Je lis, je critique : La Croix d’Ossements

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A lire avant : Mercy Thompson T3 : Le Baiser du Fer. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

A peine remise de l’épisode avec les faës, Mercy Thompson se retrouve confrontée à une autre de ses angoisses, les vampires. En effet, Stefan arrive dans son mobil-home pour lui informer que Marsilia, la reine de l’essaim du coin, est au courant pour le meurtre d’André, le vampire à l’origine du démonologue Littleton. Marsilia voit cela comme une trahison et Mercy craint pour la sécurité de la meute, ce qui n’arrange pas ses affaires puisque cette dernière à une fâcheuse tendance à la rejeter à cause de sa nature. Mais au même moment, une vieille connaissance refait surface pour lui demander son aide à Spokane. Il semblerait que sa demeure soit hantée…

Critique :

Oui, me revoilà avec une nouvelle critique sur cette série et c’est loin d’être terminé. J’aime toujours autant cette série, Mercedes Thompson est tout simplement géniale. J’étais plutôt inquiète pour elle puisque si vous vous souvenez bien, notre héroïne a dû traverser une épreuve particulièrement difficile. Mais je suis ravie de voir qu’elle ne s’en sort pas trop mal en dépit des circonstances. En revanche, je suis déçue de certains membres de la meute à cause de leur comportement avec elle.

Vous l’aurez compris, il y a des changements qui permettent un nouveau souffle pour la série même si elle n’en avait pas vraiment besoin. Étrangement, malgré le tome avec Littleton, j’ai trouvé celui-ci beaucoup plus horrible, Patricia Briggs n’est décidément pas de ces auteurs qui cherchent à rendre les vampires gentils. A la rigueur, nous avons Stefan qui est relativement sympa pour un vampire mais il est une pure exception et il renforce largement la cruauté de ses semblables.

Ici, je trouve que cela va beaucoup plus loin, car au-delà de l’absence d’empathie qu’ils ont vis à vis des humains, les vampires sont motivés par bien d’autres choses et si leur but ne peut être atteint qu’avec le sacrifice des humains alors le choix est très rapide. En résumé, si vous voulez du « vilain vampire pas gentil », vous allez vous régaler. Ici, il s’agit d’une relecture mais tout de même, j’étais assez étonnée par la perfidie de certains et pourtant, on a eu Littleton dans le deuxième tome. Paradoxalement, j’adore, Mercy doit tout de même affronter de vraies créatures immondes et cela rend les romans de Patricia Briggs vraiment réalistes en dépit de leur côté surnaturel. Cela étant, je ne dénigre pas pour autant les romans avec des vampires sympathiques, à chaque auteur son point de vue !

Un dernier mot pour dire que je trouve Adam trop mignon dans sa relation avec Mercy, je suis totalement conquise pour ma part.

J’essaie de développer un sujet dans le livre mais globalement, si vous avez lu mes précédentes critiques, vous savez que je vous recommande cette série et qu’il n’y a plus à hésiter !

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Le Baiser du fer

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A lire avant : Mercy Thompson T2 : Les Liens du sang. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

A peine remise de son aventure périlleuse avec les vampires, Mercy Thompson se retrouve une fois de plus investie d’une nouvelle mission. Elle doit aider son ami Zee, le gremlin grincheux qui a reçu le baiser du fer à résoudre une affaire de meurtre. Quelqu’un tue des faë et peut-être que son odorat de coyote leur permettra de déterminer qui est l’assassin. Malheureusement, la réserve des faës est remplie de danger et de secrets qu’il ne vaut mieux pas découvrir, et Mercy Thompson a toujours une fâcheuse tendance à fourrer son museau là où il ne faut pas…

Critique :

L’univers de Patricia Briggs est vaste et l’auteure a tendance à en développer une partie à chaque tome. Précédemment, il s’agissait des vampires, mais ici, c’est une immersion totale au pays merveilleux des fées, ces êtres purement diaboliques. C’est toujours un plaisir de revoir Mercy qui a vraiment une personnalité attachante. J’adore toujours autant les enquêtes et le mélange avec les faës donne un roman que j’ai pris plaisir à lire.

