Je lis, je critique : La Morsure du Givre

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A lire avant : Alpha et Omega T3 : Jeu de Piste. Retrouvez ma critique ICI
A lire avant : Mercy Thompson T6 : La Marque du Fleuve. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Mercy Thompson devenue Mercedes Hauptman s’occupe des courses lors du célèbre Black Friday ce qui est une tradition américaine consistant en de grosses soldes dans la nuit du jeudi au vendredi, à minuit, juste après Thanksgiving si je ne me trompe pas. Cela permet aux Américains d’acheter à bas prix des cadeaux de Noël ou d’autres choses. Elle est en compagnie de sa belle-fille Jesse et il y a énormément de monde et notre coyote préférée a un accident de voiture et à partir de là, rien ne va plus. Suite à un étrange message de Bran, Mercy se retrouve dans l’incapacité de joindre qui que ce soit, Adam, Bran, le reste de la meute, personne ne répond. En tant que compagne d’alpha et coyote intrépide, Mercy va de nouveau se confier la tâche de sauver le monde quitte à sacrifier sa propre vie pour les autres.

Critique :

Je commence avec un presque hors-sujet mais je me dois de signaler la sublime couverture du roman qui est de très loin ma préférée. Les premières couvertures n’étaient pas jolies mais elles tendaient à s’améliorer. Finalement, celle-ci surpasse toutes les autres et j’étais étonnée de voir sur la quatrième de couverture que l’illustrateur n’avait pas changé. Il s’agit toujours de Daniel Dos Santos et je suis perplexe quant à ce changement. J’ignore le pourquoi du comment mais autant le signaler.

Comme vous le savez sans doute, j’ai relu la série car ce tome 7 avait mis beaucoup de temps à sortir et entre temps, j’ai arrêté. Je voulais d’abord tout relire dans l’ordre avant de m’attaquer à celui-ci mais je n’ai pu m’y résoudre alors j’ai finalement lu les tomes 7 et 8 avant de reprendre la série dans le bon ordre. Ce petit point est là simplement pour signaler que je n’avais pas tous les éléments en tête lors de ma lecture et donc, j’ai été perdue à plusieurs reprises notamment lors des apparitions de certains personnages totalement absents de ma mémoire.

Malgré une longue absence de Patricia Briggs dans mes lectures, j’ai rapidement retrouvé l’engouement que j’avais connu et j’ai littéralement dévoré ces quelques pages jamais assez nombreuses. Je vous avais fait part de mon inquiétude lors de la lecture du tome 6 qui m’avait un peu déçue. Ici, nous pouvons l’oublier, je retrouve les ingrédients qui avaient fonctionné précédemment ainsi que d’autres choses encore qui le rendent unique.

Ce septième tome est donc une pure merveille, avec un rythme beaucoup plus rapide que le tome précédent mais cette patte de Patricia Briggs qui rappelle, malheureusement, que ses romans ne sont pas sans danger pour les personnages qu’elle n’hésite pas à faire souffrir. Cette fois encore, certains éléments étaient présents pour que je craigne énormément et à juste titre pour Mercy et Adam, ainsi que pour les autres. J’ai lu Mercy Thompson pour me détendre et paradoxalement, pendant la période où je le lisais, il était l’unique source de stress.

En conclusion, La Morsure du Givre est une preuve que même après sept tomes publiés, Patricia Briggs est capable de mettre la barre très haut. La série est géniale et est vraiment à découvrir mais je crois que celui-ci est mon préféré.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Jeu de Piste

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A lire avant : Mercy Thompson T6 : La Marque du Fleuve. Retrouvez ma critique ICI
A lire avant : Alpha et Omega T2 : Terrain de chasse. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Depuis que les loups-garou ont révélé officiellement leur existence aux humains, Bran, le Marrok et donc alpha de tous les alpha d’Amérique du Nord à l’origine de cette révélation, insiste pour que les loups soient irréprochables. En effet, il s’agirait de ne pas dévoiler leur véritable nature, celle de tueurs impitoyables ou de créatures dangereuses et potentiellement assoiffées de sang, surtout en ce qui concerne les loups qui craquent et tuent tout le monde. Autrement dit, la moindre incartade autrefois tolérée car dissimulée au public, surtout pour les jeunes loups est aujourd’hui punie de mort sans aucune forme de procès. Normalement, c’est aux alpha de régler les litiges malheureusement, cela n’est pas toujours respecté car les mesures sont jugées trop injustes. Alors c’est à Charles de s’en charger et ainsi de revêtir ce masque d’assassin qu’il méprise de plus en plus, refusant de considérer ce qu’il fait comme une forme de justice et cela le hante, littéralement. C’est pourquoi, lorsque le FBI recherche un consultant lycanthrope pour l’aider à traquer et appréhender un tueur en série, Bran envoie Charles ainsi qu’Anna. Cette dernière a également pour rôle d’offrir une image positive du loup aux humains.

