Je lis, je critique : La Croix d’Ossements

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A lire avant : Mercy Thompson T3 : Le Baiser du Fer. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

A peine remise de l’épisode avec les faës, Mercy Thompson se retrouve confrontée à une autre de ses angoisses, les vampires. En effet, Stefan arrive dans son mobil-home pour lui informer que Marsilia, la reine de l’essaim du coin, est au courant pour le meurtre d’André, le vampire à l’origine du démonologue Littleton. Marsilia voit cela comme une trahison et Mercy craint pour la sécurité de la meute, ce qui n’arrange pas ses affaires puisque cette dernière à une fâcheuse tendance à la rejeter à cause de sa nature. Mais au même moment, une vieille connaissance refait surface pour lui demander son aide à Spokane. Il semblerait que sa demeure soit hantée…

Critique :

Oui, me revoilà avec une nouvelle critique sur cette série et c’est loin d’être terminé. J’aime toujours autant cette série, Mercedes Thompson est tout simplement géniale. J’étais plutôt inquiète pour elle puisque si vous vous souvenez bien, notre héroïne a dû traverser une épreuve particulièrement difficile. Mais je suis ravie de voir qu’elle ne s’en sort pas trop mal en dépit des circonstances. En revanche, je suis déçue de certains membres de la meute à cause de leur comportement avec elle.

Vous l’aurez compris, il y a des changements qui permettent un nouveau souffle pour la série même si elle n’en avait pas vraiment besoin. Étrangement, malgré le tome avec Littleton, j’ai trouvé celui-ci beaucoup plus horrible, Patricia Briggs n’est décidément pas de ces auteurs qui cherchent à rendre les vampires gentils. A la rigueur, nous avons Stefan qui est relativement sympa pour un vampire mais il est une pure exception et il renforce largement la cruauté de ses semblables.

Ici, je trouve que cela va beaucoup plus loin, car au-delà de l’absence d’empathie qu’ils ont vis à vis des humains, les vampires sont motivés par bien d’autres choses et si leur but ne peut être atteint qu’avec le sacrifice des humains alors le choix est très rapide. En résumé, si vous voulez du « vilain vampire pas gentil », vous allez vous régaler. Ici, il s’agit d’une relecture mais tout de même, j’étais assez étonnée par la perfidie de certains et pourtant, on a eu Littleton dans le deuxième tome. Paradoxalement, j’adore, Mercy doit tout de même affronter de vraies créatures immondes et cela rend les romans de Patricia Briggs vraiment réalistes en dépit de leur côté surnaturel. Cela étant, je ne dénigre pas pour autant les romans avec des vampires sympathiques, à chaque auteur son point de vue !

Un dernier mot pour dire que je trouve Adam trop mignon dans sa relation avec Mercy, je suis totalement conquise pour ma part.

J’essaie de développer un sujet dans le livre mais globalement, si vous avez lu mes précédentes critiques, vous savez que je vous recommande cette série et qu’il n’y a plus à hésiter !

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Le Baiser du fer

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A lire avant : Mercy Thompson T2 : Les Liens du sang. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

A peine remise de son aventure périlleuse avec les vampires, Mercy Thompson se retrouve une fois de plus investie d’une nouvelle mission. Elle doit aider son ami Zee, le gremlin grincheux qui a reçu le baiser du fer à résoudre une affaire de meurtre. Quelqu’un tue des faë et peut-être que son odorat de coyote leur permettra de déterminer qui est l’assassin. Malheureusement, la réserve des faës est remplie de danger et de secrets qu’il ne vaut mieux pas découvrir, et Mercy Thompson a toujours une fâcheuse tendance à fourrer son museau là où il ne faut pas…

Critique :

L’univers de Patricia Briggs est vaste et l’auteure a tendance à en développer une partie à chaque tome. Précédemment, il s’agissait des vampires, mais ici, c’est une immersion totale au pays merveilleux des fées, ces êtres purement diaboliques. C’est toujours un plaisir de revoir Mercy qui a vraiment une personnalité attachante. J’adore toujours autant les enquêtes et le mélange avec les faës donne un roman que j’ai pris plaisir à lire.

Les faës sont très mystérieux et leur magie l’est tout autant. On peut s’inspirer des contes et des légendes, ce que fait Patricia Briggs, mais finalement, on peut également faire ce que l’on veut et cela ouvre ainsi un champ infini de possibilités. Etant donné que l’auteure est historienne, j’ai tendance à penser qu’elle fait des recherches pour rendre un travail de qualité au lieu de se reposer entièrement sur son imagination qui pourrait créer des incohérences. Et ce mélange parfaitement dosé entre travail de recherche et invention rend le monde des faës particulièrement attrayant.