Les faës sont très mystérieux et leur magie l’est tout autant. On peut s’inspirer des contes et des légendes, ce que fait Patricia Briggs, mais finalement, on peut également faire ce que l’on veut et cela ouvre ainsi un champ infini de possibilités. Etant donné que l’auteure est historienne, j’ai tendance à penser qu’elle fait des recherches pour rendre un travail de qualité au lieu de se reposer entièrement sur son imagination qui pourrait créer des incohérences. Et ce mélange parfaitement dosé entre travail de recherche et invention rend le monde des faës particulièrement attrayant.

Si l’on s’attarde un peu plus sur les relations entre les personnages, vous serez ravis d’apprendre qu’il y a de l’avancement dans le triangle Samuel-Mercy-Adam, ce qui est plutôt positif, Patricia Briggs ne cherche donc pas à s’éterniser sur le sujet en nous faisant miroiter une relation ou une autre. Pour les détails, il faudra lire le roman, je me contente juste de rassurer les lecteurs qui détestent que les triangles soient au centre d’une histoire.

Enfin, j’ai été assez étonnée par la fin du tome. J’écris après une relecture donc je suis moins étonnée mais je sais qu’en lisant pour la première fois cette série, je pensais honnêtement avoir dans les mains une œuvre relativement mignonne et gentille où globalement, tout se passe bien. Bien que nous soyons très loin du célèbre Trône de Fer de Martin, j’ai trouvé que les épreuves que peuvent rencontrer nos héros soient plus difficiles que ce à quoi je pouvais m’attendre. Bien entendu, la série reste relativement mignonne et gentille, il ne faut pas exagérer non plus, mais du coup, lorsque l’auteure intègre des éléments plutôt sombres ou difficiles, cela a le mériter d’étonner le lecteur et de se montrer incrédule face à la situation avant de réaliser que ce qu’il lit a vraiment lieu dans le roman. Cela renforce les passages sombres et nous permet de craindre pour l’avenir en prenant les menaces d’échec au sérieux.

Ne vous inquiétez pas trop pour ce que vous venez de lire et n’essayez pas de comprendre dans les détails de quoi je veux parler, vous verrez bien ce qu’il en est lorsque vous le lirez.

Bonne lecture.


Michiko

Je lis, je critique : Les Liens du Sang

tome 2

A lire avant : Alpha et Omega T2 : Terrain de Chasse. Retrouvez ma critique ICI
A lire avant : Mercy Thompson T1 : L’Appel de la Lune. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Alors que les loups-garous ont révélé leur existence aux humains, Mercedes Thompson, notre mécanicienne préférée, est approchée par Stefan le vampire fan de Scooby-Doo pour une mission délicate. Il a besoin d’elle et de ses talents de coyote pour quelque chose de dangereux, ce qui ne l’empêche pas d’accepter. La voilà alors embarquée dans une nouvelle aventure où le Mal est bien plus sombre que tout ce qu’elle a pu voir jusqu’à présent. C’est donc une situation qui pourrait bien lui coûter la vie, ainsi qu’à tous ceux qu’elle aime.

Critique :

Comme je vous le signale juste avant, je vous recommande de lire ce présent volume après le deuxième tome des Alpha et Omega, si vous suivez les deux séries et que vous souhaitez les découvrir dans l’ordre chronologique.

