Je lis, je critique : Polska

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Résumé personnel :

Plusieurs personnages, des victimes, des bourreaux, des enfants, des mères, des hommes… Un grand mélange, plusieurs récits, tous tournent autour de deux thèmes liés tout en étant bien différents. Il s’agit de la guerre et de la maternité. Mais attention, l’auteur ne vous transporte pas dans n’importe quelle guerre. En effet, chaque récit d’Henry Dubos se situe pendant la période de la seconde guerre mondiale, en Allemagne, en Europe de l’Est… On se doute que chaque histoire se termine mal et c’est exact. Contraste remarquable mais terrible entre les mères qui donnent la vie, la protègent et les hommes qui luttent, s’entretuent. Entre chaque petite histoire, on retrouve des poèmes plus personnels, comme des souvenirs, ainsi que plusieurs photos. Un livre bien étrange.

Critique :

Que dire ? Ce roman me laisse vraiment perplexe. Pour commencer, bien que ce livre se classe dans les inclassables, j’aurai eu tendance à le considérer comme un recueil de nouvelles puisqu’il s’agit bien de petits récits, donc de nouvelles. Cependant, l’auteur y a ajouté des poèmes. Il y a également des photos, des dessins, ils ne choquent pas, sont tout public mais je n’y reviendrai pas car j’ai eu du mal à comprendre. C’est pourquoi je le garde en « roman » mais comme je vous l’ai dit, en « inclassable ».
Commençons par les nouvelles. Comme l’intégralité du roman, elles sont étranges, au premier abord. Et puis on commence à se faire une idée de l’auteur bien qu’il soit demeuré un mystère me laissant avec beaucoup de questions sur lui, son histoire, sa personnalité. Au début, on ne comprend pas trop où il veut en venir, ce qu’il cherche à nous faire passer comme message. On relit les nouvelles et puis, une illumination. Chaque nouvelle se termine mal comme annoncé dans la quatrième de couverture mais je dois reconnaître que j’ai adoré. C’était émouvant de suivre la vie des personnages, la sympathie pour eux était inévitable. Savoir à l’avance que cela finira mal est un plus, on cherche à deviner, anticiper et même à espérer… Malgré tout, la chute nous étonne, nous énerve. Faire intervenir les mères et leurs enfants nous fait oublier la guerre comme étant une lutte entre soldat et crée en nous un sentiment de révolte d’injustice. Henry Dubos dénonce les vrais problèmes liés à la guerre et l’Allemagne nazie.
Je dois reconnaître qu’au début j’étais sceptique et puis finalement je me suis laissée entraînée. J’ai vraiment adoré même si j’ai eu un peu de mal à comprendre certaines histoires. Mais rassurez-vous, l’auteur ne nous laisse pas trop dans le flou.
Passons aux poèmes à présent. J’ai eu beaucoup de mal à comprendre. On a la réelle impression que l’auteur divague, j’ai eu beaucoup de mal à saisir le sens de ses mots. Certaines phrases étaient logiques, j’arrivais à comprendre leur sens mais d’autres… impossible. Il n’y avait aucune rime, pas vraiment de sonorités harmonieuses ni de mélodie dans ses mots. C’est comme si tout d’un coup, l’auteur se rappelait quelque souvenirs très flous et qu’il tentait de les décrire. Mais comme nous ne sommes pas dans sa tête, nous ne pouvons pas tout comprendre, c’est indéniable.
Vers la fin, ses souvenirs m’ont semblé moins flous, moins incohérents. Est-ce parce que c’était le cas ou parce que j’ai réussi à mieux le comprendre au fil des textes ? Je l’ignore. En tous cas, j’aimerais beaucoup le rencontrer parce que j’ai quelques questions à lui poser.

Par exemple, celles-ci : Vos poèmes reflètent-ils de vrais souvenirs ? Avez-vous vraiment vécu cela ? Et qu’avez-vous vécu concrètement ?
Pour information, l’auteur est né aux environs de 1942-1943 et il a été trouvé.
En résumé, un livre intrigant qui m’a rendu perplexe.

Je tiens à remercier Publibook, les Éditions Société des Ecrivains et Janyce pour ce partenariat.

Bonne lecture.