Je lis je critique : Bienvenue dans l’enfer de la peur

Bienvenue-dans-lenfer-de-la-peur

Résumé personnel :

Joseph Terky est un archéologue de renom qui reçoit de son ami égyptologue une curieuse amulette encore jamais étudiée. Un voile de mystère se pose sur cet objet des plus singuliers mais Joseph Terky n’a pas le temps d’en découvrir plus car il décède dans d’étranges circonstances au cours de l’analyse de l’amulette. Sa petite-fille, Sophia, est effondrée par sa mort car elle l’adorait énormément. Comme elle est issue d’une famille riche et réputée, l’enterrement de son grand-père a lieu en petit comité d’une cinquantaine de personnes. C’est au cours de cet enterrement que Sophia découvre l’amulette sur laquelle travaillait son grand-père. Serait-elle hantée ? Mais elle n’aura pas la possibilité d’en savoir plus car elle est interrompue par Léonard, un ami du collège venu lui apporter les cours de la journée.C’est lors de cette entrevue qu’il perce le mystère de l’amulette. C’est ainsi que débute l’affrontement entre la Voie de la main gauche et celle de la main droite qui nous plongera dans l’enfer de la peur !

Critique :

J’ai eu la possibilité de lire ce roman en avant-première, avant sa sortie qui sera le 13 Mars 2014. Je fais partie de la génération des enfants qui ont lu les « Chair de Poule » et lorsque j’ai appris que l’auteur, Arthur Ténor, a pour souhait d’écrire des romans qui s’inscrivent dans ce thème, j’ai sauté sur l’occasion pour retourner en enfance, et je n’ai pas été déçue.

Commençons par le roman en lui-même. Il est court, le texte est écrit en gros caractère, il est donc très rapide et très facile à lire. Ensuite, l’écriture reste accessible mais elle n’est pas simpliste pour autant, ce qui est un très bon point pour l’auteur. Le roman peut ainsi être apprécié par les plus jeunes comme par les plus grands.

Concernant l’histoire, j’oserai parler d’incipit in media res, cela signifie que l’action commence directement à l’ouverture parce que l’on parle immédiatement de l’amulette et les descriptions se font discrètes sans pour autant nous plonger dans le flou. Toutes les informations nous viennent naturellement et nous avançons dans l’histoire sans avoir à nous poser la moindre question concernant la partie « réelle » du roman. Quant au côté surnaturel, c’est autre chose mais je ne m’étalerai pas trop sur le sujet afin de ne pas tout dévoiler.

Les personnages ne sont pas travaillés de fond en comble et c’est bien normal. Dans ce genre de roman, il faut aller à l’essentiel, c’est pour cela que l’auteur se concentre sur les personnages principaux et que les personnages secondaires ne sont pas très fouillés. Il y a beaucoup de stéréotypes mais, encore une fois, si je trouve cela très gênant dans des romans, ici, ce n’est pas le cas.

L’objectif est de nous faire frissonner sous la couette, armés de notre lampe de poche. Et là, je dirai que le pari est plutôt bien réussi. L’auteur nous plonge toujours plus loin dans la peur et dans l’horreur jusqu’à atteindre son paroxysme, à la fin du livre. Je dois reconnaître qu’avant d’avoir atteint le sommet, j’ignorais totalement jusqu’où Léonard et Sophia m’entraîneraient. Bien sûr, il n’y a rien de gore, tout reste accessible. Il suffit d’aimer se faire peur pour savourer ce roman. En effet, à chaque fois, je me demandais ce qui allait arriver à Sophia, revivant ses peurs à travers elle. Évidemment, il faut développer de l’empathie pour les personnages et c’est ce qu’il s’est passé pour Sophia et moi.

C’est donc un roman très agréable à lire, une bonne histoire pour se faire peur, ponctuée par des touches d’humour pour détendre un peu l’atmosphère. Bien sûr, il s’agit là d’un roman jeunesse mais il peut être lu par tous ceux qui ont su garder leur âme d’enfant.

Je remercie les Editions Scrinéo Jeunesse ainsi que le forum A&M pour ce partenariat.

Bonne lecture.


Je lis je critique : La Fuite d’Almus

002298806

Résumé personnel :

Nous démarrons ce livre avec une prophétie annonçant la fin du monde, à moins qu’un jeune garçon, l’Élu, ne soit trouvé car il est le seul à pouvoir vaincre la menace qui plane. Il aura « les yeux verts et trois grains de beauté disposés en triangle équilatéral ». Les mages finissent par le trouver, il s’agit d’un certain Almus qui devra apprendre durant des années à se servir de la magie. Il va donc passer toute son enfance au milieu des mages et des livres poussiéreux, ne pouvant voir sa famille qu’une fois par an, lors de la fête du printemps. En effet, c’est ce jour-là que ses parents viennent le voir, afin d’assister à une démonstration de l’étendue des pouvoirs du jeune Élu, ainsi que des nouveaux sorts qu’il a appris au cours de l’année écoulée. Cependant, cette année, rien ne se passe comme prévu. En effet, durant la représentation, un homme étrange se met à hurler qu’Almus n’est qu’un imposteur. Tout s’effondre pour le jeune garçon qui réalise que ses sacrifices ont peut-être été vains.