J’ai beaucoup apprécié Les Liens du Sang qui s’avère plutôt angoissant dans l’ensemble, en tout cas, Littleton est un personnage angoissant. Si l’on oublie Stefan qui est un vampire plutôt sympathique, Patricia Briggs ne nous berce pas d’illusions, les vampires sont dangereux et ils font peur, les loups-garous aussi mais ils sont finalement plus raisonnables pour la plupart donc ils paraissent moins effrayants. Mais les vampires n’ont rien de positif à apporter dans ce monde, ils sont synonymes de danger et de mort et c’est quelque chose de particulièrement sympathique. J’adore les histoires de vampires avec des buveurs de sang charismatiques et pas toujours foncièrement mauvais mais ici, le plus est justement de rendre certaines créatures réalistes et donc très noires. Un bon point pour l’auteur et sa série, donc.

Néanmoins, malgré l’ambiance gothique, Patricia Briggs n’oublie pas ses petites touches d’humour qui relèvent l’ensemble.

L’avantage de ce roman en particulier est que l’auteure utilise les vampires pour valoriser notre coyote préférée grâce à ses talents cachés de marcheuse. Etant la seule de son espèce, a priori, c’est par la force des choses qu’elle parvient à en savoir plus sur elle-même, par l’expérience, puisque personne ne souhaite lui faire des révélations.

Enfin, la force de ce roman tient également dans les personnages secondaires qui sont excellents et bien dépeints même s’ils sont en retrait. Ici, ce n’est pas parce qu’un personnage prend peu de place dans un récit qu’il ne doit pas être détaillé ou avoir un passé, une histoire, une existence, une personnalité et tout ce qui forme un personnage de plus grande importance. Quant à Mercy, elle est réaliste et géniale !

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Terrain de chasse

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A lire avant : Alpha et Oméga T1 : Le Cri du loup. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

Anna et Charles sont envoyés par Bran pour un sommet de la plus haute importance car le Marrok souhaite révéler l’existence des loups-garous, secret de polichinelle, aux humains. Néanmoins, certains loups ne voient pas cela d’un bon œil et ne seraient pas contre l’avortement du projet, de même que les vampires. Se pourraient-ils que certains aient dans l’idée de collaborer ? Ce qui est sûr, c’est que lorsque Anna est attaquée par des vampires qui utilisent une magie sensiblement la même que la magie de meute, Charles voit rouge et fera tout pour mettre la main sur les responsables. Mais comme un problème n’arrive jamais seul, malheureusement, ce sommet très controversé réunit également des Alphas européens, et notamment un opposant à l’idée de Bran, un certain Chastiel, qui n’est autre que la Bête du Gévaudan…

Critique :

Il s’agit là d’un tome à découvrir si vous voulez en savoir plus sur les loups européens et certaines légendes que l’on peut leur associer. En effet, si le nom de Chastiel vous dit quelque chose, c’est parce que son nom est lié à la légende de la Bête du Gévaudan, en France. C’est toujours amusant de relier des personnages fictifs à des légendes connues, et c’est encore plus sympathique quand un auteur américain met en avant une légende de notre pays.

Ce deuxième tome nous permet d’en apprendre un peu plus sur les loups Omégas qui sont une véritable énigme encore à ce stade. Anna en sait plus grâce aux enseignements d’Asil, et j’ai vraiment hâte d’en savoir plus parce que j’ai le sentiment que Patricia Briggs nous prépare une grande surprise autour de la nature de la jeune louve. Cette dernière me plaît de plus en plus, malgré sa fâcheuse tendance à angoisser facilement à cause des séquelles liées à son passé.

En revanche, et je pense éviter d’en reparler à l’avenir puisque ce problème semble récurrent, je trouve vraiment que l’écriture à la troisième personne du singulier rend le texte moins fluide bien que plus complet grâce aux différents points de vue. C’est vraiment dommage et j’ignore si c’est lié à l’auteure ou au traducteur, mais j’espère que cela s’améliorera à force de travail.

