Je lis, je critique : Polska
13 mai 2012 6 Commentaires
in Critique littéraire, Société des Ecrivains
Résumé personnel :
Plusieurs personnages, des victimes, des bourreaux, des enfants, des mères, des hommes… Un grand mélange, plusieurs récits, tous tournent autour de deux thèmes liés tout en étant bien différents. Il s’agit de la guerre et de la maternité. Mais attention, l’auteur ne vous transporte pas dans n’importe quelle guerre. En effet, chaque récit d’Henry Dubos se situe pendant la période de la seconde guerre mondiale, en Allemagne, en Europe de l’Est… On se doute que chaque histoire se termine mal et c’est exact. Contraste remarquable mais terrible entre les mères qui donnent la vie, la protègent et les hommes qui luttent, s’entretuent. Entre chaque petite histoire, on retrouve des poèmes plus personnels, comme des souvenirs, ainsi que plusieurs photos. Un livre bien étrange.
Critique :
Que dire ? Ce roman me laisse vraiment perplexe. Pour commencer, bien que ce livre se classe dans les inclassables, j’aurai eu tendance à le considérer comme un recueil de nouvelles puisqu’il s’agit bien de petits récits, donc de nouvelles. Cependant, l’auteur y a ajouté des poèmes. Il y a également des photos, des dessins, ils ne choquent pas, sont tout public mais je n’y reviendrai pas car j’ai eu du mal à comprendre. C’est pourquoi je le garde en « roman » mais comme je vous l’ai dit, en « inclassable ».
Commençons par les nouvelles. Comme l’intégralité du roman, elles sont étranges, au premier abord. Et puis on commence à se faire une idée de l’auteur bien qu’il soit demeuré un mystère me laissant avec beaucoup de questions sur lui, son histoire, sa personnalité. Au début, on ne comprend pas trop où il veut en venir, ce qu’il cherche à nous faire passer comme message. On relit les nouvelles et puis, une illumination. Chaque nouvelle se termine mal comme annoncé dans la quatrième de couverture mais je dois reconnaître que j’ai adoré. C’était émouvant de suivre la vie des personnages, la sympathie pour eux était inévitable. Savoir à l’avance que cela finira mal est un plus, on cherche à deviner, anticiper et même à espérer… Malgré tout, la chute nous étonne, nous énerve. Faire intervenir les mères et leurs enfants nous fait oublier la guerre comme étant une lutte entre soldat et crée en nous un sentiment de révolte d’injustice. Henry Dubos dénonce les vrais problèmes liés à la guerre et l’Allemagne nazie.
Je dois reconnaître qu’au début j’étais sceptique et puis finalement je me suis laissée entraînée. J’ai vraiment adoré même si j’ai eu un peu de mal à comprendre certaines histoires. Mais rassurez-vous, l’auteur ne nous laisse pas trop dans le flou.
Passons aux poèmes à présent. J’ai eu beaucoup de mal à comprendre. On a la réelle impression que l’auteur divague, j’ai eu beaucoup de mal à saisir le sens de ses mots. Certaines phrases étaient logiques, j’arrivais à comprendre leur sens mais d’autres… impossible. Il n’y avait aucune rime, pas vraiment de sonorités harmonieuses ni de mélodie dans ses mots. C’est comme si tout d’un coup, l’auteur se rappelait quelque souvenirs très flous et qu’il tentait de les décrire. Mais comme nous ne sommes pas dans sa tête, nous ne pouvons pas tout comprendre, c’est indéniable.
Vers la fin, ses souvenirs m’ont semblé moins flous, moins incohérents. Est-ce parce que c’était le cas ou parce que j’ai réussi à mieux le comprendre au fil des textes ? Je l’ignore. En tous cas, j’aimerais beaucoup le rencontrer parce que j’ai quelques questions à lui poser.
Par exemple, celles-ci : Vos poèmes reflètent-ils de vrais souvenirs ? Avez-vous vraiment vécu cela ? Et qu’avez-vous vécu concrètement ?