Critique :

Décidément, plus on avance dans cette série, plus j’aime la lire. Le tome précédent était déjà très bon mais celui-ci le surpasse de loin. Patricia Briggs mélange deux genres que j’affectionne particulièrement, l’urban fantasy et le thriller. On retrouvait déjà cela avec certains Mercy Thompson, dans le schéma narratif on a presque toujours une forme d’enquête mais ici, c’est beaucoup plus orienté dans ce sens.

Contrairement à d’autres thrillers que j’ai pu lire notamment celui d’un certain auteur francophone – et si vous ne voyez pas de qui je parle c’est que vous êtes nouveau ou nouvelle ici – j’ai trouvé une partie de la réponse avant les révélations et non, cela ne m’a pas déçue, j’étais au contraire, très contente de ma réussite.

Au niveau des personnages, je suis très satisfaite d’Anna qui évolue de mieux en mieux. En effet, elle ressemble beaucoup plus aux loups que nous dépeint l’auteur et de moins en moins à une victime sans défense, ce qu’elle n’est plus maintenant qu’elle sait qui elle est véritablement. Elle n’as plus à se reposer uniquement sur Charles et est capable d’être indépendante tout en restant forte dans l’adversité ce qui est vraiment agréable puisqu’il s’agissait d’un point faible que l’on retrouvait dans les précédents tomes, quoiqu’un peu moins dans le deuxième tome.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste comme en témoigne Leslie Fisher qui m’a tout de suite plu. J’espère que nous pourrons la recroiser à l’avenir même si j’en doute, malheureusement.

Un petit mot pour vous dire que je vous recommande de lire ce volume avant le tome 7 des Mercy Thompson si vous suivez les deux séries en parallèle. Il s’agit de l’ordre chronologique et un événement assez important affectera la suite de la série de notre chère mécanicienne. Je n’en dis pas plus.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : La Marque du Fleuve

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A lire avant : Mercy Thompson T5 : Le Grimoire d’Argent. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Mercedes et Adam ont la possibilité de partir en voyage loin de la meute et en règle générale, loin des problèmes. Du camping en amoureux, quoi de mieux pour renforcer leur couple et profiter de leur relation en toute intimité ? Cependant, il semblerait que la destination n’ait pas été idéale s’ils voulaient éviter les ennuis surnaturels à résoudre. En effet, dans la Columbia vit une créature dangereuse dont il va bien falloir s’occuper. Au moins, Mercy et Adam ne pourront pas se plaindre de la routine dans leur couple ! De plus, ce voyage risque d’en apprendre beaucoup plus à Mercedes sur ses origines amérindiennes…

Critique :

Nous avons vu les vampires et les faes à plusieurs reprises, Patricia Briggs a donc opté pour un autre thème de l’univers des Mercy Thompson, il s’agit ici de la culture amérindienne. Cela a permis d’introduire de nombreux personnages et de développer beaucoup d’éléments autour de Mercy et ainsi de répondre à nos questions. Nous apprenons ainsi pourquoi notre héroïne peut se transformer en coyote, si elle est la seule de son espèce et bien d’autres encore.

Ce volume présente donc un nouveau personnage qui est fascinant de part sa capacité à mettre les autres en danger pour des motifs dérisoires sans vraiment se rendre compte de la dangerosité de ses actes. De plus, ses explications pour justifier cela sont finalement logiques et on accepterait presque ce qu’il fait ce qui est assez impressionnant. Pour les habitués du langage du net, je qualifierai ce personnage de véritable « troll » ce qui le rend drôle, bien qu’à la place de Mercedes, je doute qu’elle partage cet humour puisqu’elle en a fait les frais.

J’ai trouvé ce sixième tome plutôt éprouvant pour mon petit cœur qui a été maltraité pendant la lecture du livre. Il s’agissait d’une relecture donc c’était plus facile à appréhender mais tout de même, ce n’était pas toujours évident.

