles. Ce tome est riche en émotions, bonnes ou mauvaises et il est loin de nous rendre indifférents.

En dehors de cela, il s’agit d’en savoir plus sur les métamorphes que j’ai aimé redécouvrir. En effet, ils ont une philosophie et une utilisation de la magie très éloignée de celle des vampires et ce n’est pas plus mal de changer d’environnement. J’ai pu aussi faire le lien avec les loups-garous d’autres romans mais cela est différent. En effet, ce que j’ai apprécié c’est qu’il n’y a pas uniquement des loups. Les métamorphes sont des êtres humanoïdes pouvant se transformer en un animal qui est le même pour toute la famille mais qui, du coup, n’est pas obligatoirement un loup.

Pour en revenir à Merit, elle me plaît énormément et j’adore toujours autant son rapport à la nourriture. Aucun doute, chaque fois que j’ouvre le livre, j’ai envie de partir à Chicago pour manger une pizza chez Saul’s ou encore les autres spécialités que l’on peut retrouver dans cette ville.

C’est donc un tome instructif sur l’univers de Chloe Neill mais c’est également une bombe qui risque d’exploser dans votre cœur.

Bonne lecture.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : Petites Morsures entre amis

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A lire avant : Les Vampires de Chicago T1 : Certaines mettent les dents. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Après la découverte de l’existence des vampires les humains ont été mortifié d’apprendre que Célina, la Maîtresse de la Maison Navarre avait orchestré la série de meurtres qui a bien failli avoir raison de Merit et qui a d’ailleurs conduit cette dernière à devenir une vampire. Depuis, l’opinion publique a fortement changé, paradoxalement, puisque les vampires sont devenus officiellement des stars. Mais une connaissance de l’ancienne vie de Merit revient avec des informations compromettantes à propos d’activités douteuses de certains vampires. Cela va donc être à Merit, Sentinelle de la maison, de découvrir le fond de l’affaire en commençant par reprendre le contact avec son ancien monde, tout cela en jonglant avec deux Maîtres vampires aussi beaux qu’insupportables.

Critique :

Donc nous y voilà, je me lance officiellement dans la relecture de cette série comme je l’avais fait pour les Mercy Thompson et Alpha et Omega. Autant vous le dire tout de suite, je me régale, et à l’heure où j’écris ces lignes, je suis déjà arrivée à la moitié du tome 3.

Si j’éprouve beaucoup de sympathie pour Lindsey, une des gardes de Cadogan ainsi que Luc par exemple, le chef de la Garde, je regrette que Merit ne développe pas plus de liens au moins avec ses collègues à crocs. En effet, j’aurai aimé en apprendre davantage à leur sujet et je me doute que ceux qui l’ont lu devineront pourquoi. Mais ce point soulève tout de même un problème récurrent dans ce genre de roman, l’importance de développer de l’empathie ou de l’attachement envers des personnages même s’ils n’apporteront pas grand chose pas la suite.

Pour ce qui est du scénario, il s’agit d’une enquête somme toute classique mais l’embarras de Merit qui doit replonger dans le monde de la haute société, monde qu’elle abhorre plus que tout, vaut le détour.

Ce qui vaut également le détour reste le triangle entre Ethan, Merit et Morgan, qui m’a donné l’occasion de rire de certaines situations. Cependant, je vous rassure, l’auteure n’est pas du genre à faire durer cette situation trop longtemps donc ennemis du triangle, tentez le coup tout de même !

En revanche, je suis très déçue de l’évolution de la relation entre Mallory et Merit. Je dois reconnaître que je ne suis toujours pas convaincue. En dehors de cela, je trouve que le personnage de Merit est très réaliste, le côté surnaturel mis à part, de même que certains passages de leur vie qui nous sont apportés avec une touche d’humanité qui est toujours agréable à retrouver.

Et pour ceux qui auraient lu le premier tome et n’auraient pas encore commencé le deuxième, la fin vaut vraiment le détour !