Pour information, l’auteur est né aux environs de 1942-1943 et il a été trouvé.
En résumé, un livre intrigant qui m’a rendu perplexe.
Je tiens à remercier Publibook, les Éditions Société des Ecrivains et Janyce pour ce partenariat.
Bonne lecture.
Je lis, je critique : L’appel de la lune
04 mai 2012 8 Commentaires
in Critique littéraire, Lecture Commune, Milady
Résumé personnel :
A première vue, le moins qu’on puisse dire de Mercy Thompson, c’est qu’elle n’est pas une fille ordinaire. C’est une mécanicienne dure à cuire qui ne se laissera pas marcher sur les pieds, pas même par son voisin loup-garou. Car oui, Mercy Thompson trempe dans le surnaturel en plus du cambouis et de l’huile de moteur. Entre un ancien patron faë, des voisins loups garous, un client vampire, et une sorcière très puissante qui rôde dans le coin, on a de quoi se poser des questions sur ce qu’elle pourrait bien nous cacher d’autre, sur sa véritable nature par exemple. Car comme elle le dit dans la quatrième de couverture « je ne suis pas tout à fait humaine ». Mais l’arrivée d’un jeune garçon dans son garage pourrait remettre à plus tard nos questions sur elle ou ses fréquentations. Et lorsqu’elle se retrouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d’enlèvement, Mercy Thompson nous révèle alors ses meilleurs talents pour notre plus grand plaisir.
Critique :
Avant de démarrer ma lecture, j’étais partie sur bien des aprioris concernant ce premier tome. On me l’avait toutefois fortement recommandée et je me suis décidée à franchir le pas. Car je dois reconnaître que ma spécialité concerne avant tout les Vampires or l’histoire tourne principalement autour des loups garous comme le laissent suggérer le titre ainsi que la couverture du livre. Eh bien je dois reconnaître que j’ai été agréablement surprise par le roman ainsi que par les loups garous qui ont su me séduire presque autant que les vampires que j’aime côtoyer régulièrement.
Patricia Briggs a su gagner sa place parmi mes auteurs de bit-lit favoris grâce à un personnage principal singulier. En effet, Mercy Thompson est une femme de caractère, mécanicienne, elle exerce donc un métier d’homme. Elle pratique également les arts martiaux et ne se laisse pas impressionnée par un quelconque être surnaturel. Sa façon de penser et de parler m’a tout de suite plu, c’est vraiment le genre de fille qu’on aime à suivre dans les romans bit-lit et autant dire que je suis entrée en symbiose avec elle. Ce n’est pas un personnage creux, au contraire, Patricia Briggs a su la rendre vivante, réelle.
Les personnages secondaires ne sont pas en reste et j’ai su apprécier bon nombre d’entre eux. Bien que j’aie eu du mal avec le comportement des loups garous qui resteront toujours à mon sens, moins raffinés que les vampires mais ceci est un avis subjectif. Certains personnages m’ont fait rire (Jesse pour ne citer qu’elle), d’autres ont suscité ma compassion tandis que certains restaient énigmatiques notamment à cause de l’enquête. Les descriptions des lieux et des personnages m’ont permis de bien visualiser la scène comme dans un film tout en me laissant de la place pour faire travailler mon imagination. L’histoire était vraiment bien ficelée et l’auteur a su garder un très bon suspense jusqu’au bout, j’ai vraiment eu du mal à comprendre le pourquoi du comment avant les explications finales. Et même lorsque le dénouement est arrivé, l’auteur a su nous révéler bien des surprises.
Cette immersion l’univers de Mercy Thompson a été très facile grâce à ses nombreuses explications. Malgré tout, il nous reste bon nombre de choses à apprendre sur le monde créé par Patricia Briggs et j’ai vraiment hâte de les découvrir en lisant la suite des aventures de son personnage principal. En résumé, un premier tome divertissant et qui s’est lu en une journée et une série très prometteuse que je recommande fortement aux amateurs du genre. Quant à moi, j’ai hâte de m’acheter le deuxième tome.
