Je lis, je critique : Cœur de Ténèbres

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Résumé personnel :

Béatrice Lacarme est une jeune femme particulière. Elle est mi-vampire, mi-humaine, ce qui est un atout puisqu’elle est l’héritière d’une longue lignée d’experts en paranormal. Leur but est, notamment, de tuer des vampires, ce qu’elle peut faire très facilement grâce à ses compétences d’hybride. Cependant, elle se voit contrainte à refouler ses instincts de vampire afin de préserver son humanité, surtout aux yeux de sa famille, qu’elle ne veut pas effrayer. Cette dualité la pousse à s’abstenir de tout plaisir charnel, et donc d’amant, afin de ne pas risquer de le tuer. Mais un heureux hasard la pousse à partir en Suisse, où elle apprend à mieux connaître un certain Léandre Wasker, châtelain particulièrement étrange qui ne cesse de la troubler malgré ses résolutions. Léandre ne cessera de profiter de ce trouble pour la séduire mais, au-delà du choix de Béatrice concernant son éventuelle relation avec le jeune homme, la semi-vampire devra faire face à un plan machiavélique orchestré par des puissances dont elle ne soupçonnait même pas l’existence.

Critique :

Il s’agit du tome trois du cycle des « Âmes Déchues » qui retrace la vie de la famille Lacarme. Cependant, je n’ai lu que celui-ci qui, autant vous le dire tout de suite, ne m’a absolument pas déçue. J’ai même plutôt hâte d’avoir les deux autres ouvrages.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, j’aimerais féliciter l’auteur de l’illustration de la couverture qui représente Béatrice Lacarme. C’est troublant de réalisme et c’est tout simplement magnifique. Bravo !

Concernant le roman, j’ai trouvé la plume de l’auteur particulièrement romanesque. Le rythme est très lent mais cela ne fait que renforcer ce sentiment de profondeur et de poésie. J’ai particulièrement apprécié le côté roman gothique de l’œuvre, associé à la tragédie de l’histoire, puisque nous savons dès le début ce qu’il va se passer à la fin, ou du moins quels sont les objectifs des « méchants » de l’histoire. Nous assistons donc impuissants au déroulement de l’histoire, regardant Béatrice se jeter dans la gueule du loup sans pouvoir la prévenir. L’auteur a choisi de sacrifier le suspense, mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose. De plus, il nous laisse un dernier espoir, comme pour signifier que la fin attendue sera différente. Mais ce sera à vous de découvrir si cet espoir est vain ou non.

Les personnages sont très bien construits, bien qu’un peu stéréotypés. Je pense notamment à la sœur de Léandre, qui me semble plutôt inutile et qui, par conséquent, passe un peu pour la petite sœur fragile à qui on ne doit rien dire. Pareil pour Léandre, qui devient donc l’amant ténébreux au lourd secret, personnage idéal pour l’hybride qui cherche sa place, déchirée entre ses deux entités antinomiques. Là encore, les problèmes rencontrés par l’héroïne son connus pour ceux qui ont l’habitude de lire des livres de ce genre, mais d’un autre côté, il est très difficile de faire dans l’original tout en apportant au lecteur le même plaisir. Cependant, Stéphane Soutoul a réussi, d’une certaine manière.

Il y a donc peu de suspense, des stéréotypes mais l’auteur se rattrape vraiment grâce à sa plume, ce qui rend le lecteur moins exigeant, et à juste titre. Stéphane Soutoul me semble être un écrivain particulièrement prometteur et qui peut aller très loin. Je vous recommande fortement ce troisième tome qui va certainement plaire aux fans qui ont su apprécier les premiers romans du cycle « Les Âmes déchues » et ainsi qu’à de nombreux lecteurs qui, comme moi, le découvre. Je leur recommande néanmoins de commencer par le premier ouvrage de la série s’ils en ont l’occasion bien que les trois livres soient, à mon sens, relativement indépendants puisqu’ils retracent la vie des différentes générations de la famille Lacarme.

Bonne lecture.