Bonne lecture.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : Entre Chien et Loup

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A lire avant : Alpha et Omega T3 : Jeu de Piste. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Charles et Anna se rendent à Scottsdale en Arizona, chez un chef de meute, Hosteen. Ce dernier appartient à la tribu des Navajo et possède de nombreux chevaux. C’est justement pour en offrir un à Anna pour son vingt-sixième anniversaire que le coupe fait le déplacement. Cependant, si Charles a choisi Scottsdale, c’est également pour faire ses adieux à son très vieil ami Joseph, fils de Hosteen qui a plus de quatre-vingts ans et refuse catégoriquement d’être changé en loup. Mais la ville cache un redoutable faë qui cherche à kidnapper des enfants. Lorsqu’il s’attaque à des membres de la famille de Hosteen, Charles et Anna décident de mener l’enquête, une fois de plus. Seulement, à une époque où faë et humains rejouent la Guerre Froide, l’implication des loups-garous demeure périlleuse.

Critique :

Une fois de plus, je suis très heureuse de vous présenter ce quatrième tome qui confirme que la série a connu un faux départ et qu’elle est maintenant sur les bons rails. Je ne regrette absolument pas d’avoir persévéré.

Pour cet opus, on découvre l’univers des chevaux, que ce soit le dressage, les concours ou d’autres éléments en rapport avec le monde hippique. J’ai eu du mal à tout suivre parce que je ne m’y connais absolument pas mais je suis certaine que les amoureux des chevaux ou les connaisseurs seront ravis de cette ambiance.

J’ai dévoré ce roman et à la fin, je n’avais qu’une envie, lire la suite. Malheureusement, ce ne sera pas avant un petit bout de temps. Au-delà de l’enquête qui est bien menée et dans laquelle on retrouve un personnage que j’adore, c’est intéressant de voir comment vont évoluer les relations entre les humains, les faës et les loups-garous. En effet, c’est très tendu entre les humains et les faës et la question est de savoir quel camp sera soutenu par les loups-garous. Or, ici, Charles, le fils du Marrok, prend clairement position pour les humains contre les faës bien qu’aucune décision officielle n’ait été prise. Cela laisse présager d’éventuelles représailles pour la suite.

Concernant Charles et Anna, leur couple est décidément adorable et un peu moins agaçant qu’au début. Là encore, ce roman laisse présager certaines évolutions pour la suite et j’ai hâte de voir ce qu’il va arriver ensuite et quelles en seront les conséquences.

Je réitère mes propos, si vous ne connaissez toujours pas cette série et que vous aimez l’univers de Mercy Thompson ou celui de la bit-lit / urban fantasy, lancez-vous, vous ne regretterez pas la lecture des romans de Patricia Briggs !

En attendant, il va falloir s’armer de patience car le prochain tome, qui sera la suite de Mercy Thompson, ne sortira pas avant un trop long moment.

Bonne lecture.

pal10

Michiko

Je lis, je critique : Log Horizon

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Résumé personnel :

Shiroe, qui signifie « blanc » en japonais, est une jeune homme adepte d’un jeu vidéo. Il s’agit d’un MMORPG, un jeu de rôle multi-joueurs en ligne, appelé « Elder Tale ». Il est plongé dans un univers fantasy. L’effervescence est importante autour de ce jeu puisqu’une nouvelle version du jeu voit le jour. Mais, contre-toute attente, Shiroe et des milliers d’autres joueurs se retrouvent propulsés à l’intérieur du jeu, « pour de vrai ». Les règles sont simples, les joueurs incarnent leur avatar, ce qui demande un temps d’adaptation, au sein de Elder Tale. S’ils meurent, ils ressuscitent à la cathédrale de leur ville principale. Personne ne sait comment quitter le jeu ni comment tous se sont retrouvés ici. D’ailleurs, personne ne sait où ce « ici » se situe…

Critique :

Après avoir lu Sword Art Online, j’ai eu peur de lire le même roman puisque le sujet initial est globalement le même. Pourtant, si le thème est similaire, des joueurs qui se retrouvent coincés dans une réalité virtuelle l’enjeu est totalement différent. Ici, on ne peut pas mourir et il n’y a aucune règle. On a donc des guildes plus ou moins puissantes, des joueurs indépendants et tout le monde vit en totale anarchie.