Bonne lecture.
Retrouvez la critique de ma partenaire et amie Freelfe http://freelfe.blogspot.fr/2012/05/mercy-thompson-tome-1-lappel-de-la-lune.html
Je lis, je critique : Résultat du Concours #1
31 mar 2012 3 Commentaires
in Concours, Vie du site
Résultat du Concours #1 :
Mesdames et messieurs,
A 20h, le résultat du tirage au sort a été rendu, et je vous informe que c’est Ghislaine alias bibietgigi qui a remporté ce premier concours!
Elle remporte donc le livre de poche de son choix. Félicitations à toi Ghislaine!
Si vous voulez de nouveaux concours, faites connaître Je lis, je critique autour de vous, suivez-nous sur Twitter et sur Facebook!
Sur ce à la prochaine pour de nouvelles critiques!
Je lis, je critique : Marquise des Ténèbres
28 mar 2012 6 Commentaires
in Critique littéraire, Editions du Petit Caveau
Résumé personnel :
Stella et Corwin se promènent tous deux dans les bois lorsqu’ils tombent sur le corps d’un jeune homme, mort récemment. Il a une rose blanche plantée dans le torse mais, fait encore plus étrange, son corps est entouré d’un pentacle d’une puissance extrême empêchant les Vampires de s’en approcher. Même Stella pourtant à moitié sorcière est incapable d’en faire quoi que ce soit. Ils décident de rentrer au Manoir afin d’en parler à Rodrigue, Prince de Londres. Alors qu’une enquête est ouverte et que d’autres cadavres font surface, la Vampire d’Europe de l’Est va découvrir bon nombre de secrets sur la ville qui la retient prisonnière. Simple pion dans un jeu de séduction et de manipulation, difficile de s’y retrouver pour Stella qui peine à y comprendre quelque chose. Liés à ces morts, des secrets bien gardés et un passé inavouable. Mais qui est donc cette mystérieuse Marquise enfermée dans la Tour de Londres ? Quel lien existe-t-il entre elle, ces meurtres et le Prince de Londres ? Une enquête qui promet d’être riche en surprises et en révélations.
Critique :
Je dois le reconnaître, il s’agit là de mon premier roman d’Ambre Dubois (mais certainement pas le dernier). Fait amusant quand on y pense puisque Marquise des Ténèbres est le troisième tome des Soupirs de Londres et non pas le premier. Cependant, l’histoire est indépendante des autres tomes, beaucoup d’informations et d’explications nous sont données au cours du tome ce qui permet de suivre et de comprendre l’histoire. Je n’ai nullement été gênée de ce côté-là. Je compte bien entendu lire les deux premiers tomes, ce serait une erreur de ne pas le faire. Ambre Dubois joue de sa plume à la perfection. L’univers dans lequel l’auteur nous plonge est étouffant, inquiétant et pourtant il semble tellement réaliste à côté des décors, de l’époque, du lieu…
Un bon travail au niveau de la psychologie des personnages, entre Corwin tellement humain pour un Vampire, Stella qui nous reste accessible à notre logique tout en demeurant une vraie Vampire… Il y a également Drake, Vampire séducteur et manipulateur mais pour le moins insaisissable de même que Rodrigue, Prince de Londres au caractère à la fois identique mais terriblement plus effrayant. Difficile de démêler le vrai du faux, entre manipulation, séduction, mensonges et vérités, je dois reconnaître qu’on est très vite perdu, à l’égal de Stella. Puisqu’il s’agissait de mon premier tome lu, j’étais assez surprise par l’arrivée d’un certain détective (je n’en dirai pas plus).
L’intrigue est bien menée, une enquête qu’on aime à suivre même s’il s’agit d’un vrai casse-tête. Difficile de s’y retrouver même lors du dénouement. En somme, un cocktail explosif qui fait de ce roman sur les Vampires un incontournable du genre. Un gros bémol cependant concernant les coquilles tout au long du roman. Certaines fautes sautaient aux yeux, à se demander s’il y a eu une relecture du roman avant publication. Mais c’est la seule chose que je peux lui reprocher.