Critique :

Au début du roman, je m’attendais à bien des choses mais pas à la tournure des événements qui ont effectivement eu lieu dans ce livre. En effet, on parle d’une prophétie et d’un Élu, je m’attends donc à lire les aventures de mages à la recherche de cet Élu. Finalement, l’histoire commencera des années après la découverte de l’Élu, un jour, durant son enseignement. Donc je suis partie du principe que nous allions découvrir ses aventures face au mal qui menace son peuple. Toujours pas.

Finalement, l’Élu n’est même pas l’Élu et nous suivons la vie d’un personnage lambda qui n’a donc plus rien à voir ni avec les mages, ni avec la prophétie et toute cette aventure promise par l’auteur. C’est assez déroutant mais pas désagréable car j’ai bien aimé cette surprise de l’auteur qui nous apporte bien plus que ce que l’on pensait lire. En effet, Almus décide de s’enfuir de son « école » et c’est là que le livre commence pour de bon. J’ai adoré suivre ses aventures, qui n’étaient pas sans me rappeler celles vécues par Pinocchio. Je tâcherai d’éviter de trop détailler afin de vous garder du suspense.

Au fil de ce roman devenu aventure initiatique, on découvre bon nombre de personnages tous très attachants et correctement dépeints. En effet, Almus n’éclipse pas les autres personnages qui ont leur propre utilité et vont lui permettre d’accomplir la mission qu’il s’est fixée. Cependant, j’ai trouvé l’un des personnages, Noir-Coeur de la guilde des assassins, bien trop gentil pour ce qu’il est censé être. C’est là le point négatif que je peux trouver chez certains romans de jeunesse, la naïveté des personnages et la dichotomie trop importante par moment. Mais ce n’est qu’un détail.

Un autre point que j’ai apprécié dans ce roman, c’est l’univers de l’auteur qui est plongé dans la fantasy tout en restant réaliste et parfois difficile pour notre personnage principal. Je pense et j’espère, cependant, que les prochains tomes emprunteront plus encore à la fantasy qu’au réalisme même si cela ne m’a pas déplu.

Malgré les épreuves traversées par Almus au fil du roman, ce dernier est basé sur l’humour, et cela nous est annoncé dès le début grâce à l’Oracle et à sa description de l’Élu (que j’ai citée dans mon résumé personnel) avec une écriture simple et fluide, s’adaptant ainsi aux plus jeunes.

La Fuite d’Almus est donc un roman fort sympathique que je recommande aux plus jeunes et aux moins jeunes, adeptes de ce genre.

Je remercie les Editions Petit Golem pour ce partenariat et je vous informe que ce roman est disponible gratuitement sur Amazon en format Kindle pour ceux qui voudraient le découvrir.

Bonne lecture.

Je lis, je critique : Vampire d’une nuit de printemps

Vampire d'une nuit de printemps

Résumé personnel :

Lia Fail est une Française qui meurt dans un accident de bus. Mais elle est transformée en vampire par un Maître présent sur les lieux. Il l’introduit alors dans son Convent, une sorte d’essaim de Vampires. Mais ce Convent se situe à Los Angeles ce qui implique un long voyage en avion à travers l’Atlantique. Nous découvrons ainsi l’univers vampirique créé par l’auteur, en même temps que Lia Fail mais ce, pendant la moitié du roman. Suite à cela, l’événement annoncé dans la quatrième de couverture a lieu. Malheureusement, je trouve qu’on en dit beaucoup sur cette quatrième, aussi je préfère éviter de vous dire exactement de quoi il retourne. Je comprends l’intérêt d’en dévoiler autant, cela permet au lecteur d’être attiré par le roman mais je ne suis pas d’accord avec cela. Je vous recommande fortement de ne pas lire cette quatrième de couverture. Si vous voulez en savoir un peu plus, un crime sera commis et Lia Fail sera considérée comme étant coupable, une enquête aura lieu. Vous dire la nature du crime ainsi que la victime est déjà trop en dire (en lisant la quatrième de couverture, vous en saurez plus mais je vous le déconseille).

