Je lis, je critique : La Morsure du Givre

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A lire avant : Alpha et Omega T3 : Jeu de Piste. Retrouvez ma critique ICI
A lire avant : Mercy Thompson T6 : La Marque du Fleuve. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Mercy Thompson devenue Mercedes Hauptman s’occupe des courses lors du célèbre Black Friday ce qui est une tradition américaine consistant en de grosses soldes dans la nuit du jeudi au vendredi, à minuit, juste après Thanksgiving si je ne me trompe pas. Cela permet aux Américains d’acheter à bas prix des cadeaux de Noël ou d’autres choses. Elle est en compagnie de sa belle-fille Jesse et il y a énormément de monde et notre coyote préférée a un accident de voiture et à partir de là, rien ne va plus. Suite à un étrange message de Bran, Mercy se retrouve dans l’incapacité de joindre qui que ce soit, Adam, Bran, le reste de la meute, personne ne répond. En tant que compagne d’alpha et coyote intrépide, Mercy va de nouveau se confier la tâche de sauver le monde quitte à sacrifier sa propre vie pour les autres.

Critique :

Je commence avec un presque hors-sujet mais je me dois de signaler la sublime couverture du roman qui est de très loin ma préférée. Les premières couvertures n’étaient pas jolies mais elles tendaient à s’améliorer. Finalement, celle-ci surpasse toutes les autres et j’étais étonnée de voir sur la quatrième de couverture que l’illustrateur n’avait pas changé. Il s’agit toujours de Daniel Dos Santos et je suis perplexe quant à ce changement. J’ignore le pourquoi du comment mais autant le signaler.

Comme vous le savez sans doute, j’ai relu la série car ce tome 7 avait mis beaucoup de temps à sortir et entre temps, j’ai arrêté. Je voulais d’abord tout relire dans l’ordre avant de m’attaquer à celui-ci mais je n’ai pu m’y résoudre alors j’ai finalement lu les tomes 7 et 8 avant de reprendre la série dans le bon ordre. Ce petit point est là simplement pour signaler que je n’avais pas tous les éléments en tête lors de ma lecture et donc, j’ai été perdue à plusieurs reprises notamment lors des apparitions de certains personnages totalement absents de ma mémoire.

Malgré une longue absence de Patricia Briggs dans mes lectures, j’ai rapidement retrouvé l’engouement que j’avais connu et j’ai littéralement dévoré ces quelques pages jamais assez nombreuses. Je vous avais fait part de mon inquiétude lors de la lecture du tome 6 qui m’avait un peu déçue. Ici, nous pouvons l’oublier, je retrouve les ingrédients qui avaient fonctionné précédemment ainsi que d’autres choses encore qui le rendent unique.

Ce septième tome est donc une pure merveille, avec un rythme beaucoup plus rapide que le tome précédent mais cette patte de Patricia Briggs qui rappelle, malheureusement, que ses romans ne sont pas sans danger pour les personnages qu’elle n’hésite pas à faire souffrir. Cette fois encore, certains éléments étaient présents pour que je craigne énormément et à juste titre pour Mercy et Adam, ainsi que pour les autres. J’ai lu Mercy Thompson pour me détendre et paradoxalement, pendant la période où je le lisais, il était l’unique source de stress.

En conclusion, La Morsure du Givre est une preuve que même après sept tomes publiés, Patricia Briggs est capable de mettre la barre très haut. La série est géniale et est vraiment à découvrir mais je crois que celui-ci est mon préféré.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Le Grimoire d’Argent

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A lire avant : Mercy Thompson T4 : La Croix d’Ossements. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Mercy Thompson reçoit un appel de Tad, le fils de Zee. Apparemment, il y aurait un problème avec le libraire qui lui a confié le livre sur les faes. Mercy lui promet donc de le rapporter dès que possible et d’en profiter pour voir si tout va bien, ce qui tranquillise Tad. Mais lorsque la mécanicienne essaie de le contacter ou de se rendre chez lui, celle-ci a un très mauvais pressentiment. Parallèlement à cela, il semble qu’il y ait de gros problèmes avec Samuel qui vit très mal sa condition de loup solitaire. De plus, Samuel est un très vieux loup ce qui complique grandement les choses et inquiète fortement Mercedes.