Un petit mot concernant la couverture, je l’ai trouvée magnifique. La Marquise est vraiment belle et correspond tout à fait à la description du roman. Mon imagination n’aurait pas fait mieux. Bravo à l’illustratrice.
Je remercie l’auteur, Ambre Dubois pour ce petit bijou de la littérature ainsi que les Éditions du Petit Caveau et bien entendu le forum Accro&Mordus de lecture pour ce partenariat.
Je lis, je critique : Lecture Commune #1
26 mar 2012 2 Commentaires
in Critique littéraire, Lecture Commune, Milady
Lecture Commune #1 :
Bonjour à tous !
Je vous écris cet article pour vous parler d’un tout nouveau projet, la lecture commune. Tout d’abord, qu’est-ce que c’est ? Pour ceux qui ne le savent pas, une lecture commune se fait à deux ou plus, il s’agit de lire le même livre en même temps et de discuter autour dudit livre une fois terminé par tous les participants.
Cette première Lecture Commune se fera avec Freelfe. Contrairement à elle, je n’ai pas pour habitude de faire des articles, me consacrant plus aux critiques alors vous ne savez peut-être pas qui elle est. Pourtant vous devriez, car c’est une demoiselle géniale. Notre amitié a démarré grâce au forum Accro&Mordus de lecture. Quand j’ai fait sa connaissance, je dois reconnaître que j’ai tout de suite accroché sans pour autant vous dire pourquoi exactement. Parce qu’elle est pétillante, drôle gentille, adorable, en un mot géniale ? Sans doute, en tous cas, ce fut un vrai coup de foudre pour elle ! Lorsqu’elle a accepté d’être ma correspondante (un projet du forum) j’étais super contente. Freelfe aime la Fantasy/Fantastique (comme moi) mais elle lit également des livres qui abordent des thèmes plus « contemporains », le genre de roman que je ne lis jamais en règle générale (parce que je préfère m’évader avec des lectures qui ne sont pas sensées m’arriver) mais elle m’a fait lire/découvrir des livres que je n’aurai jamais lu sinon et au final ça a été plutôt positif. J’espère obtenir le même résultat avec la bit-lit. Justement, la bit-lit est un genre que nous allons aborder ensemble puisque notre LC sera L’Appel de la Lune de Patricia Briggs.
Je sais de source sûre que ce roman est génial et puis, ça me changera un peu des Vampires (que je continuerai toujours à adorer, na!)
Revenons à ma Freelfe adoré, vous aurez tout le temps d’en savoir plus sur le roman lors de notre critique. Il faut savoir que nous suivons les mêmes études (mais pas dans la même fac T_T), que nous avons des goûts musicaux similaires, les mêmes passions. Elle adore écrire, moi aussi, elle chante, elle écoute du Nightwish… Bref, je l’adore <3
Je vais vous dévoiler un petit secret : c’est grâce à elle que j’ai découvert Pierre Bottero (si si) mais quel auteur ! En résumé je l’adore et je la remercie encore pour tout ce qu’elle a fait pour moi. Freelfe, MERCI!
La chronique de notre LC viendra entre le mois d’Avril et de Mai (sauf si nous terminons avant toutes deux).
Voir l’article de ma correspondante d’Amour
Retrouvez la également les réseaux sociaux: sur Facebook et sur Twitter.
Et vous, avez-vous lu ce livre et si oui, qu’en avez-vous pensé ? Et pour ceux qui ne l’ont pas lu, comptez-vous le lire ? Pourquoi ? Je veux vos avis !!!!
Je lis, je critique : Concours #1
17 mar 2012 17 Commentaires
in Concours, Vie du site
Concours #1 :
Bonjour à tous !
Voici les nouvelles : La page Facebook atteint officiellement ses 100 j’aime, le blog voit ses 100 000 vues dépassées et nous avons une maison d’éditions partenaire, la maison d’éditions Publibook . En résumé que de bonnes raisons pour lancer mon tout premier concours n’est-ce pas ?