Cependant, et ce sera mon dernier point, je l’ai trouvé un peu en dessous des autres. Tout d’abord, il ne suit pas le schéma narratif habituel or c’est ce schéma qui rend le livre attrayant, en partie, à mes yeux. Ensuite, on découvre de nouveaux personnages mais ils ne sont pas ceux que nous connaissons d’ordinaire et il est difficile de développer des liens affectifs avec eux. De plus, puisque nous avons presque une sorte de huis clos, Mercy n’interagit avec personne d’autres qu’Adam ou les nouveaux personnages, ce qui a des conséquences sur l’humour qui n’est pas totalement absent mais qui n’est pas aussi présent que dans les autres tomes.

Bonne lecture.


Michiko

Je lis, je critique : Le Grimoire d’Argent

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A lire avant : Mercy Thompson T4 : La Croix d’Ossements. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Mercy Thompson reçoit un appel de Tad, le fils de Zee. Apparemment, il y aurait un problème avec le libraire qui lui a confié le livre sur les faes. Mercy lui promet donc de le rapporter dès que possible et d’en profiter pour voir si tout va bien, ce qui tranquillise Tad. Mais lorsque la mécanicienne essaie de le contacter ou de se rendre chez lui, celle-ci a un très mauvais pressentiment. Parallèlement à cela, il semble qu’il y ait de gros problèmes avec Samuel qui vit très mal sa condition de loup solitaire. De plus, Samuel est un très vieux loup ce qui complique grandement les choses et inquiète fortement Mercedes.

Critique :

Nous nous retrouvons en immersion chez les faes, ces créatures venues d’Europe et qui sont particulièrement mystérieuses. L’avantage avec elles, c’est que tout peut être possible et souvent, il vaut mieux éviter de réfléchir et de chercher une quelconque rationalité sans attraper une migraine carabinée. Je ne mentionne pas ici des incohérences, tout y est somme toute logique si on accepte une grande part de choses improbables rendues possibles par la magie.

Ce tome permet l’introduction d’un nouveau personnage fascinant, surtout de part son origine et son histoire qui nous renvoie loin en arrière. J’ai beaucoup apprécié et lire les Alpha et Omega m’a permis de faire certaines connections et de combler quelques zones d’ombre ce qui m’a permis d’avoir un tableau d’ensemble plutôt vaste et complet. On sent une fois encore que rien n’est laissé au hasard avec Patricia Briggs et c’est à se demander si tout été prévu à l’avance comme ce genre de choses le laisse supposer ou si elle parvient à inventer au fur et à mesure tout en maintenant une certaine linéarité ou logique dans le passé des personnages.

Cette série ne serait rien sans mes personnages préférés, je nomme Jesse qui est complètement loufoque mais géniale et doté d’un sens de l’humour qui me convient. Je nomme également Adam qui n’en manque pas contrairement à ce que l’on aurait pu croire avec lui bien que cela soit certainement lié à Mercy qui sait le faire tourner en bourrique. Enfin, mon personnage préféré par excellence, Warren. Il est le genre de personne avec qui je pourrai me lier d’amitié sans problème, j’adore son humour et sa personnalité et je serais étonnée d’apprendre qu’il déplaît à quelqu’un si ce n’est ceux qui malheureusement ne l’aiment pas uniquement à cause de son orientation sexuelle, ce qui est un problème soulevé dans cette série. Dois-je vous rappeler à quel point les loups-garou sont particulièrement machistes ?

C’est aussi cela que j’aime chez Mercedes, son côté indépendante et rebelle qui lui permet de donner de grands coups de pied dans la fourmilière machiste des loups pour leur montrer son point de vue et de démontrer par ses actes qu’une femme et même pire encore, qu’une coyote est capable de faire beaucoup et mérite sa place. D’ailleurs, j’ai trouvé certains membres de la meute injustes. Ils ont tendance à lui reprocher des tas de choses en lien avec les tomes précédents qui n’ont rien à voir avec elle si ce n’est qu’elle a cherché à y mettre fin, contrairement à eux.

