Je lis, je critique : Cinder

les-chroniques-lunaires,-tome-1---cinder-3851822-250-400

Résumé personnel :

Cinder est une réécriture du conte de Cendrillon ou Cinderella, en anglais. Cette fois, l’histoire se déroule en Asie, à New Beijing, dans le futur. Cinder est une jeune fille doublée d’une mécanicienne hors pair. Il s’agit d’ailleurs de la meilleure mécanicienne de tout New Beijing. C’est à ce titre que le Prince Kai vient la voir dans son atelier car il a besoin d’elle pour réparer son androïde favori. Lors de cette rencontre, une alchimie se crée entre les deux protagonistes mais plusieurs problèmes se posent : une épidémie ravage la Terre, notamment New Beijing, les Lunaires, habitants très étranges de la Lune menacent la Terre, la belle-mère de Cinder ne cesse de la brimer et la jeune fille est rejetée par tous à cause de sa nature. En effet, la mécanicienne est mi-humaine, mi-cyborg, ce qui poussent les autres à se moquer d’elle et à se détourner d’elle, en priorité sa belle-mère qui cherche absolument à s’en débarrasser. Et pourtant, notre héroïne détient sans le savoir un secret très important qui pourrait tous les sauver.

Critique :

C’est un roman que j’ai eu dans les mains sous les conseils de Freelfe et je suis contente de vous annoncer qu’elle a eu raison de le faire ! Il s’agit d’une réécriture plutôt inattendue dont la couverture m’avait déjà fait de l’oeil à plusieurs reprises. J’avais longuement hésité mais elle m’a convaincue une bonne fois pour toutes.

Comme il s’agit d’une réécriture, nous retrouvons des éléments du conte original, bien entendu, et pourtant, le scénario reste unique et laisse la place à l’inédit. Cependant, le roman ne sera pas un coup de cœur pour moi puisque l’auteur tisse une toile mystérieuse autour d’un mystère qu’il est très facile de découvrir, ce qui est plutôt gênant lorsque l’attention du lecteur est focalisée dessus. Mais c’est le seul gros défaut du roman et cela ne gâche pas la lecture pour autant.

Le roman est un roman de science-fiction et de prime abord, le lien avec le conte originel semble improbable voire impossible. Et pourtant, j’ai trouvé le pari risqué mais réussi et génial. J’ai pu retrouver les éléments du conte et en même temps, l’univers complètement différent du roman de Marissa Meyer sans pour autant être perturbée par les deux univers qui s’entrechoquent. Les éléments du conte sont anecdotiques dans le roman mais suffisamment présents pour nous le rappeler, tout en restant cohérents avec l’univers et l’histoire de ce premier tome.

Deux petits détails concernant Cinder : La quatrième de couverture parle de la ville de New Beijing mais dans le roman, nous avons Néo-Beijing. Autre détail plutôt intéressant, le lieu. Comme je l’ai dit précédemment, l’histoire se déroule en Asie ce qui est rare pour un roman, d’ordinaire, tout se passe toujours aux États-Unis. Et l’auteur va un peu plus loin car les personnages ont droit à leur titre honorifique chinois.

Un autre point qui m’a beaucoup plu, les Lunaires. J’espère pouvoir en savoir plus dans le tome suivant, Scarlet, En attendant, les Lunaires ont l’air d’être une espèce très particulière et surtout très intéressante. J’aime énormément les références à la génétique et à tout ce qui a un rapport avec le domaine médical. Tout cet univers scientifique a su attiser ma curiosité et me pousse à vouloir lire la suite.