Le prix de ce concours sera un livre de poche de votre choix (valeur inférieure à 10 euros), la collection Milady fait partie des livres de poches pour les fans de bit-lit, ne l’oubliez pas.
J’ouvre le concours à la France métropolitaine, à la Belgique et à la Suisse.
Pour participer au concours :
-Il vous faut poster un commentaire à la suite de cet article afin de valider votre participation.
-Puis envoyer un mail à cette adresse: michiko.critiques@gmail.com en indiquant : votre adresse postale, le nom sous lequel vous apparaissez dans votre commentaire (vous pouvez signer votre commentaire si vous n’arrivez pas à vous identifier), et avec un minimum de politesse.
-Vous devrez également répondre à cette question : Quel est mon genre littéraire favori?
Indiquez également si vous aimez la page Facebook ou Twitter du site (précisez le nom sous lequel vous aimez la page ou votre pseudo Twitter suivant le compte), si vous êtes inscrits à la newsletter…
En résumé, plus vous suivez Je lis, je critique, plus vous avez de chances supplémentaires de gagner!
Merci à tous et bonne chance!
Le concours se clôturera le 31 Mars à 20h00.
Participants :
Tom +3
Stéphanie Stoufnie +2
Perrine Rousselot +3
Un ange noir +2
Juls +3
RasTa-CocHoN +3
DamienDBS +2
bibietgigi +3
Hana Tsubaki +2
Arwen +3
Lucille +2
Coralie +3
Nathan +2
Dorothée +2
xYuka +2
iwona46 +2
Je lis, je critique : La Guerre des Eléments
10 mar 2012 9 Commentaires
Résumé personnel :
Avril Pelletier a dix-sept ans, c’est une adolescente ordinaire qui a tout de même un animal de compagnie un peu spécial. Il s’agit de Lux, une luciole. Avril a un petit copain, Mickaël, il fait des études pour devenir un brillant avocat. La mère d’Avril est morte il y a quelques années et son père voyage souvent à cause de son travail, aussi se retrouve-t-elle seule assez souvent. Mais un monstre caché sous son lit l’oblige à quitter son appartement pour rejoindre Mickaël. Lorsqu’elle y entre, elle n’y trouve pas Mickaël mais Snow, jeune homme très étrange et inconnu au bataillon. Cependant celui-ci connaît presque tout d’elle mais refuse de répondre à ses questions. Qui est-il ? Où est Mickaël ? Elle va ainsi découvrir que le monde qu’elle connaît n’est pas exactement comme il n’y paraît et, qu’elle le veuille ou non, elle devra en faire partie. Qui a dit qu’il ne pouvait jamais rien nous arriver d’extraordinaire et qu’on était forcément des êtres ordinaires.
Critique :
La Guerre des Eléments n’est que le premier roman de Perrine Rousselot et pourtant on sent déjà que l’auteur possède une plume unique et un style bien particulier, bien différent des auteurs que j’ai pu lire. Le roman est un concentré d’intrigues, une suite d’actions, de révélations et de bouleversements. Le temps mort est quasi inexistant, on passe très vite d’un évènement à un autre ce que j’ai adoré. Cependant, il faut savoir que ceci n’est pas toujours du goût de tous les lecteurs. Mais il était au mien. Impossible pour moi de lâcher le livre, une fois commencé, il faut aller jusqu’au bout.
Perrine Rousselot nous plonge dans un univers unique, l’histoire y est vraiment originale ce qui n’est pas évident de nos jours. J’espère sincèrement que le livre connaîtra une suite (qui n’est actuellement pas prévue par l’auteur) nous permettant de découvrir en détail les personnages faisant partie de ce monde, leurs pouvoirs, les missions, leurs caractéristiques etc. Le roman a une fin fermée mais il nous laisse avec bon nombres de questions concernant le décor et la partie fantastique du roman.