Critique :

D’un point de vue général, Vampire d’une nuit de printemps m’a plu, il permet de passer des moments agréables grâce à une lecture à la portée de tous. L’univers décrit par Lia Vilorë est intéressant mais le principe du Convent reste assez classique même s’il comporte, tout de même, une part d’originalité par rapport à d’autres lectures que j’ai eues sur le sujet. Lia Vilorë écrit très bien et cela, on s’en rend principalement compte lorsque les points de vue n’étaient pas ceux du personnage principal, avec laquelle j’ai eu un peu de mal au départ bien que nos relations se soient améliorées par la suite. J’ignore si cela est lié à son humour et à sa façon de parler qui me semble inappropriée, bien que très réaliste, mais ce n’est pas à cause de ses références cinématographiques qui sont très présentes. J’ai trouvé ça très amusant mais j’ai préféré le passage à la troisième personne du singulier, lorsque le point de vue est celui des autres personnages. C’est pour moi une excellente idée car cela permet aux lecteurs qui n’aimeraient pas Lia Fail d’apprécier le roman malgré tout. Les autres personnages sont vraiment très intéressants mais pour un unique tome, a priori, il aurait été préférable d’avoir des personnages plus approfondis. C’est le cas pour certains d’entre eux mais, du coup, nous avons beaucoup de zones d’ombres, c’est un peu dommage.

Concernant l’univers à proprement parler, il est bien construit et bien défini, cependant, pour un « one shot », on s’attendrait à un travail plus fourni mais ce n’est pas gênant. Les vrais problèmes, car malheureusement il y en a, sont autres. Comme je le disais, l’histoire en elle-même est bien, l’univers est bien pensé mais le livre ne semble pas abouti. Il y a beaucoup de fautes et un travail supplémentaire sur le roman manque cruellement. On sent qu’une étape a été oubliée et c’est plutôt gênant. Je recommande fortement aux éditeurs de retravailler avec l’auteur sur ce roman pour rendre un travail meilleur encore avant une prochaine réédition.

Le lien avec la quatrième de couverture est également un problème, comme je l’ai dit dans mon résumé personnel mais je dois bien reconnaître que je n’ai aucune solution à apporter au problème. Cependant, suite à l’annonce du crime dans la quatrième de couverture, le lecteur est obnubilé par cette information et attend que le crime ait lieu, laissant de côté tout le reste.

J’ai aimé la partie enquête mais j’avais découvert la vérité dès le début de l’enquête, je n’ai donc pas été étonnée mais peut-être que vous, vous le serez.

En définitive, un bon roman, une jeune auteure très prometteuse mais un travail supplémentaire est nécessaire. C’est le meilleur moyen pour la maison d’édition de progresser et d’atteindre les sommets.

Je remercie Les Editions du Petit Caveau ainsi que le forum Accros et Mordus de lecture pour ce partenariat.

Bonne lecture.

Je lis, je critique : Le Cercle

Le Cercle

Résumé personnel :

C’est dans la ville de Marsac que Claire Diemar, jeune professeur de lettres, est retrouvée morte dans des conditions particulièrement horribles. Lorsque la police arrive, Hugo, un des étudiants de la victime est sur place. Il fait un coupable de premier choix, affaire classée. Mais lorsque Servaz est appelé par la mère du jeune homme, Marianne, fantôme de son passé d’étudiant, il se sent obligé d’intervenir afin d’être sûr que la police ne règle pas cela trop rapidement, oubliant peut-être des indices importants. En effet, ce meurtre signerait peut-être le retour d’un certain sérial killer…

Critique :

Difficile d’écrire une critique à propos d’un tel monument. Comment coucher sur papier les sentiments forts qui se sont révélés lors de cette lecture inoubliable ? Commençons par le commencement. Un grand merci aux Editions XO et au forum A&M pour ce partenariat, vraiment. Je suis ravie d’avoir eu en main la suite de Glacé , premier roman de Bernard Minier, auteur dont j’ai reconnu le talent dès la lecture de ce premier thriller. Ce second livre m’a confortée dans cet avis, je dirais qu’il a même dépassé mes attentes.

Quelques informations plus concrètes : Le Cercle  se concentre sur Servaz, notamment sur son passé ; je sais que certains lecteurs n’aiment pas beaucoup, mais j’ai trouvé que cela collait à l’ambiance et ne pouvait pas mieux tomber. Il n’y a rien à redire sur le style, les descriptions sont parfaites et les personnages sont toujours aussi complets. J’ai apprécié le souci du détail dans ces trois catégories. Malgré tout, j’ai repéré deux ou trois coquilles, mais cela ne gâche en rien la lecture.

Le retour de Julian Hirtmann (dans quelles proportions, je ne le dirai pas) m’a fait un peu peur. Je ne voulais pas que l’auteur tombe dans la facilité, l’intrigue se devait d’être complexe. Là encore, non seulement mes vœux ont été exaucés, mais cela a dépassé mes attentes et espérances. Vous en dire plus serait dévoiler l’intrigue, alors je me contenterai de dire une fois de plus que Bernard Minier a manié sa plume et ses personnages avec brio. En effet, il est impossible de découvrir la fin de l’histoire avant les dernières pages, l’auteur nous tenant en haleine jusqu’au bout. Cela devenait presque frustrant de se retrouver avec de nombreuses pièces de puzzles sans pour autant réussir à le reconstituer. Ce qui témoigne, là encore du travail remarquable de monsieur Minier. Les révélations sont stupéfiantes, conséquences directes d’une intrigue bien ficelée et maîtrisée par l’auteur jusqu’à la dernière ligne.

