Je lis, je critique : Enkidare

le-livre-de-saskia,-tome-3---enkidare-280225

Attention, ceci est la critique du tome 3.
Si vous n’avez pas lu le premier tome de cette trilogie, je vous invite à aller ICI.
Pour le deuxième tome, c’est par ICI
Bonne lecture.

Résumé personnel :

Tout va au plus mal ou presque pour Saskia. Après la mort de sa mère adoptive Claire, notre héroïne craint que cela arrive également à Tod qui est au plus mal suite à l’attaque du Nid. Elle et les rescapés se retrouvent donc à Arion pour s’organiser. Après les départs de certains membres du Clan des Faucheurs, il ne reste plus qu’un petit groupe composé des personnages principaux et secondaires du précédent tome. L’étau se resserre donc de plus en plus et il faut impérativement que Saskia découvre le fin mot de toute cette histoire où elle risque de périr à cause du Surclan et du mystérieux Cercle des cent. Se pourrait-il que sa mère biologique en sache plus sur le sujet ?

Critique :

Voici donc le dernier tome de la trilogie ! J’avais lu le premier tome il y a un moment et malgré l’envie de lire la suite, j’ai mis pas mal de temps pour le faire, ce qui est la raison pour laquelle j’ai dû le relire. En effet, il y a un léger twist à la fin du premier tome et c’est vrai que j’ai adoré le lire mais une chose en entraînant une autre, j’ai mis la suite de côté. Là où je veux en venir c’est qu’à la fin du tome 2, j’ai directement enchaîné le dernier tome. Il m’était impossible de faire une pause ou de lire autre chose ! Il y a beaucoup de suspense, de secrets et on sent qu’on n’est pas loin du but et lâcher la trilogie à ce moment-là relèverait du sacrilège.

J’imaginais sans problème me retrouver à Paris avec Saskia quand elle est partie rendre visite à sa mère biologique. Au passage, je tiens à souligner que j’ai adoré cette dernière, entre son style complètement décalée par rapport à son rôle au sein de son Clan, je l’imaginais tellement radieuse et lumineuse que c’est comme si elle éclairait mon esprit au fil des pages. Trêve de digression, Enkidare n’est plus un huis clos, nos héros voyagent, enquêtent et il devient difficile de démêler le vrai du faux. D’autant plus que les espions sont là, plus redoutables que jamais, l’organisation secrète surveille et n’hésite pas à frapper et plus on avance, plus il devient dangereux d’être Enkidare.

A propos des personnages, j’ai parlé de la charmante mère biologique de Saskia mais notre héroïne n’est pas en reste. Si j’avais tendance à la déprécier dans le tome précédent, ici elle a radicalement changé et c’est assez plaisant de la retrouver ainsi. J’en profite également pour parler de la sœur de Tod que je continue d’apprécier.

Une dose d’humour, un brin de magie mais également des épisodes sombres et tristes dans ce roman qui mêle la fantasy et l’enquête, il ne manque qu’un mot sur la plume de Marie Pavlenko que je trouve toujours aussi excellente pour vous annoncer la recette d’un coup de cœur. Le Livre de Saskia est une trilogie que je vous recommande et Marie Pavlenko, une auteure à suivre.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : L’Epreuve

CVT_Livre-de-Saskia-Tome-2_41621

Voici la critique du tome 2. Pour lire la critique du premier tome, c’est par ICI.

Résumé personnel :

Lors de leur premier vol en amoureux pour fêter la réussite au baccalauréat de Saskia, cette dernière subit les symptômes des prémices d’un sauvetage. Saskia la Faucheuse aurait donc une double nature ? Serait-elle le Troisième Enkidar ? Pour en savoir plus, et afin de protéger celle qu’il aime, ainsi que leurs amis Gardiens qui se retrouvent menacés, Tod décide d’emmener les Enkidars au sein de son propre clan, en dépit des tensions entre Gardiens et Faucheurs. Ce clan, appelé « Le Nid », est dirigé par Eolas qui n’est autre que le père de Tod. Mais ce qui angoisse le plus Saskia n’est pas la menace qui pèse sur elle, mais sa future rencontre de son père biologique, Niels, ce dont elle a toujours rêvé mais qu’elle a cru impossible. Cependant, les dangers sont toujours là et les mystères qui l’entourent sont toujours aussi nombreux. Comme si ce n’était pas déjà suffisamment compliqué, pour Saskia, voilà qu’elle doit non seulement s’adapter à sa nouvelle condition et son nouveau monde mais en plus, elle doit composer avec un Tod s’éloignant de plus en plus.

Critique :

Ce tome est une immersion chez les Faucheurs, ce qui nous permet d’en apprendre plus sur eux et de voir de nouveaux personnages. Mais plus encore, nous assistons à la rencontre entre Saskia et son père biologique ce qui est une étape extrêmement importante pour une enfant adoptée.