En parlant des personnages, j’ai adoré ceux dépeints par l’auteur, notre avis sur eux évolue tandis que leur personnalité s’affirme un peu plus au fil des pages. Le personnage principal est demeuré longtemps sur la même longueur d’onde que moi ce qui est toujours plus agréable dans un roman. Là encore le travail de l’auteur est remarquable puisqu’ils restent réalistes malgré un monde fantastique et inventé. Il est en effet préférable de voir qu’ils ne sont pas de simples robots dépourvus de sentiments humains mais bien des humains capables de réfléchir, de se poser les questions que nous nous poserions à leur place et d’adopter un comportement et des réactions que nous aurions, une fois de plus si nous avions été à leur place. Là encore, on ne retrouve pas cela partout.
La Guerre des Eléments de Perrine Rousselot est à mon avis adapté à tout le monde, adolescents comme adultes. On sent quelques hésitations de la part de l’auteur dans certaines scènes mais pour un premier roman, je lui pardonne volontiers. Perrine Rousselot est un auteur dont la plume déjà très prometteuse va s’affiner au fil de ses romans pour notre plus grand plaisir. En résumé, le roman est à lire d’urgence et l’auteur est à suivre de près.
Bonne lecture.
EDIT : Nous sommes le samedi 12 mai 2012 et j’ai un “scoop” pour vous. L’auteur a annoncé qu’elle avait commencé une suite
Autant vous dire que j’ai vraiment hâte !
Je lis, je critique : Isidore Tiperanole et les lapins de Montceau-les-Mines
25 fév 2012 10 Commentaires
Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines est un conte magique, capable d’envoyer n’importe quel adulte dans le monde merveilleux qu’est l’enfance. En effet, je me suis surprise à sourire comme une enfant en le lisant.
L’histoire est originale, amusante. J’ai été ravie d’y retrouver une ode à la poésie. S’ajoute bien entendu une morale bien connue que je vous laisse découvrir.
L’un des lapins est poète mais ce n’est pas tout. Il faut savoir que le texte entier n’est que poésie. Le conte est en prose mais si vous prenez le temps d’écouter ce conte, vous vous rendre compte de la mélodie qu’elle libère. Les sonorités sont sans accros, le rythme est soutenu, j’en ai été séduite.
Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines n’est pas un conte exclusivement réservé aux enfants comme certains lecteurs pourraient se le laisser croire. Ce qui me fait dire cela c’est tout d’abord le champ lexical parfois soutenu, avec des mots bien trop difficile ou hors de portée des enfants. Pierre Thiry a d’ailleurs utilisé un clin d’œil ou deux à la littérature classique qu’un enfant ne pourra remarquer avant bon nombre d’années.
Mais ceci est un point fort du conte et non un bémol car cela incite au partage, une lecture commune pour ainsi dire entre un adulte (un père,une mère, une sœur…) et un enfant. Ceci est un moyen pour des parents de passer un bon moment avec ses enfants pour le coucher du soir par exemple. Aucun doute, si j’avais des enfants, je leur lirai ce conte avant de leur souhaiter une bonne nuit.
Vous l’aurez compris, une belle histoire, drôle, romantique, poétique qui ravira grands et petits, tous pourront être séduits.
Je tiens également à féliciter Myriam Saci qui a su illustrer ce conte à la perfection. Cela permet de visualiser les scènes, les personnages, les lieux… De plus ses dessins valent le coup d’œil, je vous conseille de les montrer aux enfants au cours de la lecture afin de les faire participer.
Un grand merci à Pierre Thiry et à Myriam Saci de m’avoir permis de découvrir Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines que j’ai eu plaisir à lire et à chroniquer.