Si je devais faire un reproche, ce serait au niveau du squelette du roman, qui ressemble un peu au précédent, (je dis bien un peu). Cela ne permet pas de trouver le coupable ou le fin mot de l’histoire. Ce n’est pas grand-chose, mais cela m’a rappelé le tome précédent et mon inconscient a cherché ces similitudes. J’espère simplement que le troisième tome sera différent au niveau du squelette tout en restant aussi bon que les précédents. D’ailleurs, quelque chose me dit que ce futur opus sera radicalement différent, pour notre plus grand plaisir (inutile de préciser que je suis impatiente).

Je pourrais faire l’éloge de ce roman encore longtemps mais cela serait lassant et n’apporterait rien de plus. Pour conclure, je dirai que Le Cercle  confirme ce que je pensais de Bernard Minier concernant l’écriture de thrillers, il a un réel talent. Je l’ai trouvé mieux encore que Glacé , son tout premier roman. Bernard Minier ne cessera-t-il donc jamais de nous éblouir ? Cela promet une lecture des plus mémorables lorsque j’aurai la suite entre les mains. (Monsieur Minier, si vous ne souhaitez pas vivre un remake de Misery , il va falloir faire vite…)

Un petit mot pour les intermèdes : de l’or en barre, tout simplement. C’était glauque (peut-être difficile pour les lecteurs les plus sensibles), mais se retrouver ainsi de l’autre côté de la barrière cassait le rythme global du roman pour nous plonger un peu plus dans l’horreur. J’ai tout simplement a-do-ré cette idée.

Assurément un coup de cœur que je vous recommande fortement.

Bonne lecture.

Je lis, je critique : Le Gardien de la Source

Image

Résumé personnel :

Sur la planète MU-LAM, vit un KLANN. Dans ce clan, MO-LY, âgé de 12 CIR-CUM est un orphelin mais il a une sœur jumelle, AL-YA. Le jeune garçon doit passer l’épreuve initiatique de l’eau pour devenir le nouveau gardien de la source et ainsi protéger son KLANN. Mais la vie du jeune MO-LY ne sera pas de tout repos. En effet, des épreuves plus importantes encore l’attendent. Il devra parcourir le monde afin de retrouver sa sœur, il devra également dérober la perle noire des mains de CHE-KAN, dans la Cité Enfouie. Aidé par son ami et frère de cœur KUM-PA, notre jeune héros va également devoir déchiffrer la prophétie et ainsi sauver son KLANN de la destruction totale et irréversible. Mais le courage et l’humilité ne seront pas les seules qualités qu’il devra avoir s’il souhaite réussir. En effet, MO-LY apprendra qu’il existe d’autres vertus indispensables. Un roman qui nous pousse à avoir un regard neuf et philosophique sur le monde qui nous entoure et sur ses valeurs essentielles.

Critique :

Le Gardien de la Source est le premier roman de Bernard de Bone. On s’attend à ce qu’il existe quelques maladresses, quelques défauts mais on ne s’attend pas à y trouver un tel travail. En effet, le vocabulaire est très recherché, l’univers dans lequel l’auteur nous plonge est beaucoup plus complexe et plus vaste que prévu et les leçons philosophiques que l’on peut en tirer sont beaucoup plus poussées que prévu. Le début est légèrement brouillon parce que nous ne savons pas encore de quoi il s’agit, mais l’auteur se rattrape très vite. Et il faut bien poser une trame de fond, un Univers, ce qui n’est pas chose aisée. Cependant, des explications ou une petite simplification aurait été préférable.

Attention, c’est un roman de Science-fiction, oui, mais cela n’empêche pas à l’auteur de nous faire voyager grâce aux décors fabuleux. J’ai tout d’abord pensé qu’il s’agissait plus d’un roman de Fantasy que d’un roman de Science-fiction même si l’auteur nous le rappelle assez vite. Avec un vocabulaire recherché et de longues descriptions, le voyage est assuré. Rassurez-vous, je ne suis pas très fan des longues descriptions et pourtant, je me suis laissée emporter à mon tour. Le secret ? Un excellent découpage qui rend la lecture fluide et agréable. La plume se veut poétique et nous berce par sa lenteur même si les pages se tournent toute seule, mais nous ne nous rendons compte de rien.