Michiko

 

Je lis, je critique : Rage de dents

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Résumé personnel :

Rage de dents est un premier tome dans lequel nous découvrons Maeve Regan, une étudiante à la fac qui vit sa vie au jour le jour, fréquentant les bars, les hommes et les cours selon ses envies. Elle vit chez son grand-père depuis la mort de ses parents, peu après sa naissance, il y a vingt ans environ. Elle est très proche d’Elliot, son ami d’enfance et de Brianne, sa meilleure amie qui essaye toujours de lui trouver un copain alors que ses propres fréquentations sont plus que douteuses. Il s’agit donc d’une étudiante lambda au premier abord, mais Maeve a un tempérament de feu qui fait tourner son entourage en bourrique. Et encore si seulement il n’y avait que ça… En effet, Maeve fait des rêves très étranges et particulièrement gores depuis quelques temps qui accentuent son tempérament colérique et bagarreur mais ce n’est pas tout. En effet, il se trouve qu’un vampire très sexy et avec qui elle a failli coucher, a décidé de la kidnapper dans le but de s’en servir de monnaie d’échange pour tuer un type qui est censé être déjà mort, entraînant ainsi Maeve dans un monde sombre dont elle ignorait jusqu’à son existence.

Critique :

Maeve est un petit brin de femme hyperactive qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Je dois reconnaître que c’était très agréable de la suivre, même si elle est, par moment, très grossière. Cependant, je ne lui jetterai pas la pierre de ce côté-là car le genre du roman et la personnalité de l’héroïne me poussent à trouver cela logique. De plus, je me suis beaucoup identifiée à elle et cela est toujours un point positif pour moi.

J’ai eu un peu de mal à démarrer le livre à cause de mes cours à la fac, mais une fois l’action lancée pour de bon, impossible de m’arrêter avant d’avoir terminé le livre. J’étais vraiment ravie du chemin emprunté par l’héroïne et de l’univers dans lequel l’auteur nous plongeait. Nous restons dans un schéma assez classique qui m’a rappelé certains autres livres du genre mais étrangement, cela ne m’a absolument pas dérangée, peut-être grâce à la plume de l’auteur qui parvient à s’effacer au profit de son personnage principal qui « écrit » le roman à sa place. Cela rend le livre très prenant et surtout, très addictif.

J’étais assez surprise par chemin scénaristique emprunté dans le roman et ce, malgré l’univers et la quatrième de couverture. J’ai donc été surprise et tant mieux, cependant, il m’est difficile de m’étaler sur le sujet sans vous dévoiler trop d’informations. Je n’ai pas été la seule à trouver des similitudes avec un autre roman, malgré cela, j’ai été envahie par l’histoire, ses personnages, le dénouement du roman, et j’ai d’autant plus apprécié les éléments qui rendaient le roman unique malgré ces fameuses similitudes. Là encore, je préfère ne pas citer l’autre œuvre pour ne pas trop en dévoiler, ni sur l’un, ni sur l’autre.

Concernant les personnages, ils ont tous une personnalité propre et cela montre un réel travail de la part de l’auteur qui ne s’est pas contenté d’un copier-coller entre ses personnages. Je me suis attachée à beaucoup d’entre eux, me plongeant ainsi un peu plus dans le roman.

Une fois n’est pas coutume, il est de notoriété publique que seuls les anglophones écrivent de la bit-lit et bien là, sachez que l’auteur est Suisse et francophone, et qu’elle n’a pas à rougir face aux autres auteurs américains. Encore une fois, j’applaudis le travail qu’elle a effectué, j’ai vraiment adoré ce roman. En fin de compte, ce premier tome aurait pu être un coup de cœur si le démarrage n’avait pas été aussi long mais il s’agissait d’un premier tome et mon emploi du temps personnel ne m’a pas permis de profiter de ma lecture donc je ne le blâmerai pas plus que ça. Je suis sûre qu’il sera beaucoup plus réduit dans le deuxième tome.