Je lis, je critique : Hunger Games
01 fév 2012 10 Commentaires
in Challenge SF, Critique littéraire, Pocket Jeunesse
Résumé personnel :
Dans un futur proche, nous retrouvons les Etats-Unis dans une version dystopique, divisée en douze districts, chacun s’occupant d’effectuer une tâche pour le Capitole qui les gouverne. Afin d’asseoir son pouvoir totalitaire par la terreur dans la crainte d’une nouvelle révolution, le Capitole organise les Jeux de la Faim ou Hunger Games. Ainsi, un garçon et une fille de chaque district, âgés de douze à dix-huit ans se verront tirés au sort et déportés dans une arène pour un combat à mort. Ces jeux sont retranscris à la télévision et chaque habitant est « invité » à les regarder.
Lorsque Primrose, du district douze (district du charbon, le plus pauvre des douze districts) âgée seulement de douze ans est tirée au sort, sa sœur aînée Katniss se porte volontaire fait inédit dans ce district, contrairement à d’autres districts plus riche ou participer est un honneur. Toutes les caméras s’intéressent alors à elle. Il est impossible de rivaliser avec les tributs de carrière, ces enfants riches qui s’entraînent dès leur naissance pour y participer mais elle a le soutien de son ami Gale avec qui elle a l’habitude de chasser (ce qui est illégal).
Gloire et fortune pour l’unique gagnant, mort parfois atroce pour les vingt-trois autres. Puisse le sort vous être favorable.
Critique :
Hunger Games est un roman dystopique qui rappelle vaguement la Rome Antique à cause de l’Arène, du Capitole ou même du nom des nouveaux Etats-Unis, « Panem ». Mais la ressemblance s’arrête là puisque l’histoire se passe dans le futur. Qui dit futur dit également nouvelle technologie, nouvelle mode, nouveaux lieux. J’ai été fascinée par tout cela. Je ne peux rentrer dans les détails, vous le découvrirez bien assez tôt par vous-même. Les lieux également. Je suppose que dans le tome 2 nous découvrirons un peu plus les décors de Panem mais ce tome 1 nous permet une visite du Capitole. Cela me donne envie d’y aller surtout pour voir les habitants et leur mode consistant à se peindre intégralement. Ces couleurs mouvantes doivent être un régal pour les yeux. Tout ceci nous ferait presque oublier la cruauté des Jeux organisés par ce même Capitole. Presque.
Car c’est à travers les yeux de Katniss que nous découvrons ces lieux. Katniss, notre personnage principal, m’a beaucoup plu. Elle est débrouillarde, pas pleurnicharde pour un sou. C’est une fille combattive et douée. J’aime beaucoup son caractère qui me fait penser à un garçon manqué. Mais Suzanne Collins ne s’est pas attardée que sur un personnage, beaucoup d’entre eux sont attachants, comme Cinna, d’autres nous touchent ou sont un symbole comme Rue (ceux qui ont lu le livre me comprendront). Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est la partie psychologique. En effet, les Jeux obligent des adolescents à tuer d’autres adolescents, des humains comme eux, dans le but de survivre. La peur constante est au rendez vous et pas seulement celle de mourir. Il y a la peur de tuer, la peur de perdre son humanité. Voir les Jeux à travers Katniss permet de se rendre compte de cela car elle nous ressemble sur le plan humain, ce n’est pas le genre de personnage robot qui va aller tuer tout le monde sans rien ressentir. Ses émotions nous touchent comme si nous étions à sa place.
L’adrénaline est présente à tel point qu’une fois le livre commencé, il est impossible de le lâcher. Rare sont les romans qui ne connaissent aucun temps mort, aucune pause. Ce roman fait partie de ceux-là. Je précise également que, puisque c’est Katniss qui raconte l’histoire, il n’y pas vraiment de scènes gores et détaillées. Les gens meurent autour d’elle mais le roman reste adapté à tout le monde.
Vous l’aurez deviné, ce roman est pour moi un véritable coupe de cœur. Je le recommande vivement!
NB : Sortie cinéma prévue le 21 Mars 2012.
