Je lis, je critique : Louise

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Résumé personnel :

En 1338, le château de Gombervaux a été construit par le Diable en personne. Suite à un défaut de paiement de la part du seigneur de ce château, le Malin a décidé de faire disparaître le tertre au fond d’un vallon. Cependant, le Diable aurait été puni et emprisonné dans un miroir par un enchanteur. Quelques siècles plus tard, en 2012 pour être plus précise, nous suivons les pas de Louise, une jeune femme qui travaille avec deux amies à elle à confectionner des savons ou huiles à base de plantes à la manière des sorcières. Mais des sorcières avec une formation plus scientifique qu’ésotérique. Cependant, Louise hérite d’un grand miroir lors du décès de sa grand-mère. Personne ne sait ce dont il s’agit. Parallèlement à cela, la jeune femme croise à plusieurs reprises un mystérieux jeune homme qui se trouve toujours au bon endroit et au bon moment… Que lui veut-il ?

Critique :

Démarrons avec un petit commentaire qui n’a pas une grande importance en soi mais j’adore le format du livre, il est petit et du coup plutôt amusant et grandement pratique.

Globalement, l’histoire est sympathique bien que certains éléments, notamment au niveau des révélations, me semblent légèrement confus. Je dois reconnaître que je me suis perdue à plusieurs reprises mais en même temps, peut-être que ce flou qui m’entoure est un effet recherché. Nous verrons bien ce qu’il en est dans la suite de la trilogie.

Concernant Lou, je l’ai adoré, ça a plutôt bien accroché entre elle et moi mais par moment, je dois bien avouer que j’avais un peu de mal à la suivre ou à la comprendre. Certains de ses choix étaient frustrants parce qu’ils ne répondaient pas à ma logique. C’est assez paradoxal mais étant une adepte des jeux de rôle papier ou via des jeux vidéos, j’aime suivre une histoire en fonction de mes choix. Là, évidemment, je suis l’histoire de l’auteur et forcément, si je ne suis « pas d’accord » avec le personnage principal, je n’assiste pas à la même histoire. Mais je m’égare et je parle de quelque chose qui n’a rien à voir avec l’auteur et son histoire. A plusieurs reprises dans le livre, j’avais envie de secouer Lou pour lui dire de ne pas faire tel ou tel choix ce qui est difficile à vivre puisque l’enjeu du livre est justement les choix qu’elle va devoir faire.

Cela étant, il faut lui reconnaître une situation pas du tout évidente et j’ai adoré plonger dans cet univers qui me tenait en haleine au fil des pages, craignant chaque fois le « mauvais choix » selon moi. D’autres fois, j’étais tout aussi perdue que Louise et j’étais particulièrement inquiète de la situation. Laëtitia Reynders s’est donc bien amusée à mettre mes émotions dans des montagnes russes.

Louise a de très bonnes références culturelles, in extenso l’auteure aussi, comprenez qu’elles ont donc les mêmes que les miennes ce qui est plutôt important pour moi et ce qui est une bonne chose puisque avec ce premier tome, je me suis lancée dans l’inconnu, mais sachez que je ne suis pas déçue du voyage. L’histoire est prenante et il est donc difficile de lâcher prise avant d’avoir lu la fin. Et même là, c’est un piège puisque dès la fin de la lecture du premier tome, je n’ai eu qu’une envie, lire la suite. Malheureusement, il va falloir que j’attende un peu.

Le seul véritable défaut de ce roman vient de la correction de celui-ci. L’auteure a beaucoup de vocabulaire et c’est une très bonne chose mais le livre comporte de trop nombreuses fautes. Alors certes, je fais des fautes, tout le monde en fait et il est difficile d’être irréprochable sur le sujet. Je ne jette la pierre à personne et même les grosses maisons d’éditions en font. Cela étant, là, j’ai trouvé qu’il y en avait trop ce qui est dommage quand on voit le vocabulaire de Laëtitia Reynders. Donc vous vous en doutez bien, ce n’est pas un drame, La Gardienne du Miroir est une série qui semble très prometteuse avec ce très bon premier tome mais j’espère que la suite aura eu droit à une relecture et une correction plus approfondies car ce serait dommage de décourager des lecteurs à cause de ce genre de détail.