Globalement, ce tome-ci est surtout centré sur Saskia et sa confrontation aux autres personnages. En effet, il s’agit surtout d’un huis-clos puisque Saskia ne doit pas sortir du Nid. Cela lui permet ainsi d’en apprendre plus sur ses pouvoirs d’Enkidare en interrogeant des personnes susceptibles de l’aider.

Concernant les personnages, j’ai été légèrement déçue par Saskia qui avait un comportement très mature au premier tome. Là, on retrouve l’adolescente agaçante qu’elle aurait pu être dès le début, notamment vis à vis de Tod qui est particulièrement étrange et souvent absent. Alors je peux concevoir la jalousie et l’énervement mais je pense que leur relation était moins grave que la situation et qu’elle aurait dû pouvoir se contenir et gérer la frustration surtout après sa rencontre avec la sœur de son petit ami qui est tout bonnement géniale. J’ai vraiment adoré cette demoiselle Enkidare très spéciale.

Enfin, que dire de ce deuxième tome si ce n’est qu’à la fin, vous n’aurez qu’une envie, enchaîner avec le tome suivant sans attendre ! Effectivement, il y a du mouvement et des révélations qui vous donneront envie de poursuivre même s’il y a une identité que j’avais devinée très rapidement ce qui a supprimé un effet de surprise.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Le Réveil

Une-saskia1

Résumé personnel :

Saskia vit seule avec sa mère et son chien, Buck, dans une maison située en lisière de forêt, à Arion. Cette année est très importante pour elle car il s’agit de l’année du bac. L’histoire débute par le jour de son anniversaire où l’on apprend qu’elle a été adoptée. Elle est « blond vénitien » et a été trouvée par Claire, sa mère adotpive, avec une étrange pierre accrochée à son poignet. La veille de la rentrée, Saskia décide de faire du shopping à Paris, mais un curieux individu au sweat vert la suit partout, ce qui ne manque pas de l’effrayer. Quelle surprise lorsqu’elle le retrouve au lycée ! Il s’agit de Tod, un étudiant particulièrement mignon qui serait « chargé » de la suivre pour sa sécurité, selon ses dires. Mais pourquoi serait-elle en danger ? Et qui est réellement Tod ?

Critique :

J’avais lu ce premier tome il y a quelques temps et je l’avais adoré. Je n’ai pas eu le loisir de poursuivre la série mais l’organisation d’une lecture commune avec Freelfe et d’autres m’a permis de m’y replonger. Ce premier tome est donc une relecture et c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai pu l’entreprendre.

J’ai un gros coup de cœur pour Saskia. Je comprends ses gestes, ses choix, ses questions et son fonctionnement général. Elle n’a rien de la gamine lycéenne qui aurait un gros écart avec moi, nous sommes globalement sur la même longueur d’onde et nous avons un niveau de maturité similaire. Cela semble idiot à dire mais il est difficile pour moi d’apprécier un roman si je ne supporte pas le personnage principal, d’autant plus s’il s’agit d’un roman à la première personne. Globalement, les personnages sont bien dépeints et on a tout de suite envie d’en savoir plus sur chacun d’eux.

Au niveau du contenu, l’auteur arrive à éviter les longueurs en dépit des phases importantes de développement de l’univers fantastique du roman. En effet, lorsque le roman est un roman de fantasy, il y a souvent tout un monde à détailler et expliquer au lecteur pour qu’il suive. Cela se fait souvent à travers un personnage novice que l’on initie au monde surnaturel pour une raison ou pour une autre et malheureusement, il y a toujours un risque que le lecteur s’ennuie par manque d’action. Ici, Marie Pavlenko enchaîne les immersions dans l’univers et les actions diverses ce qui permet de nous maintenir en haleine tout du long. En effet, une fois commencé, il est difficile de poser le livre avant de l’avoir terminé. Et il est d’ailleurs difficile de ne pas enchaîner avec le deuxième tome une fois que l’on a terminé le premier.

Pour ce qui est de l’histoire du roman et de l’univers de son auteur, c’est de l’or en barre. J’apprécie l’absence de lien avec la religion, ce qui n’est pas toujours le cas malheureusement. J’aime bien l’univers des Enkidars et j’ai hâte d’en savoir plus à leur sujet dans les prochains tomes. J’ai été naïve de croire, lors de ma première lecture que l’auteur serait gentille avec ses personnages et avec Saskia par conséquent, elle a réussit à me faire verser ma petite larme par moment. Et le plus drôle, c’est que lors de ma relecture, je me suis surprise à envisager la possibilité d’un changement dans le scénario, ce qui ne fut pas le cas, comme vous vous en doutez.

En tout cas, ce premier tome est très prometteur et la série semble partie pour être une série coup de cœur. Si le genre littéraire auquel appartient ce roman vous plaît, alors foncez le lire !