Néanmoins, je continue d’apprécier cette série qui tend à s’améliorer au fil des tomes, j’espère d’ailleurs que la suite sera encore meilleure. Toutefois, chronologiquement, après celui-ci, je vous recommande de reprendre les Mercy Thompson du tome 2 jusqu’au tome 6 inclus.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Le Cri du Loup

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A lire avant : Alpha et Oméga T0 : L’origine. Retrouvez ma critique ICI

Résumé personnel :

L’histoire se déroule immédiatement après le tome 0, lorsque la louve-garou Anna choisit de quitter la meute de Chicago en compagnie de Bran afin de rejoindre celle de ce dernier dans le Montana. En effet, Anna étant officiellement la compagne de Charles Cornick, assassin de son père qui n’est autre que le Marrok, Alpha des Alphas d’Amérique, deux loups très redoutés et craints par leur force et leur justice expéditive. Cependant, l’arrivée d’Anna à Aspen Creek ne sera pas de tout repos. En effet, suite à l’enterrement du Docteur Wallace, notre couple nouvellement formé va devoir affronter un mal extrêmement sombre et dangereux, qui risque de propulser la fin de la paix relative qui règne chez les loups-garous à la veille de leur « coming-out ».

Critique :

J’adore l’idée d’un spin-off, notamment avec le personnage de Charles que je voulais connaître un peu mieux lorsque je le découvrais par petites touches dans la saga de Mercy Thompson. Si le tome 0 était une mise en bouche pour nous le présenter, lui ainsi qu’Anna, ce premier volume est une véritable intrigue et l’on reconnaît très bien la patte de Patricia Briggs.

La seule véritable critique négative concernant les personnages portera sur Anna. Elle apparaît comme une victime qui doit lutter en permanence contre ses peurs irrationnelles et issues de son traumatisme de manière à pouvoir les dominer. Certes, son personnage est logique et ces choix sont justifiés mais lorsque l’on a pris goût au tempérament de Mercy Thompson, il est difficile de supporter cette nouvelle héroïne qui semble trop fragile. Heureusement, Anna devrait pouvoir évoluer au fil des tomes, l’auteure ayant ainsi un large champ de manœuvre mais en attendant, la jeune louve-garou risque d’en décevoir quelques-uns.

Tant que nous y sommes, je citerai un autre point négatif qui a plutôt à voir avec le narrateur. Ici, le roman est écrit à la troisième personne du singulier, nous suivons alternativement les pensées d’Anna et de Charles, mais je les trouve trop répétitives. J’ignore s’il faut imputer cela à l’auteure ou à la traductrice, toujours est-il que c’est plutôt pénible de retrouver les mêmes tournures de phrase au fil du livre. A force, je me concentrais dessus et j’interrompais le rythme du texte, malgré moi. Par exemple, on retrouve souvent Charles qui se compare à un chiot à cause d’Anna ou ce genre de chose, la première fois, ça fait sourire mais à la longue on a l’impression qu’il n’est effectivement qu’un chiot et du coup, il devient plutôt décevant.

Cependant, je reste attachée à ce tome 1 puisque nous en apprenons plus sur Bran et sur son passé, ainsi que sur Charles, dans une moindre mesure, alors qu’il s’agit de deux personnages plutôt intrigants, surtout pour ceux qui ont déjà bien entamé la série des Mercy Thompson. C’est donc une série à suivre en dépit des défauts que nous pouvons rencontrer.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : L’Origine

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A lire avant : Mercy Thompson tome 1 : L’Appel de la lune. Retrouvez ma critique ICI

Ce tome étant très court, je ne pourrai pas vous apporter une critique très élaborée pour ce tome-ci.

Critique :

Chronologiquement, ce tome 0 se passe en même temps que le premier tome de la saga des Mercy Thompson du même auteur mais je vous conseille de le lire juste après ce dernier parce que L’Origine est un roman de présentation de la nouvelle saga spin-off Alpha et Oméga. Pour ceux qui ont lu le premier tome des Mercy Thompson, nous sommes dans une des deux meutes de Chicago où nous suivons Anna, louve changée de force et qui a subi de nombreux sévices par les autres membres masculins de sa meute. Mais fort heureusement, Charles, le mystérieux assassin amérindien et fils de Bran Cornick qui n’est autre que le Marrok, doit intervenir auprès de la meute. Ce dernier découvre la véritable nature d’Anna et fera tout pour la sauver.