En effet, lorsqu’on se rend compte de la lenteur du rythme, il est trop tard. On se laisse emporter jusqu’à la fin. Et on a eu raison car ce rythme n’est pas constant. Avant même d’avoir atteint la moitié du livre, des nouveaux lieux et de nouveaux personnages arrivent, le rythme s’accélère grâce aux actions, l’auteur ne s’essouffle pas. Et nous revoilà partis dans ce fabuleux voyage. La présence de dessins et cartouches apportent une dimension nouvelle au roman. Nous participons à la recherche de la vérité ainsi que de sa compréhension.

Je verrais bien ce roman entre les mains d’un conteur ou d’une conteuse.
Si l’auteur est excellent en matière de descriptions de lieu, il est avare en dialogue ou passages humoristiques. Cependant, j’ai bien aimé les Légendes racontées chez EN-OK. Le roman est très sérieux et m’a empêché de m’attacher au personnage. Il y a également quelques passages à la fin qui sont plutôt complexes mais le roman pousse à la réflexion. Lorsqu’on ressort de ce livre, on doit se poser des questions.

Le manque d’attaches et les passages complexes constituent les seuls véritables bémols qui m’empêchent de dire que ce roman est un coup de cœur. Mais qui sait, peut-être que les prochaines parutions de Bernard de Bone en seront, elles.

Vous l’avez compris, Le Gardien de la Source est un roman à lire, Bernard de Bone est un auteur à suivre et les Editions Persée sont une maison d’éditions à qui il faut faire confiance pour nous trouver de très bons auteurs.

Bonne lecture.

Je lis, je critique : Opération Menhirs

Image

Résumé personnel :

Amanda est vendeuse de prêt-à-porter en Angleterre. Sylvie est une jeune Française, professeur d’Anglais. Un jour, toutes deux se retrouvent chez un notaire, en Angleterre. La raison ? Richard, un sir Anglais, s’est donné la mort après avoir rédigé son testament. Amanda était la première épouse de Richard, Sylvie son épouse actuelle. Elles apprennent alors qu’elles pourront hériter de la coquette somme de six millions de livres à la seule condition de vivre ensemble dans une maison à Vannes, durant une année entière. En Bretagne, Jean et son subalterne fraîchement débarqué de Paris, Edouard, enquêtent sur d’étranges disparitions à Carnac. En effet, des menhirs disparaissent sans la moindre explication logique. Parallèlement à ces deux histoires, l’auteur nous emmène en l’an 11, dans une Gaule envahie par les Romains. On retrouve un Druide, sa sœur et la fille de cette dernière. Mais quel lien relie ces histoires entre elles ?

Critique :

Opération Menhirs est un roman agréable à lire. On retrouve une écriture fluide et simple, une histoire qui mêle enquêtes, mystères, magie bretonne et humour anglais. Elle est également assez prévisible même si l’auteur nous réserve quelques surprises pour la fin. Cependant, elle reste sans prise de tête, simple, que demander de mieux pour les vacances ou pour les moments de détente ?

Concernant les personnages, j’ai un avis mitigé. Au fil des pages, notre avis sur eux change. Amanda est une jeune femme qu’on se plaît à détester à cause de son humour cassant bien qu’amusant. Puis on apprend à mieux la connaître, on la comprend et lui pardonne certains écarts. De mon côté, je lui en ai voulu à la fin mais je n’en dirai pas plus. Sylvie est un personnage un peu plat à côté d’elle mais cela peut s’expliquer par son veuvage…

Un point que j’ai trouvé très intéressant c’est que, même si le texte est à la troisième personne, l’auteur ne se focalise pas sur les perceptions de tous les personnages à la fois. Chaque fois, le point de vue change entre les personnages principaux. Il est arrivé que la même scène fut répétée mais avec une façon de parler et de penser différente, lorsque deux protagonistes importants se rencontrent. Par contre, je les ai trouvés plutôt grossiers. Même si c’est assez réaliste, cela m’a déplu car il n’en reste pas moins des personnages de fiction et un peu plus de retenue aurait été apprécié mais ce n’est qu’un détail.

Autre point que j’ai particulièrement apprécié, c’est le voyage en Bretagne. C’est un coin que j’ai toujours rêvé de visiter et les romans que je lis d’habitude ne m’ont jamais emmenée là-bas. Un grand merci à l’auteur pour ce magnifique voyage dans une si belle région. Jean Vigne a su retranscrire le mystère et la magie que j’associais à ce lieu.

Autre particularité, les séjours en Gaule. C’était totalement inédit pour moi de me retrouver dans ce contexte historique. Inutile de vous préciser que j’ai adoré ce voyage dans le temps.

Concernant le contenu de l’histoire, le lien qui réunit les protagonistes, y compris ceux de l’an 11, est assez gros, certains lecteurs pourraient aller jusqu’à dire que c’est tiré par les cheveux. Je suis assez d’accord et pourtant, j’ai bien aimé ma lecture.