Je lis, je critique : Promise
05 jan 2012 8 Commentaires
in Challenge SF, Critique littéraire, Gallimard
Résumé personnel :
Notre héroïne, Cassia, a 17 ans. Elle doit donc assister à la cérémonie de couplage afin de connaître le nom de son Promis. Car ici, dans cette Société qui se dit parfaite, le libre arbitre n’existe pas. Seuls les Officiels décident. Et ils décident de tout, qui vous aimez, ce que vous mangez, où vous travaillez, quand vous mourrez. En contrepartie, la promesse d’une santé irréprochable et l’assurance d’une longévité de 80 ans. La Société vous garantie également une sécurité absolue ainsi qu’un foyer, des vêtements… Tout le monde est gentil avec tout le monde, la vie parfaite en somme. Cependant, le monde utopique de Cassia s’effrite lorsqu’une erreur apparaît sur sa disquette contenant les informations de Xander, son meilleur ami et Promis. En effet, ce n’est pas sa photo qui apparaît mais bien celle de Ky, jeune homme vivant également dans le quartier et n’ayant pas le droit d’avoir de Promise contrairement aux autres. Cassia cherche alors à en savoir plus sur le jeune homme, ne comprenant pas pourquoi son visage lui est apparu par erreur puisque, comme chacun le sait, la Société ne commet jamais d’erreur…
Critique :
Commençons par les personnages. J’ai trouvé la distribution des personnalités parfaites. Tout d’abord, nous avons Cassia, notre Candide, à travers laquelle nous découvrons le monde dans lequel se déroule l’histoire. Ensuite, nous avons Xander, son Promis et meilleur ami. Il est très gentil et très attentionné, faisant passer les désirs de Cassia avant les siens. Enfin, nous avons Ky, le bel inconnu rebelle et doté d’un côté sombre tandis que tous les autres personnages sont lumineux de sincérité et dépourvu du moindre secret.
Concernant les relations entre les personnages, nous retrouvons l’éternel triangle amoureux. Cassia doit choisir entre son meilleur ami Xander, choisi par sa Société pour devenir son Promis ou Ky qui l’intrigue et l’attire par son côté mystérieux. C’est intéressant de suivre l’évolution des sentiments des personnages en fonction des choix de notre héroïne ou des obstacles gracieusement offerts par les Officiels. Difficile en tant que lecteur de choisir entre les deux garçons. Tous deux se ressemblent et se complètent, on ne ressort pas indemne du choix de Cassia.
Il en va de même pour la Société. L’auteur, par sa plume et un très bon style d’écriture, nous pousse à réfléchir, entre la nôtre et la leur, laquelle est la plus mauvaise/meilleure des deux ? Notre avis s’en trouve partagé, rien n’est tout noir ou tout blanc. La liberté vaut elle la santé et la sécurité ? Vivre dangereusement mais vivre libre ? Il faut savoir que l’apprentissage également est contrôlé. Ainsi, Cassia ne sait pas écrire, il n’existe plus d’auteur, la création est « bannie » en quelque sorte. Les révélations des Officiels quant à certains petits secrets concernant la Société confirmeront ou infirmeront votre avis sur cette dernière. Tel le Candide de Voltaire, Cassia perd ses illusions au fur et à mesure que son mode s’effrite. Tout ceci n’est qu’une vaste blague. L’auteur nous pousse au débat, à élaborer des hypothèses et surtout, elle n’oublie pas de nous laisser avec une foule de questions dont les réponses, je l’espère, seront apportées dans le tome 2 qui sortira bientôt.
Promise n’est effectivement pas un roman qu’on lit sans rien ressentir. On ressent facilement les émotions de l’héroïne à la différence que nous connaissons plusieurs Sociétés différentes, à commencer par la nôtre mais également un aperçu d’autres sociétés étrangères. Notre regard est objectif et nous disposons d’un élément de comparaison par rapport à Cassia qui ne sait rien du passé. Par moment le roman m’étouffait à cause du manque de liberté accordé aux habitants. La couverture correspond très bien au roman. On sent pris au piège dans une bulle, on rêve d’en sortir et très vite.
J’espère que vous apprécierez ce roman, quant à moi, il me tarde la sortie du tome 2, en mars.
Bonne lecture.
