Il s’agit d’un spin-off très court mais qui est sorti après le premier tome de la saga Alpha et Omega. Le prix est plutôt élevé pour à peine 122 pages mais il reste à lire ne serait-ce que pour découvrir Charles que nous avons croisé à travers le regard et les souvenirs de Mercedes. Chaque fois qu’elle en parlait, j’avais envie d’en savoir plus sur lui d’autant plus que son origine est unique. Par conséquent, je suis contente de voir mes souhaits se réaliser.

Patricia Briggs a fait des études d’histoire, je suppose donc que ses références aux Amérindiens ou Indiens puisque Charles n’aime pas le premier terme, sont issues de recherches qu’elle a pu mener, en tout cas, je l’espère. Et comme il s’agit d’un sujet que je ne connais pas du tout, en dehors de quelques films qui présentent l’histoire indienne de manière douteuse, mais qu’il s’agit d’un sujet que j’aimerais connaître un peu mieux, j’ai été ravie que l’auteure l’aborde, notamment au niveau des légendes et de la magie, forcément.

Enfin, ce qui change par rapport à la série principale est le passage à la troisième personne. Je l’ai trouvé malheureusement plus faible, cela a rendu l’écriture moins fluide, je pense, ce qui est vraiment dommage puisque ce début de saga me promet une future addiction.

En conclusion, ce tome 0 n’est pas excellent et il coûte bien trop cher pour ce qu’il est, cependant, il est le point de départ d’une série prometteuse donc cela vaut la peine de l’emprunter à la bibliothèque par exemple.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Agnus Dei

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Attention, ceci est la critique du tome 3.
Si vous n’avez pas lu le premier tome de cette trilogie, je vous invite à aller ICI.
Pour le deuxième tome, c’est par ICI.
Bonne lecture.

Résumé personnel :

C’est la fin, le dernier volume de la trilogie Requiem pour Sascha d’Alice Scarling. Torturée par un démon qui a cherché à venger la mort de son aimée, notre héroïne semble brisée et épuisée par le nouveau monde dans lequel elle a été propulsée malgré elle. Et cela peut se comprendre. Finalement, elle accepte de précipiter l’Apocalypse en ouvrant toutes les Bouches de l’Enfer. Sur un autre plan, les rivalités entre Zekiel et Raphaël prennent des proportions plus élevées et enfin, de nouveaux personnages risquent de changer la donne. Entre Enfer, Paradis et Humanité, plus personne n’est à l’abri.

Critique :

C’est la fin et il n’est plus question d’ascenseur émotionnel mais de montagnes russes émotionnelles. J’ai été particulièrement triste à la fin de ma lecture du premier tome parce que j’ai dû attendre un bon moment avant de lire le suivant mais j’ai enchaîné les tomes 2 et 3, incapable d’attendre plus longtemps. L’évolution de Sascha est impressionnante, si j’ai eu du mal à composer avec elle lors de ma lecture de Lacrimosa, ce n’est plus le cas ici. Nous ne sommes pas toujours d’accord, c’est vrai, mais pour le coup, impossible de savoir comment s’en sortir ou de trouver une échappatoire. J’étais véritablement perdue, comme Sascha et mon empathie pour certains personnages s’est développée ce qui n’était pas prévu à l’origine.

Et puis à côté de ça, on retombe dans des situations improbables et je suppose qu’Alice Scarling a dû s’amuser à écrire. Là je me dois de citer l’ultime exemple en me contentant d’un seul prénom, les lecteurs verront ainsi de quoi je parle. Il s’agit du personnage de Kevin. On pourra dire tout ce qu’on voudra, je pense qu’il faut lire cette trilogie rien que pour le rencontrer. Je me suis régalée à le suivre et c’est comme certaines parties de la trilogie, c’est improbable mais drôle et génial à la fois malgré une ambiance et un enjeu très sérieux. Encore une fois, c’est décalé et ça fait du bien.