Critique :

Nous nous retrouvons en immersion chez les faes, ces créatures venues d’Europe et qui sont particulièrement mystérieuses. L’avantage avec elles, c’est que tout peut être possible et souvent, il vaut mieux éviter de réfléchir et de chercher une quelconque rationalité sans attraper une migraine carabinée. Je ne mentionne pas ici des incohérences, tout y est somme toute logique si on accepte une grande part de choses improbables rendues possibles par la magie.

Ce tome permet l’introduction d’un nouveau personnage fascinant, surtout de part son origine et son histoire qui nous renvoie loin en arrière. J’ai beaucoup apprécié et lire les Alpha et Omega m’a permis de faire certaines connections et de combler quelques zones d’ombre ce qui m’a permis d’avoir un tableau d’ensemble plutôt vaste et complet. On sent une fois encore que rien n’est laissé au hasard avec Patricia Briggs et c’est à se demander si tout été prévu à l’avance comme ce genre de choses le laisse supposer ou si elle parvient à inventer au fur et à mesure tout en maintenant une certaine linéarité ou logique dans le passé des personnages.

Cette série ne serait rien sans mes personnages préférés, je nomme Jesse qui est complètement loufoque mais géniale et doté d’un sens de l’humour qui me convient. Je nomme également Adam qui n’en manque pas contrairement à ce que l’on aurait pu croire avec lui bien que cela soit certainement lié à Mercy qui sait le faire tourner en bourrique. Enfin, mon personnage préféré par excellence, Warren. Il est le genre de personne avec qui je pourrai me lier d’amitié sans problème, j’adore son humour et sa personnalité et je serais étonnée d’apprendre qu’il déplaît à quelqu’un si ce n’est ceux qui malheureusement ne l’aiment pas uniquement à cause de son orientation sexuelle, ce qui est un problème soulevé dans cette série. Dois-je vous rappeler à quel point les loups-garou sont particulièrement machistes ?

C’est aussi cela que j’aime chez Mercedes, son côté indépendante et rebelle qui lui permet de donner de grands coups de pied dans la fourmilière machiste des loups pour leur montrer son point de vue et de démontrer par ses actes qu’une femme et même pire encore, qu’une coyote est capable de faire beaucoup et mérite sa place. D’ailleurs, j’ai trouvé certains membres de la meute injustes. Ils ont tendance à lui reprocher des tas de choses en lien avec les tomes précédents qui n’ont rien à voir avec elle si ce n’est qu’elle a cherché à y mettre fin, contrairement à eux.

Vous l’aurez compris, ce cinquième opus fait partie de mes préférés.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : La Croix d’Ossements

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A lire avant : Mercy Thompson T3 : Le Baiser du Fer. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

A peine remise de l’épisode avec les faës, Mercy Thompson se retrouve confrontée à une autre de ses angoisses, les vampires. En effet, Stefan arrive dans son mobil-home pour lui informer que Marsilia, la reine de l’essaim du coin, est au courant pour le meurtre d’André, le vampire à l’origine du démonologue Littleton. Marsilia voit cela comme une trahison et Mercy craint pour la sécurité de la meute, ce qui n’arrange pas ses affaires puisque cette dernière à une fâcheuse tendance à la rejeter à cause de sa nature. Mais au même moment, une vieille connaissance refait surface pour lui demander son aide à Spokane. Il semblerait que sa demeure soit hantée…

Critique :

Oui, me revoilà avec une nouvelle critique sur cette série et c’est loin d’être terminé. J’aime toujours autant cette série, Mercedes Thompson est tout simplement géniale. J’étais plutôt inquiète pour elle puisque si vous vous souvenez bien, notre héroïne a dû traverser une épreuve particulièrement difficile. Mais je suis ravie de voir qu’elle ne s’en sort pas trop mal en dépit des circonstances. En revanche, je suis déçue de certains membres de la meute à cause de leur comportement avec elle.