[EDIT] Il semblerait qu’il y ait eu une réédition depuis mon achat, donc des corrections ont été apportées, ce qui est une bonne nouvelle pour vous ! [EDIT]

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Agnus Dei

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Attention, ceci est la critique du tome 3.
Si vous n’avez pas lu le premier tome de cette trilogie, je vous invite à aller ICI.
Pour le deuxième tome, c’est par ICI.
Bonne lecture.

Résumé personnel :

C’est la fin, le dernier volume de la trilogie Requiem pour Sascha d’Alice Scarling. Torturée par un démon qui a cherché à venger la mort de son aimée, notre héroïne semble brisée et épuisée par le nouveau monde dans lequel elle a été propulsée malgré elle. Et cela peut se comprendre. Finalement, elle accepte de précipiter l’Apocalypse en ouvrant toutes les Bouches de l’Enfer. Sur un autre plan, les rivalités entre Zekiel et Raphaël prennent des proportions plus élevées et enfin, de nouveaux personnages risquent de changer la donne. Entre Enfer, Paradis et Humanité, plus personne n’est à l’abri.

Critique :

C’est la fin et il n’est plus question d’ascenseur émotionnel mais de montagnes russes émotionnelles. J’ai été particulièrement triste à la fin de ma lecture du premier tome parce que j’ai dû attendre un bon moment avant de lire le suivant mais j’ai enchaîné les tomes 2 et 3, incapable d’attendre plus longtemps. L’évolution de Sascha est impressionnante, si j’ai eu du mal à composer avec elle lors de ma lecture de Lacrimosa, ce n’est plus le cas ici. Nous ne sommes pas toujours d’accord, c’est vrai, mais pour le coup, impossible de savoir comment s’en sortir ou de trouver une échappatoire. J’étais véritablement perdue, comme Sascha et mon empathie pour certains personnages s’est développée ce qui n’était pas prévu à l’origine.

Et puis à côté de ça, on retombe dans des situations improbables et je suppose qu’Alice Scarling a dû s’amuser à écrire. Là je me dois de citer l’ultime exemple en me contentant d’un seul prénom, les lecteurs verront ainsi de quoi je parle. Il s’agit du personnage de Kevin. On pourra dire tout ce qu’on voudra, je pense qu’il faut lire cette trilogie rien que pour le rencontrer. Je me suis régalée à le suivre et c’est comme certaines parties de la trilogie, c’est improbable mais drôle et génial à la fois malgré une ambiance et un enjeu très sérieux. Encore une fois, c’est décalé et ça fait du bien.

Et là, j’entre en zone dangereuse et sensible puisque je vais parler de la fin en évitant de la dévoiler. Disons que c’était beau et épique et que, comme souvent avec les fins des séries qui m’ont marquées j’ai versé ma petite larme et je me suis sentie obligée de poser des questions à l’auteur à Trolls et Légendes pour clarifier certains points. Mon cœur ne supportait pas l’incertitude qui s’est emparée de moi. Cela ne veut pas dire qu’on ne comprend pas la fin, j’avais simplement besoin d’être sûre sur un point qui me tenait à cœur.