Et là, j’entre en zone dangereuse et sensible puisque je vais parler de la fin en évitant de la dévoiler. Disons que c’était beau et épique et que, comme souvent avec les fins des séries qui m’ont marquées j’ai versé ma petite larme et je me suis sentie obligée de poser des questions à l’auteur à Trolls et Légendes pour clarifier certains points. Mon cœur ne supportait pas l’incertitude qui s’est emparée de moi. Cela ne veut pas dire qu’on ne comprend pas la fin, j’avais simplement besoin d’être sûre sur un point qui me tenait à cœur.

Je pense que je vais écourter cette critique en vous disant simplement qu’il s’agit d’une saga coup de cœur. Comme je le disais, le premier tome est pour moi le moins bon des trois parce qu’il suit un schéma plus classique que les deux autres qui montrent que l’univers appartient bel et bien à son auteur et à personne d’autre. En définitive lisez-là jusqu’au bout, vous ne serez pas déçu ! Et un petit mot pour les couvertures d’Anne-Claire Payet qui sont juste magnifiques ! Un vrai bijou.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Dies Irae

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Attention, ceci est la critique du tome 2.
Si vous n’avez pas lu le premier tome de cette trilogie, je vous invite à aller ICI.

Résumé personnel :

Alice Scarling nous a fourni une fin plutôt frustrante lors du premier tome, il faut le reconnaître. Sans surprise donc, ce deuxième volume est la suite immédiate du premier. La mort de Sascha semble inévitable mais c’est sans compter sur l’arrivée de Zekiel, Général démon des Enfers diablement sexy et particulièrement agaçant. Il finit par ramener Sascha dans son nouveau « chez elle » car notre héroïne a une mission très importante à accomplir. En effet, il se trouve que l’Apocalypse aura lieu bientôt et qui de mieux que la fille de Luc pour ouvrir toutes les bouches de l’Enfer et condamner l’Humanité toute entière ?

Critique :

Le premier opus était déjà un petit OVNI mais il nous laissait une impression d’être en terrain connu grâce à l’enquête qui prenait une place importante dans le récit. Ici, il faut oublier le schéma classique, l’enjeu est bien plus important et le roman n’a plus rien à avoir avec ce que l’on a l’habitude de lire. Raphaël est un peu mis à l’écart et on apprend à connaître Zekiel qui a ses qualités et ses défauts. J’ai toujours une préférence pour Raphaël mais il faut admettre qu’il ne laisse pas indifférent grâce à son évolution qui le rend plus attachant qu’il ne pourrait l’être au départ.

Un point que je n’avais pas soulevé pour la critique précédente mais que je note ici, c’est l’humour. Je sais bien que Luc est le Diable en personne mais il faut avouer que je l’ai trouvé hilarant. Entre ce qu’il est et ce qu’il dit ou ce qu’il a fait, c’est tellement pas raccord ou tellement improbable que la situation devient très comique. J’aimerais vous donner des exemples mais il vaut mieux lire tout ceci en le replaçant dans son contexte. J’ai adoré ce décalage entre l’humour des personnages et la situation plutôt catastrophique de notre univers – je rappelle que c’est l’Apocalypse et que l’Humanité risque de disparaître – c’était plutôt osé, je trouve, mais totalement réussi.

Cependant, cela signifie que j’ai subi le fameux ascenseur émotionnel. Pour ceux qui l’ignorent, c’est lorsqu’un auteur, pour ce cas précisément mais des personnes qui ne sont pas auteurs y arrivent très bien également, arrive à vous faire passer des rires aux larmes, lorsque tout va bien dans la lecture et que tout d’un coup, il se passe quelque chose de grave et qu’il n’est plus question de rire. Eh bien c’est exactement ce que j’ai ressenti au cours de ma lecture. Il n’y a rien de linéaire dans la progression, impossible de s’endormir pendant la lecture. Preuve en est que je n’ai même pas mentionné l’utilisation du présent qui est passée totalement inaperçue et qui ne m’a donc pas gênée.