Vous l’aurez compris, ce cinquième opus fait partie de mes préférés.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : La Croix d’Ossements

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A lire avant : Mercy Thompson T3 : Le Baiser du Fer. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

A peine remise de l’épisode avec les faës, Mercy Thompson se retrouve confrontée à une autre de ses angoisses, les vampires. En effet, Stefan arrive dans son mobil-home pour lui informer que Marsilia, la reine de l’essaim du coin, est au courant pour le meurtre d’André, le vampire à l’origine du démonologue Littleton. Marsilia voit cela comme une trahison et Mercy craint pour la sécurité de la meute, ce qui n’arrange pas ses affaires puisque cette dernière à une fâcheuse tendance à la rejeter à cause de sa nature. Mais au même moment, une vieille connaissance refait surface pour lui demander son aide à Spokane. Il semblerait que sa demeure soit hantée…

Critique :

Oui, me revoilà avec une nouvelle critique sur cette série et c’est loin d’être terminé. J’aime toujours autant cette série, Mercedes Thompson est tout simplement géniale. J’étais plutôt inquiète pour elle puisque si vous vous souvenez bien, notre héroïne a dû traverser une épreuve particulièrement difficile. Mais je suis ravie de voir qu’elle ne s’en sort pas trop mal en dépit des circonstances. En revanche, je suis déçue de certains membres de la meute à cause de leur comportement avec elle.

Vous l’aurez compris, il y a des changements qui permettent un nouveau souffle pour la série même si elle n’en avait pas vraiment besoin. Étrangement, malgré le tome avec Littleton, j’ai trouvé celui-ci beaucoup plus horrible, Patricia Briggs n’est décidément pas de ces auteurs qui cherchent à rendre les vampires gentils. A la rigueur, nous avons Stefan qui est relativement sympa pour un vampire mais il est une pure exception et il renforce largement la cruauté de ses semblables.

Ici, je trouve que cela va beaucoup plus loin, car au-delà de l’absence d’empathie qu’ils ont vis à vis des humains, les vampires sont motivés par bien d’autres choses et si leur but ne peut être atteint qu’avec le sacrifice des humains alors le choix est très rapide. En résumé, si vous voulez du « vilain vampire pas gentil », vous allez vous régaler. Ici, il s’agit d’une relecture mais tout de même, j’étais assez étonnée par la perfidie de certains et pourtant, on a eu Littleton dans le deuxième tome. Paradoxalement, j’adore, Mercy doit tout de même affronter de vraies créatures immondes et cela rend les romans de Patricia Briggs vraiment réalistes en dépit de leur côté surnaturel. Cela étant, je ne dénigre pas pour autant les romans avec des vampires sympathiques, à chaque auteur son point de vue !

Un dernier mot pour dire que je trouve Adam trop mignon dans sa relation avec Mercy, je suis totalement conquise pour ma part.

J’essaie de développer un sujet dans le livre mais globalement, si vous avez lu mes précédentes critiques, vous savez que je vous recommande cette série et qu’il n’y a plus à hésiter !

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Le Baiser du fer

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A lire avant : Mercy Thompson T2 : Les Liens du sang. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

A peine remise de son aventure périlleuse avec les vampires, Mercy Thompson se retrouve une fois de plus investie d’une nouvelle mission. Elle doit aider son ami Zee, le gremlin grincheux qui a reçu le baiser du fer à résoudre une affaire de meurtre. Quelqu’un tue des faë et peut-être que son odorat de coyote leur permettra de déterminer qui est l’assassin. Malheureusement, la réserve des faës est remplie de danger et de secrets qu’il ne vaut mieux pas découvrir, et Mercy Thompson a toujours une fâcheuse tendance à fourrer son museau là où il ne faut pas…

Critique :

L’univers de Patricia Briggs est vaste et l’auteure a tendance à en développer une partie à chaque tome. Précédemment, il s’agissait des vampires, mais ici, c’est une immersion totale au pays merveilleux des fées, ces êtres purement diaboliques. C’est toujours un plaisir de revoir Mercy qui a vraiment une personnalité attachante. J’adore toujours autant les enquêtes et le mélange avec les faës donne un roman que j’ai pris plaisir à lire.

Les faës sont très mystérieux et leur magie l’est tout autant. On peut s’inspirer des contes et des légendes, ce que fait Patricia Briggs, mais finalement, on peut également faire ce que l’on veut et cela ouvre ainsi un champ infini de possibilités. Etant donné que l’auteure est historienne, j’ai tendance à penser qu’elle fait des recherches pour rendre un travail de qualité au lieu de se reposer entièrement sur son imagination qui pourrait créer des incohérences. Et ce mélange parfaitement dosé entre travail de recherche et invention rend le monde des faës particulièrement attrayant.