L’enjeu ici n’est donc pas pour Shiroe et les autres de chercher à sortir du jeu ou de comprendre véritablement ce qu’il se passe mais de faire en sorte que les plus faibles soient protégés, les PNJ (Personnages Non Joueurs) aussi. Il s’agit donc de fonder une nouvelle société à partir de rien et je trouve cet aspect de ce light novel très bien pensé. Ce premier tome est donc excellent et pousse à la réflexion. Je dois reconnaître que j’ai confronté certaines de mes idées ou opinions à ce que les personnages ont pu proposer et ainsi, ma pensée sur le sujet a évolué.

Concernant les personnages, j’ai passé un agréable moment avec eux, même si parfois, j’ai été désarçonnée par le comportement de certains qui me rappelaient que nous n’appartenons pas à la même culture. En effet, que penser de Naotsugu, un garçon très gentil au demeurant mais dont le sujet de prédilection n’est autre que les « petites culottes des filles ». Par moment, ces allusions plus ou moins subtiles apportaient de la lourdeur et m’empêchaient de véritablement apprécier le personnage dans toute sa globalité, ce qui est vraiment dommage. En revanche, j’ai adoré Akatsuki qui incarne le genre de personnage que j’aurai adoré jouer dans ce jeu.

Quoi qu’il en soit, à mon sens, le véritable intérêt de ce light novel comparé à Sword Art Online par exemple, reste tout le processus mis en place pour accéder à une société paisible. L’auteur pose ainsi de véritables questions auxquelles on ne pense pas toujours. C’est donc un roman que je vous recommande chaudement si vous aimez l’univers fantasy ou les histoires de personnes coincées dans des jeux vidéos ou tout simplement si vous voulez réfléchir en douceur sur le sujet.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : La Faille de la Nuit

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A lire avant : Mercy Thompson T7 : La Morsure du Givre. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Jusqu’à présent, Mercy Thompson, mécanicienne pouvant se changer en coyote a dû affronter les pires dangers. Il y a eu les vampires, à de très nombreuses reprises, les faes, tout autant et également une créature particulièrement monstrueuse qui a bien failli lui coûter la vie ou ses jambes puisqu’elle a fini en fauteuil roulant pendant un bon moment. Côté mécanique, elle également dû affronter pas mal de choses comme des boulons récalcitrants qui ont bien failli lui faire perdre son optimisme légendaire. Mais rien ne pouvait la préparer à ce qu’elle doit affronter pour ce dernier opus publié à ce jour en France. Rien du tout. Et quel est donc ce monstre particulièrement effrayant ? Il s’agit tout simplement de Christy, l’ex-femme d’Adam. Oui. Et bien entendu cela va créer des problèmes qu’il va falloir gérer en parallèle de l’ex petit-ami de la charmante Christy, une personne qui semble très dangereuse.

Critique :

Je vais le dire une fois, histoire que ça sorte une bonne fois pour toutes et ainsi, peut-être que je me retiendrai de le répéter tout au long de ma critique. Je hais Christy. Elle n’a strictement rien pour elle. Il s’agit d’une manipulatrice qui cache son jeu de manière plutôt grossière et le pire c’est que les loups ne voient rien et la soutienne, elle, plutôt que Mercy. C’est tout bonnement injuste. A côté, je trouve Marisilia beaucoup plus sympathique tout simplement parce que la reine de l’essaim ne cache pas sa nature, on sait qui elle est, tout le monde sait qui elle est. Mais Christy, j’ai l’impression qu’il n’y a que Mercy et le lecteur pour voir derrière son masque de fausse perfection. Bref, je déteste Christy. Certes, c’était le but recherché mais sa présence a eu le don de m’agacer.

Le côté positif des choses, c’est que Warren était présent et il est toujours un amour même si, comme les autres, il a fait preuve de tact et d’une légère sollicitude envers l’ex d’Adam par égard pour ce qu’elle traversait. D’autres personnages ont ainsi montré une autre facette de leur personnalité comme Honey que j’apprécie de plus en plus. Même si elle n’est pas toujours très gentille, elle est très honnête sur ses sentiments et ne déteste pas Mercy par principe contrairement aux autres, ce qui est encourageant pour la suite des événements.