Mon plus gros bémol va cependant à la couverture. Je n’ai pas l’habitude de parler des couvertures de livres mais cette fois-ci je ferai une exception. Sur celle-ci, Amanda et Sylvie ont l’air hautaines voire méchantes, cela ne donne pas très envie. Ce qui est dommage parce que le contenu mérite le détour. Mais ce n’est là encore qu’un détail.

Pour conclure, je dirai qu’Opération Menhirs est un roman à emporter pendant les vacances pour le lire à la plage ou même chez soi lorsqu’il pleut. J’ajouterai que Jean Vigne est un auteur à suivre de près.

Je remercie bien évidemment Jean Vigne qui a eu la gentillesse de me prêter son roman.

Bonne lecture.

Je lis, je critique : Polska

Image

Résumé personnel :

Plusieurs personnages, des victimes, des bourreaux, des enfants, des mères, des hommes… Un grand mélange, plusieurs récits, tous tournent autour de deux thèmes liés tout en étant bien différents. Il s’agit de la guerre et de la maternité. Mais attention, l’auteur ne vous transporte pas dans n’importe quelle guerre. En effet, chaque récit d’Henry Dubos se situe pendant la période de la seconde guerre mondiale, en Allemagne, en Europe de l’Est… On se doute que chaque histoire se termine mal et c’est exact. Contraste remarquable mais terrible entre les mères qui donnent la vie, la protègent et les hommes qui luttent, s’entretuent. Entre chaque petite histoire, on retrouve des poèmes plus personnels, comme des souvenirs, ainsi que plusieurs photos. Un livre bien étrange.

Critique :

Que dire ? Ce roman me laisse vraiment perplexe. Pour commencer, bien que ce livre se classe dans les inclassables, j’aurai eu tendance à le considérer comme un recueil de nouvelles puisqu’il s’agit bien de petits récits, donc de nouvelles. Cependant, l’auteur y a ajouté des poèmes. Il y a également des photos, des dessins, ils ne choquent pas, sont tout public mais je n’y reviendrai pas car j’ai eu du mal à comprendre. C’est pourquoi je le garde en « roman » mais comme je vous l’ai dit, en « inclassable ».
Commençons par les nouvelles. Comme l’intégralité du roman, elles sont étranges, au premier abord. Et puis on commence à se faire une idée de l’auteur bien qu’il soit demeuré un mystère me laissant avec beaucoup de questions sur lui, son histoire, sa personnalité. Au début, on ne comprend pas trop où il veut en venir, ce qu’il cherche à nous faire passer comme message. On relit les nouvelles et puis, une illumination. Chaque nouvelle se termine mal comme annoncé dans la quatrième de couverture mais je dois reconnaître que j’ai adoré. C’était émouvant de suivre la vie des personnages, la sympathie pour eux était inévitable. Savoir à l’avance que cela finira mal est un plus, on cherche à deviner, anticiper et même à espérer… Malgré tout, la chute nous étonne, nous énerve. Faire intervenir les mères et leurs enfants nous fait oublier la guerre comme étant une lutte entre soldat et crée en nous un sentiment de révolte d’injustice. Henry Dubos dénonce les vrais problèmes liés à la guerre et l’Allemagne nazie.
Je dois reconnaître qu’au début j’étais sceptique et puis finalement je me suis laissée entraînée. J’ai vraiment adoré même si j’ai eu un peu de mal à comprendre certaines histoires. Mais rassurez-vous, l’auteur ne nous laisse pas trop dans le flou.
Passons aux poèmes à présent. J’ai eu beaucoup de mal à comprendre. On a la réelle impression que l’auteur divague, j’ai eu beaucoup de mal à saisir le sens de ses mots. Certaines phrases étaient logiques, j’arrivais à comprendre leur sens mais d’autres… impossible. Il n’y avait aucune rime, pas vraiment de sonorités harmonieuses ni de mélodie dans ses mots. C’est comme si tout d’un coup, l’auteur se rappelait quelque souvenirs très flous et qu’il tentait de les décrire. Mais comme nous ne sommes pas dans sa tête, nous ne pouvons pas tout comprendre, c’est indéniable.
Vers la fin, ses souvenirs m’ont semblé moins flous, moins incohérents. Est-ce parce que c’était le cas ou parce que j’ai réussi à mieux le comprendre au fil des textes ? Je l’ignore. En tous cas, j’aimerais beaucoup le rencontrer parce que j’ai quelques questions à lui poser.

Par exemple, celles-ci : Vos poèmes reflètent-ils de vrais souvenirs ? Avez-vous vraiment vécu cela ? Et qu’avez-vous vécu concrètement ?
Pour information, l’auteur est né aux environs de 1942-1943 et il a été trouvé.
En résumé, un livre intrigant qui m’a rendu perplexe.