Si l’on s’attarde un peu plus sur les relations entre les personnages, vous serez ravis d’apprendre qu’il y a de l’avancement dans le triangle Samuel-Mercy-Adam, ce qui est plutôt positif, Patricia Briggs ne cherche donc pas à s’éterniser sur le sujet en nous faisant miroiter une relation ou une autre. Pour les détails, il faudra lire le roman, je me contente juste de rassurer les lecteurs qui détestent que les triangles soient au centre d’une histoire.

Enfin, j’ai été assez étonnée par la fin du tome. J’écris après une relecture donc je suis moins étonnée mais je sais qu’en lisant pour la première fois cette série, je pensais honnêtement avoir dans les mains une œuvre relativement mignonne et gentille où globalement, tout se passe bien. Bien que nous soyons très loin du célèbre Trône de Fer de Martin, j’ai trouvé que les épreuves que peuvent rencontrer nos héros soient plus difficiles que ce à quoi je pouvais m’attendre. Bien entendu, la série reste relativement mignonne et gentille, il ne faut pas exagérer non plus, mais du coup, lorsque l’auteure intègre des éléments plutôt sombres ou difficiles, cela a le mériter d’étonner le lecteur et de se montrer incrédule face à la situation avant de réaliser que ce qu’il lit a vraiment lieu dans le roman. Cela renforce les passages sombres et nous permet de craindre pour l’avenir en prenant les menaces d’échec au sérieux.

Ne vous inquiétez pas trop pour ce que vous venez de lire et n’essayez pas de comprendre dans les détails de quoi je veux parler, vous verrez bien ce qu’il en est lorsque vous le lirez.

Bonne lecture.


Michiko

Je lis, je critique : Une Putain d’histoire

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Résumé personnel :

Cette « putain d’histoire » nous est racontée par Henry, un adolescent âgé de seize ans qui est élevé par deux mamans, maman Liv et maman France. Il a un meilleur ami, Charlie et deux autres amis, Kayla et Johnny. Enfin, Henry a également une petite amie, Naomi. Tous menaient une vie relativement calme et normale sur Glass Island, une île au large de Seattle jusqu’à la mort de Naomi qui semblerait avoir été assassinée. Dès lors, tout bascule pour Henry qui est déterminé à découvrir la vérité. Mais sur une île où tout le monde se connaît et où tout le monde a quelque chose à cacher, ce ne sera pas une sinécure.

Critique :

Je pensais être en terrain connu en lisant ce roman, l’auteur ayant écrit déjà trois romans qui ont fait mouche et pourtant, pour celui-ci, je me suis totalement fourvoyée… En bien, je vous rassure.

J’ai été tout d’abord, légèrement perdue parce que l’écriture à la première personne du singulier n’est pas commun dans ce genre, puis parce que le Commandant Servaz n’était pas là, nous n’étions plus en France et je dois reconnaître que les personnages que j’ai appris à connaître me manquaient. Finalement, j’ai compris qu’il s’agissait d’un hors-série et les pages ont commencé à défiler toutes seules. Je n’ai pas vu le pavé de 524 pages, j’étais bien trop happée par l’intrigue pour cela.

Jamais un livre n’aura aussi bien porté son nom. Tout réside avant tout dans la fin du roman, comme toujours avec Bernard Minier, elle sublime la totalité du livre et ne doit surtout pas être spoilée car cela gâcherait tout. Encore une fois, tout est dans les détails et on se fait facilement berner. Pour le coup, je ne l’ai pas vu venir, et jusqu’au bout, j’ai refusé d’y croire. Une Putain d’histoire va me hanter pendant un bon moment, c’est le moins que l’on puisse dire.

Le plus drôle, c’est qu’il y a quelques années, j’avais imaginé un thriller dans la même trempe mais je ne parvenais pas à trouver le moyen de le mettre par écrit, c’était une question qui m’a turlupinée pendant un bon moment sans parvenir à trouver une réponse. Bernard Minier y a répondu à la perfection. Bravo et merci !

Au-delà d’un coup de cœur, à la sortie de ma lecture je l’ai déclaré meilleur livre du monde. Maintenant, je suis certaine qu’il y a des petits défauts comme le début qui peut sembler long et déconcertant lorsque l’on cherche Servaz mais quand l’émotion est présente, il n’y a plus d’objectivité possible.