Vous l’aurez compris, il y a des changements qui permettent un nouveau souffle pour la série même si elle n’en avait pas vraiment besoin. Étrangement, malgré le tome avec Littleton, j’ai trouvé celui-ci beaucoup plus horrible, Patricia Briggs n’est décidément pas de ces auteurs qui cherchent à rendre les vampires gentils. A la rigueur, nous avons Stefan qui est relativement sympa pour un vampire mais il est une pure exception et il renforce largement la cruauté de ses semblables.

Ici, je trouve que cela va beaucoup plus loin, car au-delà de l’absence d’empathie qu’ils ont vis à vis des humains, les vampires sont motivés par bien d’autres choses et si leur but ne peut être atteint qu’avec le sacrifice des humains alors le choix est très rapide. En résumé, si vous voulez du « vilain vampire pas gentil », vous allez vous régaler. Ici, il s’agit d’une relecture mais tout de même, j’étais assez étonnée par la perfidie de certains et pourtant, on a eu Littleton dans le deuxième tome. Paradoxalement, j’adore, Mercy doit tout de même affronter de vraies créatures immondes et cela rend les romans de Patricia Briggs vraiment réalistes en dépit de leur côté surnaturel. Cela étant, je ne dénigre pas pour autant les romans avec des vampires sympathiques, à chaque auteur son point de vue !

Un dernier mot pour dire que je trouve Adam trop mignon dans sa relation avec Mercy, je suis totalement conquise pour ma part.

J’essaie de développer un sujet dans le livre mais globalement, si vous avez lu mes précédentes critiques, vous savez que je vous recommande cette série et qu’il n’y a plus à hésiter !

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Le Baiser du fer

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A lire avant : Mercy Thompson T2 : Les Liens du sang. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

A peine remise de son aventure périlleuse avec les vampires, Mercy Thompson se retrouve une fois de plus investie d’une nouvelle mission. Elle doit aider son ami Zee, le gremlin grincheux qui a reçu le baiser du fer à résoudre une affaire de meurtre. Quelqu’un tue des faë et peut-être que son odorat de coyote leur permettra de déterminer qui est l’assassin. Malheureusement, la réserve des faës est remplie de danger et de secrets qu’il ne vaut mieux pas découvrir, et Mercy Thompson a toujours une fâcheuse tendance à fourrer son museau là où il ne faut pas…

Critique :

L’univers de Patricia Briggs est vaste et l’auteure a tendance à en développer une partie à chaque tome. Précédemment, il s’agissait des vampires, mais ici, c’est une immersion totale au pays merveilleux des fées, ces êtres purement diaboliques. C’est toujours un plaisir de revoir Mercy qui a vraiment une personnalité attachante. J’adore toujours autant les enquêtes et le mélange avec les faës donne un roman que j’ai pris plaisir à lire.

Les faës sont très mystérieux et leur magie l’est tout autant. On peut s’inspirer des contes et des légendes, ce que fait Patricia Briggs, mais finalement, on peut également faire ce que l’on veut et cela ouvre ainsi un champ infini de possibilités. Etant donné que l’auteure est historienne, j’ai tendance à penser qu’elle fait des recherches pour rendre un travail de qualité au lieu de se reposer entièrement sur son imagination qui pourrait créer des incohérences. Et ce mélange parfaitement dosé entre travail de recherche et invention rend le monde des faës particulièrement attrayant.

Si l’on s’attarde un peu plus sur les relations entre les personnages, vous serez ravis d’apprendre qu’il y a de l’avancement dans le triangle Samuel-Mercy-Adam, ce qui est plutôt positif, Patricia Briggs ne cherche donc pas à s’éterniser sur le sujet en nous faisant miroiter une relation ou une autre. Pour les détails, il faudra lire le roman, je me contente juste de rassurer les lecteurs qui détestent que les triangles soient au centre d’une histoire.