Je tiens à remercier Publibook, les Éditions Société des Ecrivains et Janyce pour ce partenariat.

Bonne lecture.

Je lis, je critique : Marquise des Ténèbres

Résumé personnel :

Stella et Corwin se promènent tous deux dans les bois lorsqu’ils tombent sur le corps d’un jeune homme, mort récemment. Il a une rose blanche plantée dans le torse mais, fait encore plus étrange, son corps est entouré d’un pentacle d’une puissance extrême empêchant les Vampires de s’en approcher. Même Stella pourtant à moitié sorcière est incapable d’en faire quoi que ce soit. Ils décident de rentrer au Manoir afin d’en parler à Rodrigue, Prince de Londres. Alors qu’une enquête est ouverte et que d’autres cadavres font surface, la Vampire d’Europe de l’Est va découvrir bon nombre de secrets sur la ville qui la retient prisonnière. Simple pion dans un jeu de séduction et de manipulation, difficile de s’y retrouver pour Stella qui peine à y comprendre quelque chose. Liés à ces morts, des secrets bien gardés et un passé inavouable. Mais qui est donc cette mystérieuse Marquise enfermée dans la Tour de Londres ? Quel lien existe-t-il entre elle, ces meurtres et le Prince de Londres ? Une enquête qui promet d’être riche en surprises et en révélations.

Critique :

Je dois le reconnaître, il s’agit là de mon premier roman d’Ambre Dubois (mais certainement pas le dernier). Fait amusant quand on y pense puisque  Marquise des Ténèbres est le troisième tome des Soupirs de Londres et non pas le premier. Cependant, l’histoire est indépendante des autres tomes, beaucoup d’informations et d’explications nous sont données au cours du tome ce qui permet de suivre et de comprendre l’histoire. Je n’ai nullement été gênée de ce côté-là. Je compte bien entendu lire les deux premiers tomes, ce serait une erreur de ne pas le faire. Ambre Dubois joue de sa plume à la perfection. L’univers dans lequel l’auteur nous plonge est étouffant, inquiétant et pourtant il semble tellement réaliste à côté des décors, de l’époque, du lieu…

Un bon travail au niveau de la psychologie des personnages, entre Corwin tellement humain pour un Vampire, Stella qui nous reste accessible à notre logique tout en demeurant une vraie Vampire… Il y a également Drake, Vampire séducteur et manipulateur mais pour le moins insaisissable de même que Rodrigue, Prince de Londres au caractère à la fois identique mais terriblement plus effrayant. Difficile de démêler le vrai du faux, entre manipulation, séduction, mensonges et vérités, je dois reconnaître qu’on est très vite perdu, à l’égal de Stella. Puisqu’il s’agissait de mon premier tome lu, j’étais assez surprise par l’arrivée d’un certain détective (je n’en dirai pas plus).

L’intrigue est bien menée, une enquête qu’on aime à suivre même s’il s’agit d’un vrai casse-tête. Difficile de s’y retrouver même lors du dénouement. En somme, un cocktail explosif qui fait de ce roman sur les Vampires un incontournable du genre. Un gros bémol cependant concernant les coquilles tout au long du roman. Certaines fautes sautaient aux yeux, à se demander s’il y a eu une relecture du roman avant publication. Mais c’est la seule chose que je peux lui reprocher.

Un petit mot concernant la couverture, je l’ai trouvée magnifique. La Marquise est vraiment belle et correspond tout à fait à la description du roman. Mon imagination n’aurait pas fait mieux. Bravo à l’illustratrice.

Je remercie l’auteur, Ambre Dubois pour ce petit bijou de la littérature ainsi que les Éditions du Petit Caveau et bien entendu le forum Accro&Mordus de lecture pour ce partenariat.

Bonne lecture.

Je lis, je critique : La Guerre des Eléments

Résumé personnel :

Avril Pelletier a dix-sept ans, c’est une adolescente ordinaire qui a tout de même un animal de compagnie un peu spécial. Il s’agit de Lux, une luciole. Avril a un petit copain, Mickaël, il fait des études pour devenir un brillant avocat. La mère d’Avril est morte il y a quelques années et son père voyage souvent à cause de son travail, aussi se retrouve-t-elle seule assez souvent. Mais un monstre caché sous son lit l’oblige à quitter son appartement pour rejoindre Mickaël. Lorsqu’elle y entre, elle n’y trouve pas Mickaël mais Snow, jeune homme très étrange et inconnu au bataillon. Cependant celui-ci connaît presque tout d’elle mais refuse de répondre à ses questions. Qui est-il ? Où est Mickaël ? Elle va ainsi découvrir que le monde qu’elle connaît n’est pas exactement comme il n’y paraît et, qu’elle le veuille ou non, elle devra en faire partie. Qui a dit qu’il ne pouvait jamais rien nous arriver d’extraordinaire et qu’on était forcément des êtres ordinaires.