Je sais que je me répète mais je persiste, si vous aimez les thriller ou les romans policiers, lancez-vous, lisez du Bernard Minier ! Il est un incontournable et talentueux auteur.

Bonne lecture.


Michiko

Je lis, je critique : Les Liens du Sang

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A lire avant : Alpha et Omega T2 : Terrain de Chasse. Retrouvez ma critique ICI
A lire avant : Mercy Thompson T1 : L’Appel de la Lune. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Alors que les loups-garous ont révélé leur existence aux humains, Mercedes Thompson, notre mécanicienne préférée, est approchée par Stefan le vampire fan de Scooby-Doo pour une mission délicate. Il a besoin d’elle et de ses talents de coyote pour quelque chose de dangereux, ce qui ne l’empêche pas d’accepter. La voilà alors embarquée dans une nouvelle aventure où le Mal est bien plus sombre que tout ce qu’elle a pu voir jusqu’à présent. C’est donc une situation qui pourrait bien lui coûter la vie, ainsi qu’à tous ceux qu’elle aime.

Critique :

Comme je vous le signale juste avant, je vous recommande de lire ce présent volume après le deuxième tome des Alpha et Omega, si vous suivez les deux séries et que vous souhaitez les découvrir dans l’ordre chronologique.

J’ai beaucoup apprécié Les Liens du Sang qui s’avère plutôt angoissant dans l’ensemble, en tout cas, Littleton est un personnage angoissant. Si l’on oublie Stefan qui est un vampire plutôt sympathique, Patricia Briggs ne nous berce pas d’illusions, les vampires sont dangereux et ils font peur, les loups-garous aussi mais ils sont finalement plus raisonnables pour la plupart donc ils paraissent moins effrayants. Mais les vampires n’ont rien de positif à apporter dans ce monde, ils sont synonymes de danger et de mort et c’est quelque chose de particulièrement sympathique. J’adore les histoires de vampires avec des buveurs de sang charismatiques et pas toujours foncièrement mauvais mais ici, le plus est justement de rendre certaines créatures réalistes et donc très noires. Un bon point pour l’auteur et sa série, donc.

Néanmoins, malgré l’ambiance gothique, Patricia Briggs n’oublie pas ses petites touches d’humour qui relèvent l’ensemble.

L’avantage de ce roman en particulier est que l’auteure utilise les vampires pour valoriser notre coyote préférée grâce à ses talents cachés de marcheuse. Etant la seule de son espèce, a priori, c’est par la force des choses qu’elle parvient à en savoir plus sur elle-même, par l’expérience, puisque personne ne souhaite lui faire des révélations.

Enfin, la force de ce roman tient également dans les personnages secondaires qui sont excellents et bien dépeints même s’ils sont en retrait. Ici, ce n’est pas parce qu’un personnage prend peu de place dans un récit qu’il ne doit pas être détaillé ou avoir un passé, une histoire, une existence, une personnalité et tout ce qui forme un personnage de plus grande importance. Quant à Mercy, elle est réaliste et géniale !

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Terrain de chasse

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A lire avant : Alpha et Oméga T1 : Le Cri du loup. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Anna et Charles sont envoyés par Bran pour un sommet de la plus haute importance car le Marrok souhaite révéler l’existence des loups-garous, secret de polichinelle, aux humains. Néanmoins, certains loups ne voient pas cela d’un bon œil et ne seraient pas contre l’avortement du projet, de même que les vampires. Se pourraient-ils que certains aient dans l’idée de collaborer ? Ce qui est sûr, c’est que lorsque Anna est attaquée par des vampires qui utilisent une magie sensiblement la même que la magie de meute, Charles voit rouge et fera tout pour mettre la main sur les responsables. Mais comme un problème n’arrive jamais seul, malheureusement, ce sommet très controversé réunit également des Alphas européens, et notamment un opposant à l’idée de Bran, un certain Chastiel, qui n’est autre que la Bête du Gévaudan…

Critique :

Il s’agit là d’un tome à découvrir si vous voulez en savoir plus sur les loups européens et certaines légendes que l’on peut leur associer. En effet, si le nom de Chastiel vous dit quelque chose, c’est parce que son nom est lié à la légende de la Bête du Gévaudan, en France. C’est toujours amusant de relier des personnages fictifs à des légendes connues, et c’est encore plus sympathique quand un auteur américain met en avant une légende de notre pays.