Enfin, j’ai été assez étonnée par la fin du tome. J’écris après une relecture donc je suis moins étonnée mais je sais qu’en lisant pour la première fois cette série, je pensais honnêtement avoir dans les mains une œuvre relativement mignonne et gentille où globalement, tout se passe bien. Bien que nous soyons très loin du célèbre Trône de Fer de Martin, j’ai trouvé que les épreuves que peuvent rencontrer nos héros soient plus difficiles que ce à quoi je pouvais m’attendre. Bien entendu, la série reste relativement mignonne et gentille, il ne faut pas exagérer non plus, mais du coup, lorsque l’auteure intègre des éléments plutôt sombres ou difficiles, cela a le mériter d’étonner le lecteur et de se montrer incrédule face à la situation avant de réaliser que ce qu’il lit a vraiment lieu dans le roman. Cela renforce les passages sombres et nous permet de craindre pour l’avenir en prenant les menaces d’échec au sérieux.

Ne vous inquiétez pas trop pour ce que vous venez de lire et n’essayez pas de comprendre dans les détails de quoi je veux parler, vous verrez bien ce qu’il en est lorsque vous le lirez.

Bonne lecture.


Michiko

Je lis, je critique : Une Putain d’histoire

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Résumé personnel :

Cette « putain d’histoire » nous est racontée par Henry, un adolescent âgé de seize ans qui est élevé par deux mamans, maman Liv et maman France. Il a un meilleur ami, Charlie et deux autres amis, Kayla et Johnny. Enfin, Henry a également une petite amie, Naomi. Tous menaient une vie relativement calme et normale sur Glass Island, une île au large de Seattle jusqu’à la mort de Naomi qui semblerait avoir été assassinée. Dès lors, tout bascule pour Henry qui est déterminé à découvrir la vérité. Mais sur une île où tout le monde se connaît et où tout le monde a quelque chose à cacher, ce ne sera pas une sinécure.

Critique :

Je pensais être en terrain connu en lisant ce roman, l’auteur ayant écrit déjà trois romans qui ont fait mouche et pourtant, pour celui-ci, je me suis totalement fourvoyée… En bien, je vous rassure.

J’ai été tout d’abord, légèrement perdue parce que l’écriture à la première personne du singulier n’est pas commun dans ce genre, puis parce que le Commandant Servaz n’était pas là, nous n’étions plus en France et je dois reconnaître que les personnages que j’ai appris à connaître me manquaient. Finalement, j’ai compris qu’il s’agissait d’un hors-série et les pages ont commencé à défiler toutes seules. Je n’ai pas vu le pavé de 524 pages, j’étais bien trop happée par l’intrigue pour cela.

Jamais un livre n’aura aussi bien porté son nom. Tout réside avant tout dans la fin du roman, comme toujours avec Bernard Minier, elle sublime la totalité du livre et ne doit surtout pas être spoilée car cela gâcherait tout. Encore une fois, tout est dans les détails et on se fait facilement berner. Pour le coup, je ne l’ai pas vu venir, et jusqu’au bout, j’ai refusé d’y croire. Une Putain d’histoire va me hanter pendant un bon moment, c’est le moins que l’on puisse dire.

Le plus drôle, c’est qu’il y a quelques années, j’avais imaginé un thriller dans la même trempe mais je ne parvenais pas à trouver le moyen de le mettre par écrit, c’était une question qui m’a turlupinée pendant un bon moment sans parvenir à trouver une réponse. Bernard Minier y a répondu à la perfection. Bravo et merci !

Au-delà d’un coup de cœur, à la sortie de ma lecture je l’ai déclaré meilleur livre du monde. Maintenant, je suis certaine qu’il y a des petits défauts comme le début qui peut sembler long et déconcertant lorsque l’on cherche Servaz mais quand l’émotion est présente, il n’y a plus d’objectivité possible.

Je sais que je me répète mais je persiste, si vous aimez les thriller ou les romans policiers, lancez-vous, lisez du Bernard Minier ! Il est un incontournable et talentueux auteur.

Bonne lecture.