En résumé, il s’agit donc d’un roman que j’ai adoré. J’ai adoré le style de l’auteur, l’histoire et l’univers de l’héroïne, les personnages, tout. Un excellent roman de bit-lit et sans doute une future série coup de coeur !

Bonne lecture.

  

 

Je lis, je critique : Vampire d’une nuit de printemps

Vampire d'une nuit de printemps

Résumé personnel :

Lia Fail est une Française qui meurt dans un accident de bus. Mais elle est transformée en vampire par un Maître présent sur les lieux. Il l’introduit alors dans son Convent, une sorte d’essaim de Vampires. Mais ce Convent se situe à Los Angeles ce qui implique un long voyage en avion à travers l’Atlantique. Nous découvrons ainsi l’univers vampirique créé par l’auteur, en même temps que Lia Fail mais ce, pendant la moitié du roman. Suite à cela, l’événement annoncé dans la quatrième de couverture a lieu. Malheureusement, je trouve qu’on en dit beaucoup sur cette quatrième, aussi je préfère éviter de vous dire exactement de quoi il retourne. Je comprends l’intérêt d’en dévoiler autant, cela permet au lecteur d’être attiré par le roman mais je ne suis pas d’accord avec cela. Je vous recommande fortement de ne pas lire cette quatrième de couverture. Si vous voulez en savoir un peu plus, un crime sera commis et Lia Fail sera considérée comme étant coupable, une enquête aura lieu. Vous dire la nature du crime ainsi que la victime est déjà trop en dire (en lisant la quatrième de couverture, vous en saurez plus mais je vous le déconseille).

Critique :

D’un point de vue général, Vampire d’une nuit de printemps m’a plu, il permet de passer des moments agréables grâce à une lecture à la portée de tous. L’univers décrit par Lia Vilorë est intéressant mais le principe du Convent reste assez classique même s’il comporte, tout de même, une part d’originalité par rapport à d’autres lectures que j’ai eues sur le sujet. Lia Vilorë écrit très bien et cela, on s’en rend principalement compte lorsque les points de vue n’étaient pas ceux du personnage principal, avec laquelle j’ai eu un peu de mal au départ bien que nos relations se soient améliorées par la suite. J’ignore si cela est lié à son humour et à sa façon de parler qui me semble inappropriée, bien que très réaliste, mais ce n’est pas à cause de ses références cinématographiques qui sont très présentes. J’ai trouvé ça très amusant mais j’ai préféré le passage à la troisième personne du singulier, lorsque le point de vue est celui des autres personnages. C’est pour moi une excellente idée car cela permet aux lecteurs qui n’aimeraient pas Lia Fail d’apprécier le roman malgré tout. Les autres personnages sont vraiment très intéressants mais pour un unique tome, a priori, il aurait été préférable d’avoir des personnages plus approfondis. C’est le cas pour certains d’entre eux mais, du coup, nous avons beaucoup de zones d’ombres, c’est un peu dommage.

Concernant l’univers à proprement parler, il est bien construit et bien défini, cependant, pour un « one shot », on s’attendrait à un travail plus fourni mais ce n’est pas gênant. Les vrais problèmes, car malheureusement il y en a, sont autres. Comme je le disais, l’histoire en elle-même est bien, l’univers est bien pensé mais le livre ne semble pas abouti. Il y a beaucoup de fautes et un travail supplémentaire sur le roman manque cruellement. On sent qu’une étape a été oubliée et c’est plutôt gênant. Je recommande fortement aux éditeurs de retravailler avec l’auteur sur ce roman pour rendre un travail meilleur encore avant une prochaine réédition.

Le lien avec la quatrième de couverture est également un problème, comme je l’ai dit dans mon résumé personnel mais je dois bien reconnaître que je n’ai aucune solution à apporter au problème. Cependant, suite à l’annonce du crime dans la quatrième de couverture, le lecteur est obnubilé par cette information et attend que le crime ait lieu, laissant de côté tout le reste.

J’ai aimé la partie enquête mais j’avais découvert la vérité dès le début de l’enquête, je n’ai donc pas été étonnée mais peut-être que vous, vous le serez.