Ce deuxième tome nous permet d’en apprendre un peu plus sur les loups Omégas qui sont une véritable énigme encore à ce stade. Anna en sait plus grâce aux enseignements d’Asil, et j’ai vraiment hâte d’en savoir plus parce que j’ai le sentiment que Patricia Briggs nous prépare une grande surprise autour de la nature de la jeune louve. Cette dernière me plaît de plus en plus, malgré sa fâcheuse tendance à angoisser facilement à cause des séquelles liées à son passé.

En revanche, et je pense éviter d’en reparler à l’avenir puisque ce problème semble récurrent, je trouve vraiment que l’écriture à la troisième personne du singulier rend le texte moins fluide bien que plus complet grâce aux différents points de vue. C’est vraiment dommage et j’ignore si c’est lié à l’auteure ou au traducteur, mais j’espère que cela s’améliorera à force de travail.

Néanmoins, je continue d’apprécier cette série qui tend à s’améliorer au fil des tomes, j’espère d’ailleurs que la suite sera encore meilleure. Toutefois, chronologiquement, après celui-ci, je vous recommande de reprendre les Mercy Thompson du tome 2 jusqu’au tome 6 inclus.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Le Cri du Loup

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A lire avant : Alpha et Oméga T0 : L’origine. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

L’histoire se déroule immédiatement après le tome 0, lorsque la louve-garou Anna choisit de quitter la meute de Chicago en compagnie de Bran afin de rejoindre celle de ce dernier dans le Montana. En effet, Anna étant officiellement la compagne de Charles Cornick, assassin de son père qui n’est autre que le Marrok, Alpha des Alphas d’Amérique, deux loups très redoutés et craints par leur force et leur justice expéditive. Cependant, l’arrivée d’Anna à Aspen Creek ne sera pas de tout repos. En effet, suite à l’enterrement du Docteur Wallace, notre couple nouvellement formé va devoir affronter un mal extrêmement sombre et dangereux, qui risque de propulser la fin de la paix relative qui règne chez les loups-garous à la veille de leur « coming-out ».

Critique :

J’adore l’idée d’un spin-off, notamment avec le personnage de Charles que je voulais connaître un peu mieux lorsque je le découvrais par petites touches dans la saga de Mercy Thompson. Si le tome 0 était une mise en bouche pour nous le présenter, lui ainsi qu’Anna, ce premier volume est une véritable intrigue et l’on reconnaît très bien la patte de Patricia Briggs.

La seule véritable critique négative concernant les personnages portera sur Anna. Elle apparaît comme une victime qui doit lutter en permanence contre ses peurs irrationnelles et issues de son traumatisme de manière à pouvoir les dominer. Certes, son personnage est logique et ces choix sont justifiés mais lorsque l’on a pris goût au tempérament de Mercy Thompson, il est difficile de supporter cette nouvelle héroïne qui semble trop fragile. Heureusement, Anna devrait pouvoir évoluer au fil des tomes, l’auteure ayant ainsi un large champ de manœuvre mais en attendant, la jeune louve-garou risque d’en décevoir quelques-uns.

Tant que nous y sommes, je citerai un autre point négatif qui a plutôt à voir avec le narrateur. Ici, le roman est écrit à la troisième personne du singulier, nous suivons alternativement les pensées d’Anna et de Charles, mais je les trouve trop répétitives. J’ignore s’il faut imputer cela à l’auteure ou à la traductrice, toujours est-il que c’est plutôt pénible de retrouver les mêmes tournures de phrase au fil du livre. A force, je me concentrais dessus et j’interrompais le rythme du texte, malgré moi. Par exemple, on retrouve souvent Charles qui se compare à un chiot à cause d’Anna ou ce genre de chose, la première fois, ça fait sourire mais à la longue on a l’impression qu’il n’est effectivement qu’un chiot et du coup, il devient plutôt décevant.

Cependant, je reste attachée à ce tome 1 puisque nous en apprenons plus sur Bran et sur son passé, ainsi que sur Charles, dans une moindre mesure, alors qu’il s’agit de deux personnages plutôt intrigants, surtout pour ceux qui ont déjà bien entamé la série des Mercy Thompson. C’est donc une série à suivre en dépit des défauts que nous pouvons rencontrer.

Bonne lecture.

Michiko