Je pense que je vais écourter cette critique en vous disant simplement qu’il s’agit d’une saga coup de cœur. Comme je le disais, le premier tome est pour moi le moins bon des trois parce qu’il suit un schéma plus classique que les deux autres qui montrent que l’univers appartient bel et bien à son auteur et à personne d’autre. En définitive lisez-là jusqu’au bout, vous ne serez pas déçu ! Et un petit mot pour les couvertures d’Anne-Claire Payet qui sont juste magnifiques ! Un vrai bijou.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Lacrimosa

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Lu en 2014

Résumé personnel :

Nous suivons l’histoire de Sascha qui est une jeune fille aux capacités particulières. En effet, elle a un don qui lui permet de posséder le corps de quelqu’un grâce à un simple contact. Cela lui permet donc de faire fi de la morale et d’en profiter pour subvenir à ses besoins puisque Sascha est devenue officiellement orpheline depuis que le couvent dans lequel elle a grandi a été détruit. Cependant, Sascha profite également de son pouvoir pour éliminer les Vampires, ces êtres assoiffés de sang dont certains de leurs représentants sont à l’origine du carnage qui a tué celle qui l’a élevée. Une vie somme toute banale et routinière jusqu’au jour où tout bascule, lorsque notre héroïne rencontre Raphaël, curieux individu immunisé par son pouvoir. S’apprivoisant mutuellement, nos deux protagonistes finiront par s’allier afin de venger le couvent en anéantissant. Mais cette alliance pourrait également permettre à Sascha d’en savoir un peu plus sur ses origines.

Critique :

Certains d’entre vous seront habitués à ce que je vais dire, d’autres non mais au risque de me répéter, je n’aime pas vraiment la narration au présent. Je trouve que le rythme est moins agréable et plus haché que si le récit était rédigé au passé. C’est un avis purement subjectif et personnel mais c’est ainsi. Et il se trouve que cet opus n’échappe pas à la règle. Cependant, cela se transforme en indicateur assez amusant parce que si je suis prise par l’histoire, je ne fais pas toujours attention à ce choix temporel et donc si je n’y fais pas attention, c’est que l’histoire est prenante. Ce fut le cas ici, je n’ai pas été gênée par le temps choisi ce qui prouve que j’ai apprécié ma lecture.

Pour moi, il s’agit d’un véritable OVNI par rapport au personnage principal et à l’intrigue. Tout d’abord, l’univers présenté est différent de ceux que j’ai l’habitude de côtoyer. En effet, je me rends compte que j’ai été trop souvent habituée à des Vampires plus charismatique et pas aussi antipathique que ceux que Sascha rencontre. C’est pas plus mal mais c’est amusant de se retrouver de l’autre côté de la barrière pour une fois. Ensuite, bien que la nature de Raphaël ait été plutôt évidente à découvrir pour moi, j’ai été étonnée par les mélanges surnaturels présents dans ce premier volume parce que ces univers sont souvent cloisonnés dans mes lectures et cela change donc pour mon plus grand plaisir.

Enfin, j’ai eu du mal à me positionner face au personnage. Je comprenais ses choix et ses sacrifices mais je ne les acceptais pas. Résultat, j’étais souvent en conflit avec elle en me disant qu’il aurait mieux valu faire d’autres choix. Mais ce n’était pas évident pour elle, du coup elle arrive à susciter l’empathie malgré tout. Là encore, Sascha reste différente des héroïnes que j’ai pu rencontrer au cours de mes lectures, elle est à la fois très mature et adulte dans sa philosophie et en même temps, on sent qu’elle a dû grandir trop vite et on a très envie de la consoler et de lui dire que tout allait bien. Du coup, j’arrivais à pardonner ses erreurs comme on pourrait pardonner les erreurs d’une adolescente alors qu’elle est adulte. Bref, je ne savais pas trop comment appréhender ce personnage et paradoxalement, c’est cette complexité qui m’a plu le plus chez elle.

En résumé, on a une histoire relativement classique à base d’enquête mais avec de nombreux éléments inédits ce qui rend la lecture agréable. Ce n’est pas un coup de cœur mais la fin inattendue ne vous laissera pas indifférent et vous donnera forcément envie de lire la suite. Une série à découvrir donc.

Bonne lecture.

Michiko