En définitive, un bon roman, une jeune auteure très prometteuse mais un travail supplémentaire est nécessaire. C’est le meilleur moyen pour la maison d’édition de progresser et d’atteindre les sommets.

Je remercie Les Editions du Petit Caveau ainsi que le forum Accros et Mordus de lecture pour ce partenariat.

Bonne lecture.

Je lis, je critique : Marquise des Ténèbres

Résumé personnel :

Stella et Corwin se promènent tous deux dans les bois lorsqu’ils tombent sur le corps d’un jeune homme, mort récemment. Il a une rose blanche plantée dans le torse mais, fait encore plus étrange, son corps est entouré d’un pentacle d’une puissance extrême empêchant les Vampires de s’en approcher. Même Stella pourtant à moitié sorcière est incapable d’en faire quoi que ce soit. Ils décident de rentrer au Manoir afin d’en parler à Rodrigue, Prince de Londres. Alors qu’une enquête est ouverte et que d’autres cadavres font surface, la Vampire d’Europe de l’Est va découvrir bon nombre de secrets sur la ville qui la retient prisonnière. Simple pion dans un jeu de séduction et de manipulation, difficile de s’y retrouver pour Stella qui peine à y comprendre quelque chose. Liés à ces morts, des secrets bien gardés et un passé inavouable. Mais qui est donc cette mystérieuse Marquise enfermée dans la Tour de Londres ? Quel lien existe-t-il entre elle, ces meurtres et le Prince de Londres ? Une enquête qui promet d’être riche en surprises et en révélations.

Critique :

Je dois le reconnaître, il s’agit là de mon premier roman d’Ambre Dubois (mais certainement pas le dernier). Fait amusant quand on y pense puisque  Marquise des Ténèbres est le troisième tome des Soupirs de Londres et non pas le premier. Cependant, l’histoire est indépendante des autres tomes, beaucoup d’informations et d’explications nous sont données au cours du tome ce qui permet de suivre et de comprendre l’histoire. Je n’ai nullement été gênée de ce côté-là. Je compte bien entendu lire les deux premiers tomes, ce serait une erreur de ne pas le faire. Ambre Dubois joue de sa plume à la perfection. L’univers dans lequel l’auteur nous plonge est étouffant, inquiétant et pourtant il semble tellement réaliste à côté des décors, de l’époque, du lieu…

Un bon travail au niveau de la psychologie des personnages, entre Corwin tellement humain pour un Vampire, Stella qui nous reste accessible à notre logique tout en demeurant une vraie Vampire… Il y a également Drake, Vampire séducteur et manipulateur mais pour le moins insaisissable de même que Rodrigue, Prince de Londres au caractère à la fois identique mais terriblement plus effrayant. Difficile de démêler le vrai du faux, entre manipulation, séduction, mensonges et vérités, je dois reconnaître qu’on est très vite perdu, à l’égal de Stella. Puisqu’il s’agissait de mon premier tome lu, j’étais assez surprise par l’arrivée d’un certain détective (je n’en dirai pas plus).

L’intrigue est bien menée, une enquête qu’on aime à suivre même s’il s’agit d’un vrai casse-tête. Difficile de s’y retrouver même lors du dénouement. En somme, un cocktail explosif qui fait de ce roman sur les Vampires un incontournable du genre. Un gros bémol cependant concernant les coquilles tout au long du roman. Certaines fautes sautaient aux yeux, à se demander s’il y a eu une relecture du roman avant publication. Mais c’est la seule chose que je peux lui reprocher.

Un petit mot concernant la couverture, je l’ai trouvée magnifique. La Marquise est vraiment belle et correspond tout à fait à la description du roman. Mon imagination n’aurait pas fait mieux. Bravo à l’illustratrice.

Je remercie l’auteur, Ambre Dubois pour ce petit bijou de la littérature ainsi que les Éditions du Petit Caveau et bien entendu le forum Accro&Mordus de lecture pour ce partenariat.

Bonne lecture.