Critique :

La Guerre des Eléments n’est que le premier roman de Perrine Rousselot et pourtant on sent déjà que l’auteur possède une plume unique et un style bien particulier, bien différent des auteurs que j’ai pu lire. Le roman est un concentré d’intrigues, une suite d’actions, de révélations et de bouleversements. Le temps mort est quasi inexistant, on passe très vite d’un évènement à un autre ce que j’ai adoré. Cependant, il faut savoir que ceci n’est pas toujours du goût de tous les lecteurs. Mais il était au mien. Impossible pour moi de lâcher le livre, une fois commencé, il faut aller jusqu’au bout.

Perrine Rousselot nous plonge dans un univers unique, l’histoire y est vraiment originale ce qui n’est pas évident de nos jours. J’espère sincèrement que le livre connaîtra une suite (qui n’est actuellement pas prévue par l’auteur) nous permettant de découvrir en détail les personnages faisant partie de ce monde, leurs pouvoirs, les missions, leurs caractéristiques etc. Le roman a une fin fermée mais il nous laisse avec bon nombres de questions concernant le décor et la partie fantastique du roman.

En parlant des personnages, j’ai adoré ceux dépeints par l’auteur, notre avis sur eux évolue tandis que leur personnalité s’affirme un peu plus au fil des pages. Le personnage principal est demeuré longtemps sur la même longueur d’onde que moi ce qui est toujours plus agréable dans un roman. Là encore le travail de l’auteur est remarquable puisqu’ils restent réalistes malgré un monde fantastique et inventé. Il est en effet préférable de voir qu’ils ne sont pas de simples robots dépourvus de sentiments humains mais bien des humains capables de réfléchir, de se poser les questions que nous nous poserions à leur place et d’adopter un comportement et des réactions que nous aurions, une fois de plus si nous avions été à leur place. Là encore, on ne retrouve pas cela partout.

La Guerre des Eléments de Perrine Rousselot est à mon avis adapté à tout le monde, adolescents comme adultes. On sent quelques hésitations de la part de l’auteur dans certaines scènes mais pour un premier roman, je lui pardonne volontiers. Perrine Rousselot est un auteur dont la plume déjà très prometteuse va s’affiner au fil de ses romans pour notre plus grand plaisir. En résumé, le roman est à lire d’urgence et l’auteur est à suivre de près.

Bonne lecture.

EDIT : Nous sommes le samedi 12 mai 2012 et j’ai un « scoop » pour vous. L’auteur a annoncé qu’elle avait commencé une suite 🙂 Autant vous dire que j’ai vraiment hâte !

Je lis, je critique : Isidore Tiperanole et les lapins de Montceau-les-Mines

Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines est un conte magique, capable d’envoyer n’importe quel adulte dans le monde merveilleux qu’est l’enfance. En effet, je me suis surprise à sourire comme une enfant en le lisant.

L’histoire est originale, amusante. J’ai été ravie d’y retrouver une ode à la poésie. S’ajoute bien entendu une morale bien connue que je vous laisse découvrir.

L’un des lapins est poète mais ce n’est pas tout. Il faut savoir que le texte entier n’est que poésie. Le conte est en prose mais si vous prenez le temps d’écouter ce conte, vous vous rendre compte de la mélodie qu’elle libère. Les sonorités sont sans accros, le rythme est soutenu, j’en ai été séduite.

Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines n’est pas un conte exclusivement réservé aux enfants comme certains lecteurs pourraient se le laisser croire. Ce qui me fait dire cela c’est tout d’abord le champ lexical parfois soutenu, avec des mots bien trop difficile ou hors de portée des enfants. Pierre Thiry a d’ailleurs utilisé un clin d’œil ou deux à la littérature classique qu’un enfant ne pourra remarquer avant bon nombre d’années.

Mais ceci est un point fort du conte et non un bémol car cela incite au partage, une lecture commune pour ainsi dire entre un adulte (un père,une mère, une sœur…) et un enfant. Ceci est un moyen pour des parents de passer un bon moment avec ses enfants pour le coucher du soir par exemple. Aucun doute, si j’avais des enfants, je leur lirai ce conte avant de leur souhaiter une bonne nuit.

Vous l’aurez compris, une belle histoire, drôle, romantique, poétique qui ravira grands et petits, tous pourront être séduits.

Je tiens également à féliciter Myriam Saci qui a su illustrer ce conte à la perfection. Cela permet de visualiser les scènes, les personnages, les lieux… De plus ses dessins valent le coup d’œil, je vous conseille de les montrer aux enfants au cours de la lecture afin de les faire participer.

Un grand merci à Pierre Thiry et à Myriam Saci de m’avoir permis de découvrir Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines que j’ai eu plaisir à lire et à chroniquer.

Bonne lecture.