Michiko

Je lis, je critique : Les Liens du Sang

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A lire avant : Alpha et Omega T2 : Terrain de Chasse. Retrouvez ma critique ICI
A lire avant : Mercy Thompson T1 : L’Appel de la Lune. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Alors que les loups-garous ont révélé leur existence aux humains, Mercedes Thompson, notre mécanicienne préférée, est approchée par Stefan le vampire fan de Scooby-Doo pour une mission délicate. Il a besoin d’elle et de ses talents de coyote pour quelque chose de dangereux, ce qui ne l’empêche pas d’accepter. La voilà alors embarquée dans une nouvelle aventure où le Mal est bien plus sombre que tout ce qu’elle a pu voir jusqu’à présent. C’est donc une situation qui pourrait bien lui coûter la vie, ainsi qu’à tous ceux qu’elle aime.

Critique :

Comme je vous le signale juste avant, je vous recommande de lire ce présent volume après le deuxième tome des Alpha et Omega, si vous suivez les deux séries et que vous souhaitez les découvrir dans l’ordre chronologique.

J’ai beaucoup apprécié Les Liens du Sang qui s’avère plutôt angoissant dans l’ensemble, en tout cas, Littleton est un personnage angoissant. Si l’on oublie Stefan qui est un vampire plutôt sympathique, Patricia Briggs ne nous berce pas d’illusions, les vampires sont dangereux et ils font peur, les loups-garous aussi mais ils sont finalement plus raisonnables pour la plupart donc ils paraissent moins effrayants. Mais les vampires n’ont rien de positif à apporter dans ce monde, ils sont synonymes de danger et de mort et c’est quelque chose de particulièrement sympathique. J’adore les histoires de vampires avec des buveurs de sang charismatiques et pas toujours foncièrement mauvais mais ici, le plus est justement de rendre certaines créatures réalistes et donc très noires. Un bon point pour l’auteur et sa série, donc.

Néanmoins, malgré l’ambiance gothique, Patricia Briggs n’oublie pas ses petites touches d’humour qui relèvent l’ensemble.

L’avantage de ce roman en particulier est que l’auteure utilise les vampires pour valoriser notre coyote préférée grâce à ses talents cachés de marcheuse. Etant la seule de son espèce, a priori, c’est par la force des choses qu’elle parvient à en savoir plus sur elle-même, par l’expérience, puisque personne ne souhaite lui faire des révélations.

Enfin, la force de ce roman tient également dans les personnages secondaires qui sont excellents et bien dépeints même s’ils sont en retrait. Ici, ce n’est pas parce qu’un personnage prend peu de place dans un récit qu’il ne doit pas être détaillé ou avoir un passé, une histoire, une existence, une personnalité et tout ce qui forme un personnage de plus grande importance. Quant à Mercy, elle est réaliste et géniale !

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Enkidare

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Attention, ceci est la critique du tome 3.
Si vous n’avez pas lu le premier tome de cette trilogie, je vous invite à aller ICI.
Pour le deuxième tome, c’est par ICI
Bonne lecture.

Résumé personnel :

Tout va au plus mal ou presque pour Saskia. Après la mort de sa mère adoptive Claire, notre héroïne craint que cela arrive également à Tod qui est au plus mal suite à l’attaque du Nid. Elle et les rescapés se retrouvent donc à Arion pour s’organiser. Après les départs de certains membres du Clan des Faucheurs, il ne reste plus qu’un petit groupe composé des personnages principaux et secondaires du précédent tome. L’étau se resserre donc de plus en plus et il faut impérativement que Saskia découvre le fin mot de toute cette histoire où elle risque de périr à cause du Surclan et du mystérieux Cercle des cent. Se pourrait-il que sa mère biologique en sache plus sur le sujet ?

Critique :

Voici donc le dernier tome de la trilogie ! J’avais lu le premier tome il y a un moment et malgré l’envie de lire la suite, j’ai mis pas mal de temps pour le faire, ce qui est la raison pour laquelle j’ai dû le relire. En effet, il y a un léger twist à la fin du premier tome et c’est vrai que j’ai adoré le lire mais une chose en entraînant une autre, j’ai mis la suite de côté. Là où je veux en venir c’est qu’à la fin du tome 2, j’ai directement enchaîné le dernier tome. Il m’était impossible de faire une pause ou de lire autre chose ! Il y a beaucoup de suspense, de secrets et on sent qu’on n’est pas loin du but et lâcher la trilogie à ce moment-là relèverait du sacrilège.