Adam et Mercedes sont toujours mignons, trop même, ils ont réussi à me faire verser une petite larme…

Patricia Briggs a su recycler sa série en proposant une nouvelle porte vers une partie inédite de son univers ce qui promet de nombreux autres tomes différents ce qui me rassure puisque je dois reconnaître que j’avais peur que la série s’essouffle, ou tourne en rond. Là, entre ce tome et le précédent, j’ai plutôt l’impression que l’auteur a des millions de choses à dire, ce qui implique de très nombreuses aventures pour notre héroïne adorée.

C’est donc un tome que j’ai beaucoup apprécié, de même que la couverture que je trouve très jolie. Daniel Dos Santos, continue comme ça, tu tiens le bon bout !

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : La Morsure du Givre

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A lire avant : Alpha et Omega T3 : Jeu de Piste. Retrouvez ma critique ICI
A lire avant : Mercy Thompson T6 : La Marque du Fleuve. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Mercy Thompson devenue Mercedes Hauptman s’occupe des courses lors du célèbre Black Friday ce qui est une tradition américaine consistant en de grosses soldes dans la nuit du jeudi au vendredi, à minuit, juste après Thanksgiving si je ne me trompe pas. Cela permet aux Américains d’acheter à bas prix des cadeaux de Noël ou d’autres choses. Elle est en compagnie de sa belle-fille Jesse et il y a énormément de monde et notre coyote préférée a un accident de voiture et à partir de là, rien ne va plus. Suite à un étrange message de Bran, Mercy se retrouve dans l’incapacité de joindre qui que ce soit, Adam, Bran, le reste de la meute, personne ne répond. En tant que compagne d’alpha et coyote intrépide, Mercy va de nouveau se confier la tâche de sauver le monde quitte à sacrifier sa propre vie pour les autres.

Critique :

Je commence avec un presque hors-sujet mais je me dois de signaler la sublime couverture du roman qui est de très loin ma préférée. Les premières couvertures n’étaient pas jolies mais elles tendaient à s’améliorer. Finalement, celle-ci surpasse toutes les autres et j’étais étonnée de voir sur la quatrième de couverture que l’illustrateur n’avait pas changé. Il s’agit toujours de Daniel Dos Santos et je suis perplexe quant à ce changement. J’ignore le pourquoi du comment mais autant le signaler.

Comme vous le savez sans doute, j’ai relu la série car ce tome 7 avait mis beaucoup de temps à sortir et entre temps, j’ai arrêté. Je voulais d’abord tout relire dans l’ordre avant de m’attaquer à celui-ci mais je n’ai pu m’y résoudre alors j’ai finalement lu les tomes 7 et 8 avant de reprendre la série dans le bon ordre. Ce petit point est là simplement pour signaler que je n’avais pas tous les éléments en tête lors de ma lecture et donc, j’ai été perdue à plusieurs reprises notamment lors des apparitions de certains personnages totalement absents de ma mémoire.

Malgré une longue absence de Patricia Briggs dans mes lectures, j’ai rapidement retrouvé l’engouement que j’avais connu et j’ai littéralement dévoré ces quelques pages jamais assez nombreuses. Je vous avais fait part de mon inquiétude lors de la lecture du tome 6 qui m’avait un peu déçue. Ici, nous pouvons l’oublier, je retrouve les ingrédients qui avaient fonctionné précédemment ainsi que d’autres choses encore qui le rendent unique.

Ce septième tome est donc une pure merveille, avec un rythme beaucoup plus rapide que le tome précédent mais cette patte de Patricia Briggs qui rappelle, malheureusement, que ses romans ne sont pas sans danger pour les personnages qu’elle n’hésite pas à faire souffrir. Cette fois encore, certains éléments étaient présents pour que je craigne énormément et à juste titre pour Mercy et Adam, ainsi que pour les autres. J’ai lu Mercy Thompson pour me détendre et paradoxalement, pendant la période où je le lisais, il était l’unique source de stress.

En conclusion, La Morsure du Givre est une preuve que même après sept tomes publiés, Patricia Briggs est capable de mettre la barre très haut. La série est géniale et est vraiment à découvrir mais je crois que celui-ci est mon préféré.

Bonne lecture.

Michiko