Comme je l’ai dit précédemment, ce roman n’est pas un coup de cœur parce que l’auteur a créé un voile de mystères autour d’une révélation qui était pourtant évidente à mes yeux, ce qui a entraîné quelques longueurs gênantes pendant ma lecture. Cependant, la fin du roman me pousse à vouloir connaître la suite très vite et j’espère que Scarlet sera un coup de cœur.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Hunger Games

Résumé personnel :

Dans un futur proche, nous retrouvons les Etats-Unis dans une version dystopique, divisée en douze districts, chacun s’occupant d’effectuer une tâche pour le Capitole qui les gouverne. Afin d’asseoir son pouvoir totalitaire par la terreur dans la crainte d’une nouvelle révolution, le Capitole organise les Jeux de la Faim ou Hunger Games. Ainsi, un garçon et une fille de chaque district, âgés de douze à dix-huit ans se verront tirés au sort et déportés dans une arène pour un combat à mort. Ces jeux sont retranscris à la télévision et chaque habitant est « invité » à les regarder.


Lorsque Primrose, du district douze (district du charbon, le plus pauvre des douze districts) âgée seulement de douze ans est tirée au sort, sa sœur aînée Katniss se porte volontaire fait inédit dans ce district, contrairement à d’autres districts plus riche ou participer est un honneur. Toutes les caméras s’intéressent alors à elle. Il est impossible de rivaliser avec les tributs de carrière, ces enfants riches qui s’entraînent dès leur naissance pour y participer mais elle a le soutien de son ami Gale avec qui elle a l’habitude de chasser (ce qui est illégal).


Gloire et fortune pour l’unique gagnant, mort parfois atroce pour les vingt-trois autres. Puisse le sort vous être favorable.

Critique :

Hunger Games est un roman dystopique qui rappelle vaguement la Rome Antique à cause de l’Arène, du Capitole ou même du nom des nouveaux Etats-Unis, « Panem ». Mais la ressemblance s’arrête là puisque l’histoire se passe dans le futur. Qui dit futur dit également nouvelle technologie, nouvelle mode, nouveaux lieux. J’ai été fascinée par tout cela. Je ne peux rentrer dans les détails, vous le découvrirez bien assez tôt par vous-même. Les lieux également. Je suppose que dans le tome 2 nous découvrirons un peu plus les décors de Panem mais ce tome 1 nous permet une visite du Capitole. Cela me donne envie d’y aller surtout pour voir les habitants et leur mode consistant à se peindre intégralement. Ces couleurs mouvantes doivent être un régal pour les yeux. Tout ceci nous ferait presque oublier la cruauté des Jeux organisés par ce même Capitole. Presque.


Car c’est à travers les yeux de Katniss que nous découvrons ces lieux. Katniss, notre personnage principal, m’a beaucoup plu. Elle est débrouillarde, pas pleurnicharde pour un sou. C’est une fille combattive et douée. J’aime beaucoup son caractère qui me fait penser à un garçon manqué. Mais Suzanne Collins ne s’est pas attardée que sur un personnage, beaucoup d’entre eux sont attachants, comme Cinna, d’autres nous touchent ou sont un symbole comme Rue (ceux qui ont lu le livre me comprendront). Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est la partie psychologique. En effet, les Jeux obligent des adolescents à tuer d’autres adolescents, des humains comme eux, dans le but de survivre. La peur constante est au rendez vous et pas seulement celle de mourir. Il y a la peur de tuer, la peur de perdre son humanité. Voir les Jeux à travers Katniss permet de se rendre compte de cela car elle nous ressemble sur le plan humain, ce n’est pas le genre de personnage robot qui va aller tuer tout le monde sans rien ressentir. Ses émotions nous touchent comme si nous étions à sa place.


L’adrénaline est présente à tel point qu’une fois le livre commencé, il est impossible de le lâcher. Rare sont les romans qui ne connaissent aucun temps mort, aucune pause. Ce roman fait partie de ceux-là. Je précise également que, puisque c’est Katniss qui raconte l’histoire, il n’y pas vraiment de scènes gores et détaillées. Les gens meurent autour d’elle mais le roman reste adapté à tout le monde.


Vous l’aurez deviné, ce roman est pour moi un véritable coupe de cœur. Je le recommande vivement!

NB : Sortie cinéma prévue le 21 Mars 2012.

Bonne lecture.