Dies Irae est véritablement une histoire excellente, bien meilleure que le premier opus et à la fin de la lecture, on a qu’une envie, c’est lire la suite pour conclure avec cette trilogie.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Lacrimosa

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Lu en 2014

Résumé personnel :

Nous suivons l’histoire de Sascha qui est une jeune fille aux capacités particulières. En effet, elle a un don qui lui permet de posséder le corps de quelqu’un grâce à un simple contact. Cela lui permet donc de faire fi de la morale et d’en profiter pour subvenir à ses besoins puisque Sascha est devenue officiellement orpheline depuis que le couvent dans lequel elle a grandi a été détruit. Cependant, Sascha profite également de son pouvoir pour éliminer les Vampires, ces êtres assoiffés de sang dont certains de leurs représentants sont à l’origine du carnage qui a tué celle qui l’a élevée. Une vie somme toute banale et routinière jusqu’au jour où tout bascule, lorsque notre héroïne rencontre Raphaël, curieux individu immunisé par son pouvoir. S’apprivoisant mutuellement, nos deux protagonistes finiront par s’allier afin de venger le couvent en anéantissant. Mais cette alliance pourrait également permettre à Sascha d’en savoir un peu plus sur ses origines.

Critique :

Certains d’entre vous seront habitués à ce que je vais dire, d’autres non mais au risque de me répéter, je n’aime pas vraiment la narration au présent. Je trouve que le rythme est moins agréable et plus haché que si le récit était rédigé au passé. C’est un avis purement subjectif et personnel mais c’est ainsi. Et il se trouve que cet opus n’échappe pas à la règle. Cependant, cela se transforme en indicateur assez amusant parce que si je suis prise par l’histoire, je ne fais pas toujours attention à ce choix temporel et donc si je n’y fais pas attention, c’est que l’histoire est prenante. Ce fut le cas ici, je n’ai pas été gênée par le temps choisi ce qui prouve que j’ai apprécié ma lecture.

Pour moi, il s’agit d’un véritable OVNI par rapport au personnage principal et à l’intrigue. Tout d’abord, l’univers présenté est différent de ceux que j’ai l’habitude de côtoyer. En effet, je me rends compte que j’ai été trop souvent habituée à des Vampires plus charismatique et pas aussi antipathique que ceux que Sascha rencontre. C’est pas plus mal mais c’est amusant de se retrouver de l’autre côté de la barrière pour une fois. Ensuite, bien que la nature de Raphaël ait été plutôt évidente à découvrir pour moi, j’ai été étonnée par les mélanges surnaturels présents dans ce premier volume parce que ces univers sont souvent cloisonnés dans mes lectures et cela change donc pour mon plus grand plaisir.

Enfin, j’ai eu du mal à me positionner face au personnage. Je comprenais ses choix et ses sacrifices mais je ne les acceptais pas. Résultat, j’étais souvent en conflit avec elle en me disant qu’il aurait mieux valu faire d’autres choix. Mais ce n’était pas évident pour elle, du coup elle arrive à susciter l’empathie malgré tout. Là encore, Sascha reste différente des héroïnes que j’ai pu rencontrer au cours de mes lectures, elle est à la fois très mature et adulte dans sa philosophie et en même temps, on sent qu’elle a dû grandir trop vite et on a très envie de la consoler et de lui dire que tout allait bien. Du coup, j’arrivais à pardonner ses erreurs comme on pourrait pardonner les erreurs d’une adolescente alors qu’elle est adulte. Bref, je ne savais pas trop comment appréhender ce personnage et paradoxalement, c’est cette complexité qui m’a plu le plus chez elle.