Si l’on s’attarde un peu plus sur les relations entre les personnages, vous serez ravis d’apprendre qu’il y a de l’avancement dans le triangle Samuel-Mercy-Adam, ce qui est plutôt positif, Patricia Briggs ne cherche donc pas à s’éterniser sur le sujet en nous faisant miroiter une relation ou une autre. Pour les détails, il faudra lire le roman, je me contente juste de rassurer les lecteurs qui détestent que les triangles soient au centre d’une histoire.

Enfin, j’ai été assez étonnée par la fin du tome. J’écris après une relecture donc je suis moins étonnée mais je sais qu’en lisant pour la première fois cette série, je pensais honnêtement avoir dans les mains une œuvre relativement mignonne et gentille où globalement, tout se passe bien. Bien que nous soyons très loin du célèbre Trône de Fer de Martin, j’ai trouvé que les épreuves que peuvent rencontrer nos héros soient plus difficiles que ce à quoi je pouvais m’attendre. Bien entendu, la série reste relativement mignonne et gentille, il ne faut pas exagérer non plus, mais du coup, lorsque l’auteure intègre des éléments plutôt sombres ou difficiles, cela a le mériter d’étonner le lecteur et de se montrer incrédule face à la situation avant de réaliser que ce qu’il lit a vraiment lieu dans le roman. Cela renforce les passages sombres et nous permet de craindre pour l’avenir en prenant les menaces d’échec au sérieux.

Ne vous inquiétez pas trop pour ce que vous venez de lire et n’essayez pas de comprendre dans les détails de quoi je veux parler, vous verrez bien ce qu’il en est lorsque vous le lirez.

Bonne lecture.


Michiko

Je lis, je critique : Enkidare

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Attention, ceci est la critique du tome 3.
Si vous n’avez pas lu le premier tome de cette trilogie, je vous invite à aller ICI.
Pour le deuxième tome, c’est par ICI
Bonne lecture.

Résumé personnel :

Tout va au plus mal ou presque pour Saskia. Après la mort de sa mère adoptive Claire, notre héroïne craint que cela arrive également à Tod qui est au plus mal suite à l’attaque du Nid. Elle et les rescapés se retrouvent donc à Arion pour s’organiser. Après les départs de certains membres du Clan des Faucheurs, il ne reste plus qu’un petit groupe composé des personnages principaux et secondaires du précédent tome. L’étau se resserre donc de plus en plus et il faut impérativement que Saskia découvre le fin mot de toute cette histoire où elle risque de périr à cause du Surclan et du mystérieux Cercle des cent. Se pourrait-il que sa mère biologique en sache plus sur le sujet ?

Critique :

Voici donc le dernier tome de la trilogie ! J’avais lu le premier tome il y a un moment et malgré l’envie de lire la suite, j’ai mis pas mal de temps pour le faire, ce qui est la raison pour laquelle j’ai dû le relire. En effet, il y a un léger twist à la fin du premier tome et c’est vrai que j’ai adoré le lire mais une chose en entraînant une autre, j’ai mis la suite de côté. Là où je veux en venir c’est qu’à la fin du tome 2, j’ai directement enchaîné le dernier tome. Il m’était impossible de faire une pause ou de lire autre chose ! Il y a beaucoup de suspense, de secrets et on sent qu’on n’est pas loin du but et lâcher la trilogie à ce moment-là relèverait du sacrilège.

J’imaginais sans problème me retrouver à Paris avec Saskia quand elle est partie rendre visite à sa mère biologique. Au passage, je tiens à souligner que j’ai adoré cette dernière, entre son style complètement décalée par rapport à son rôle au sein de son Clan, je l’imaginais tellement radieuse et lumineuse que c’est comme si elle éclairait mon esprit au fil des pages. Trêve de digression, Enkidare n’est plus un huis clos, nos héros voyagent, enquêtent et il devient difficile de démêler le vrai du faux. D’autant plus que les espions sont là, plus redoutables que jamais, l’organisation secrète surveille et n’hésite pas à frapper et plus on avance, plus il devient dangereux d’être Enkidare.

A propos des personnages, j’ai parlé de la charmante mère biologique de Saskia mais notre héroïne n’est pas en reste. Si j’avais tendance à la déprécier dans le tome précédent, ici elle a radicalement changé et c’est assez plaisant de la retrouver ainsi. J’en profite également pour parler de la sœur de Tod que je continue d’apprécier.

Une dose d’humour, un brin de magie mais également des épisodes sombres et tristes dans ce roman qui mêle la fantasy et l’enquête, il ne manque qu’un mot sur la plume de Marie Pavlenko que je trouve toujours aussi excellente pour vous annoncer la recette d’un coup de cœur. Le Livre de Saskia est une trilogie que je vous recommande et Marie Pavlenko, une auteure à suivre.

Bonne lecture.

Michiko