J’imaginais sans problème me retrouver à Paris avec Saskia quand elle est partie rendre visite à sa mère biologique. Au passage, je tiens à souligner que j’ai adoré cette dernière, entre son style complètement décalée par rapport à son rôle au sein de son Clan, je l’imaginais tellement radieuse et lumineuse que c’est comme si elle éclairait mon esprit au fil des pages. Trêve de digression, Enkidare n’est plus un huis clos, nos héros voyagent, enquêtent et il devient difficile de démêler le vrai du faux. D’autant plus que les espions sont là, plus redoutables que jamais, l’organisation secrète surveille et n’hésite pas à frapper et plus on avance, plus il devient dangereux d’être Enkidare.

A propos des personnages, j’ai parlé de la charmante mère biologique de Saskia mais notre héroïne n’est pas en reste. Si j’avais tendance à la déprécier dans le tome précédent, ici elle a radicalement changé et c’est assez plaisant de la retrouver ainsi. J’en profite également pour parler de la sœur de Tod que je continue d’apprécier.

Une dose d’humour, un brin de magie mais également des épisodes sombres et tristes dans ce roman qui mêle la fantasy et l’enquête, il ne manque qu’un mot sur la plume de Marie Pavlenko que je trouve toujours aussi excellente pour vous annoncer la recette d’un coup de cœur. Le Livre de Saskia est une trilogie que je vous recommande et Marie Pavlenko, une auteure à suivre.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : L’Epreuve

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Voici la critique du tome 2. Pour lire la critique du premier tome, c’est par ICI.

Résumé personnel :

Lors de leur premier vol en amoureux pour fêter la réussite au baccalauréat de Saskia, cette dernière subit les symptômes des prémices d’un sauvetage. Saskia la Faucheuse aurait donc une double nature ? Serait-elle le Troisième Enkidar ? Pour en savoir plus, et afin de protéger celle qu’il aime, ainsi que leurs amis Gardiens qui se retrouvent menacés, Tod décide d’emmener les Enkidars au sein de son propre clan, en dépit des tensions entre Gardiens et Faucheurs. Ce clan, appelé « Le Nid », est dirigé par Eolas qui n’est autre que le père de Tod. Mais ce qui angoisse le plus Saskia n’est pas la menace qui pèse sur elle, mais sa future rencontre de son père biologique, Niels, ce dont elle a toujours rêvé mais qu’elle a cru impossible. Cependant, les dangers sont toujours là et les mystères qui l’entourent sont toujours aussi nombreux. Comme si ce n’était pas déjà suffisamment compliqué, pour Saskia, voilà qu’elle doit non seulement s’adapter à sa nouvelle condition et son nouveau monde mais en plus, elle doit composer avec un Tod s’éloignant de plus en plus.

Critique :

Ce tome est une immersion chez les Faucheurs, ce qui nous permet d’en apprendre plus sur eux et de voir de nouveaux personnages. Mais plus encore, nous assistons à la rencontre entre Saskia et son père biologique ce qui est une étape extrêmement importante pour une enfant adoptée.

Globalement, ce tome-ci est surtout centré sur Saskia et sa confrontation aux autres personnages. En effet, il s’agit surtout d’un huis-clos puisque Saskia ne doit pas sortir du Nid. Cela lui permet ainsi d’en apprendre plus sur ses pouvoirs d’Enkidare en interrogeant des personnes susceptibles de l’aider.

Concernant les personnages, j’ai été légèrement déçue par Saskia qui avait un comportement très mature au premier tome. Là, on retrouve l’adolescente agaçante qu’elle aurait pu être dès le début, notamment vis à vis de Tod qui est particulièrement étrange et souvent absent. Alors je peux concevoir la jalousie et l’énervement mais je pense que leur relation était moins grave que la situation et qu’elle aurait dû pouvoir se contenir et gérer la frustration surtout après sa rencontre avec la sœur de son petit ami qui est tout bonnement géniale. J’ai vraiment adoré cette demoiselle Enkidare très spéciale.