Bonne lecture.

Retrouvez les avis des copinautes avec qui j’ai fait ma LC :

Freelfe : http://freelfe.blogspot.fr/2015/03/le-livre-de-saskia-tome-1-le-reveil-de.html

Sév : http://toutelalecturedesev.blogspot.fr/2015/03/le-livre-de-saskia-tome-1-le-reveil.html

Ingrid : http://labibliodekoko.blogspot.fr/2015/03/le-livre-de-saskia-de-marie-pavlenko.html

Titelfe : http://www.leblogdeptitelfe.fr/2015/03/le-livre-de-saskia-de-marie-pavlenko.html

Michiko

Je lis je critique : Bienvenue dans l’enfer de la peur

Bienvenue-dans-lenfer-de-la-peur

Résumé personnel :

Joseph Terky est un archéologue de renom qui reçoit de son ami égyptologue une curieuse amulette encore jamais étudiée. Un voile de mystère se pose sur cet objet des plus singuliers mais Joseph Terky n’a pas le temps d’en découvrir plus car il décède dans d’étranges circonstances au cours de l’analyse de l’amulette. Sa petite-fille, Sophia, est effondrée par sa mort car elle l’adorait énormément. Comme elle est issue d’une famille riche et réputée, l’enterrement de son grand-père a lieu en petit comité d’une cinquantaine de personnes. C’est au cours de cet enterrement que Sophia découvre l’amulette sur laquelle travaillait son grand-père. Serait-elle hantée ? Mais elle n’aura pas la possibilité d’en savoir plus car elle est interrompue par Léonard, un ami du collège venu lui apporter les cours de la journée.C’est lors de cette entrevue qu’il perce le mystère de l’amulette. C’est ainsi que débute l’affrontement entre la Voie de la main gauche et celle de la main droite qui nous plongera dans l’enfer de la peur !

Critique :

J’ai eu la possibilité de lire ce roman en avant-première, avant sa sortie qui sera le 13 Mars 2014. Je fais partie de la génération des enfants qui ont lu les « Chair de Poule » et lorsque j’ai appris que l’auteur, Arthur Ténor, a pour souhait d’écrire des romans qui s’inscrivent dans ce thème, j’ai sauté sur l’occasion pour retourner en enfance, et je n’ai pas été déçue.

Commençons par le roman en lui-même. Il est court, le texte est écrit en gros caractère, il est donc très rapide et très facile à lire. Ensuite, l’écriture reste accessible mais elle n’est pas simpliste pour autant, ce qui est un très bon point pour l’auteur. Le roman peut ainsi être apprécié par les plus jeunes comme par les plus grands.

Concernant l’histoire, j’oserai parler d’incipit in media res, cela signifie que l’action commence directement à l’ouverture parce que l’on parle immédiatement de l’amulette et les descriptions se font discrètes sans pour autant nous plonger dans le flou. Toutes les informations nous viennent naturellement et nous avançons dans l’histoire sans avoir à nous poser la moindre question concernant la partie « réelle » du roman. Quant au côté surnaturel, c’est autre chose mais je ne m’étalerai pas trop sur le sujet afin de ne pas tout dévoiler.

Les personnages ne sont pas travaillés de fond en comble et c’est bien normal. Dans ce genre de roman, il faut aller à l’essentiel, c’est pour cela que l’auteur se concentre sur les personnages principaux et que les personnages secondaires ne sont pas très fouillés. Il y a beaucoup de stéréotypes mais, encore une fois, si je trouve cela très gênant dans des romans, ici, ce n’est pas le cas.

L’objectif est de nous faire frissonner sous la couette, armés de notre lampe de poche. Et là, je dirai que le pari est plutôt bien réussi. L’auteur nous plonge toujours plus loin dans la peur et dans l’horreur jusqu’à atteindre son paroxysme, à la fin du livre. Je dois reconnaître qu’avant d’avoir atteint le sommet, j’ignorais totalement jusqu’où Léonard et Sophia m’entraîneraient. Bien sûr, il n’y a rien de gore, tout reste accessible. Il suffit d’aimer se faire peur pour savourer ce roman. En effet, à chaque fois, je me demandais ce qui allait arriver à Sophia, revivant ses peurs à travers elle. Évidemment, il faut développer de l’empathie pour les personnages et c’est ce qu’il s’est passé pour Sophia et moi.

C’est donc un roman très agréable à lire, une bonne histoire pour se faire peur, ponctuée par des touches d’humour pour détendre un peu l’atmosphère. Bien sûr, il s’agit là d’un roman jeunesse mais il peut être lu par tous ceux qui ont su garder leur âme d’enfant.

Je remercie les Editions Scrinéo Jeunesse ainsi que le forum A&M pour ce partenariat.

Bonne lecture.