En résumé, on a une histoire relativement classique à base d’enquête mais avec de nombreux éléments inédits ce qui rend la lecture agréable. Ce n’est pas un coup de cœur mais la fin inattendue ne vous laissera pas indifférent et vous donnera forcément envie de lire la suite. Une série à découvrir donc.

Bonne lecture.

Michiko

Je lis, je critique : Sur les Dents

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Résumé personnel :

Maeve Regan quitte enfin le château de son père avec la conviction que celui-ci est toujours en vie. Cela signifie que non seulement tout est à refaire mais qu’en plus, l’existence du traître parmi les rangs est toujours d’actualité. C’est donc en huis-clos haletant dans la tête de Maeve que tout va se jouer puisqu’elle ne pourra pas véritablement se confier aux autres. Elle devra donc se montrer plus intelligente et plus rusée que son père, à défaut de finir plus maléfique que lui, si elle veut le prendre à son propre jeu et ainsi mettre un terme au règne du roi de l’illusion. Car cette fois-ci, elle sera l’illusion.

Critique :

Nous y voilà, il s’agit du dernier tome qui clôt la série. Et bien entendu, il est fidèle aux autres romans de la série, c’est-à-dire que là encore, les rebondissements sont présents et permettent au roman de garder le lecteur accroché aux pages. Car s’il y a un seul bémol dans ce dernier opus, il concerne l’histoire qui peut sembler un peu longue et nous amène à croire que l’on tourne en rond au fil des pages. Cela s’explique par l’histoire en elle-même puisque Maeve se retrouve toute seule, du moins, elle ne peut s’ouvrir aux autres donc le roman est fortement renfermé sur elle.

Quoi qu’il en soit, notre Maeve a bien évolué au fil des tomes et si, dans le premier, on pouvait la détester, ce qui n’a pas été mon cas, ce n’est plus le cas ici. En effet, place à l’empathie qui était déjà là dans l’épisode précédent mais qui revient en force ici. Malgré son ingéniosité, notre héroïne doit constamment encaisser les échecs. Les révélations sont autant de coups durs pour elle et les événements qui se succèdent, des pics d’adrénaline pour nous.

Encore une fois, on peut reprocher quelques longueurs mais elles sont inévitables malheureusement, ceci dit, elles ne gâchent pas non plus la lecture. D’autant que cela ne dure pas puisqu’à la fin, tout s’accélère. D’ailleurs, ces longueurs, qui correspondent aux réflexions de Maeve qui cogite sans relâche pour battre son père à son propre jeu, permettent de développer de l’empathie pour le personnage. Personnage qui, comme si ce n’était pas déjà suffisamment difficile pour lui, doit composer avec Trevor et Lukas.

Ce dernier tome était particulièrement difficile, sombre et je ne vous cacherai pas que j’ai versé ma petite larme à la fin en criant à l’injustice à cause de certains choix qui n’étaient plus les miens, (je vous avais expliqué que j’aimais être en symbiose avec le personnage principal, surtout lorsque le roman est écrit à la première personne). Je ne blâme pas les choix scénaristiques de l’auteur (je sais que certaines personnes l’ont fait) mais bien les choix du personnage (ce qui est tout à fait différent). En réalité, je ne les blâme pas réellement, disons que j’ai refusé de les accepter. En effet, avec du recul, je dois reconnaître qu’elle avait raison de faire les choix qu’elle a faits (je suis désolée d’avoir perdu les lecteurs qui n’ont pas encore lu cet opus, je m’arrête ici, promis).

J’en profite aussi pour mentionner le petit mot de l’auteur à la fin du roman qui a fini de m’achever, une phrase en particulier (que je ne peux pas mentionner ici malheureusement).

Pour terminer, je tiens simplement à dire que cette série est une série coup de cœur, une série riche en émotions, une série que je vous recommande. Vraiment, Marika Gallman, merci pour cette très belle histoire et à une prochaine fois j’espère.

Bonne lecture.

Michiko