Enfin, que dire de ce deuxième tome si ce n’est qu’à la fin, vous n’aurez qu’une envie, enchaîner avec le tome suivant sans attendre ! Effectivement, il y a du mouvement et des révélations qui vous donneront envie de poursuivre même s’il y a une identité que j’avais devinée très rapidement ce qui a supprimé un effet de surprise.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Agnus Dei

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Attention, ceci est la critique du tome 3.
Si vous n’avez pas lu le premier tome de cette trilogie, je vous invite à aller ICI.
Pour le deuxième tome, c’est par ICI.
Bonne lecture.

Résumé personnel :

C’est la fin, le dernier volume de la trilogie Requiem pour Sascha d’Alice Scarling. Torturée par un démon qui a cherché à venger la mort de son aimée, notre héroïne semble brisée et épuisée par le nouveau monde dans lequel elle a été propulsée malgré elle. Et cela peut se comprendre. Finalement, elle accepte de précipiter l’Apocalypse en ouvrant toutes les Bouches de l’Enfer. Sur un autre plan, les rivalités entre Zekiel et Raphaël prennent des proportions plus élevées et enfin, de nouveaux personnages risquent de changer la donne. Entre Enfer, Paradis et Humanité, plus personne n’est à l’abri.

Critique :

C’est la fin et il n’est plus question d’ascenseur émotionnel mais de montagnes russes émotionnelles. J’ai été particulièrement triste à la fin de ma lecture du premier tome parce que j’ai dû attendre un bon moment avant de lire le suivant mais j’ai enchaîné les tomes 2 et 3, incapable d’attendre plus longtemps. L’évolution de Sascha est impressionnante, si j’ai eu du mal à composer avec elle lors de ma lecture de Lacrimosa, ce n’est plus le cas ici. Nous ne sommes pas toujours d’accord, c’est vrai, mais pour le coup, impossible de savoir comment s’en sortir ou de trouver une échappatoire. J’étais véritablement perdue, comme Sascha et mon empathie pour certains personnages s’est développée ce qui n’était pas prévu à l’origine.

Et puis à côté de ça, on retombe dans des situations improbables et je suppose qu’Alice Scarling a dû s’amuser à écrire. Là je me dois de citer l’ultime exemple en me contentant d’un seul prénom, les lecteurs verront ainsi de quoi je parle. Il s’agit du personnage de Kevin. On pourra dire tout ce qu’on voudra, je pense qu’il faut lire cette trilogie rien que pour le rencontrer. Je me suis régalée à le suivre et c’est comme certaines parties de la trilogie, c’est improbable mais drôle et génial à la fois malgré une ambiance et un enjeu très sérieux. Encore une fois, c’est décalé et ça fait du bien.

Et là, j’entre en zone dangereuse et sensible puisque je vais parler de la fin en évitant de la dévoiler. Disons que c’était beau et épique et que, comme souvent avec les fins des séries qui m’ont marquées j’ai versé ma petite larme et je me suis sentie obligée de poser des questions à l’auteur à Trolls et Légendes pour clarifier certains points. Mon cœur ne supportait pas l’incertitude qui s’est emparée de moi. Cela ne veut pas dire qu’on ne comprend pas la fin, j’avais simplement besoin d’être sûre sur un point qui me tenait à cœur.

Je pense que je vais écourter cette critique en vous disant simplement qu’il s’agit d’une saga coup de cœur. Comme je le disais, le premier tome est pour moi le moins bon des trois parce qu’il suit un schéma plus classique que les deux autres qui montrent que l’univers appartient bel et bien à son auteur et à personne d’autre. En définitive lisez-là jusqu’au bout, vous ne serez pas déçu ! Et un petit mot pour les couvertures d’Anne-Claire Payet qui sont juste magnifiques ! Un vrai bijou.

Bonne lecture.

Michiko