Je lis, je critique : Opération Menhirs

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Résumé personnel :

Amanda est vendeuse de prêt-à-porter en Angleterre. Sylvie est une jeune Française, professeur d’Anglais. Un jour, toutes deux se retrouvent chez un notaire, en Angleterre. La raison ? Richard, un sir Anglais, s’est donné la mort après avoir rédigé son testament. Amanda était la première épouse de Richard, Sylvie son épouse actuelle. Elles apprennent alors qu’elles pourront hériter de la coquette somme de six millions de livres à la seule condition de vivre ensemble dans une maison à Vannes, durant une année entière. En Bretagne, Jean et son subalterne fraîchement débarqué de Paris, Edouard, enquêtent sur d’étranges disparitions à Carnac. En effet, des menhirs disparaissent sans la moindre explication logique. Parallèlement à ces deux histoires, l’auteur nous emmène en l’an 11, dans une Gaule envahie par les Romains. On retrouve un Druide, sa sœur et la fille de cette dernière. Mais quel lien relie ces histoires entre elles ?

Critique :

Opération Menhirs est un roman agréable à lire. On retrouve une écriture fluide et simple, une histoire qui mêle enquêtes, mystères, magie bretonne et humour anglais. Elle est également assez prévisible même si l’auteur nous réserve quelques surprises pour la fin. Cependant, elle reste sans prise de tête, simple, que demander de mieux pour les vacances ou pour les moments de détente ?

Concernant les personnages, j’ai un avis mitigé. Au fil des pages, notre avis sur eux change. Amanda est une jeune femme qu’on se plaît à détester à cause de son humour cassant bien qu’amusant. Puis on apprend à mieux la connaître, on la comprend et lui pardonne certains écarts. De mon côté, je lui en ai voulu à la fin mais je n’en dirai pas plus. Sylvie est un personnage un peu plat à côté d’elle mais cela peut s’expliquer par son veuvage…

Un point que j’ai trouvé très intéressant c’est que, même si le texte est à la troisième personne, l’auteur ne se focalise pas sur les perceptions de tous les personnages à la fois. Chaque fois, le point de vue change entre les personnages principaux. Il est arrivé que la même scène fut répétée mais avec une façon de parler et de penser différente, lorsque deux protagonistes importants se rencontrent. Par contre, je les ai trouvés plutôt grossiers. Même si c’est assez réaliste, cela m’a déplu car il n’en reste pas moins des personnages de fiction et un peu plus de retenue aurait été apprécié mais ce n’est qu’un détail.

Autre point que j’ai particulièrement apprécié, c’est le voyage en Bretagne. C’est un coin que j’ai toujours rêvé de visiter et les romans que je lis d’habitude ne m’ont jamais emmenée là-bas. Un grand merci à l’auteur pour ce magnifique voyage dans une si belle région. Jean Vigne a su retranscrire le mystère et la magie que j’associais à ce lieu.

Autre particularité, les séjours en Gaule. C’était totalement inédit pour moi de me retrouver dans ce contexte historique. Inutile de vous préciser que j’ai adoré ce voyage dans le temps.

Concernant le contenu de l’histoire, le lien qui réunit les protagonistes, y compris ceux de l’an 11, est assez gros, certains lecteurs pourraient aller jusqu’à dire que c’est tiré par les cheveux. Je suis assez d’accord et pourtant, j’ai bien aimé ma lecture.

Mon plus gros bémol va cependant à la couverture. Je n’ai pas l’habitude de parler des couvertures de livres mais cette fois-ci je ferai une exception. Sur celle-ci, Amanda et Sylvie ont l’air hautaines voire méchantes, cela ne donne pas très envie. Ce qui est dommage parce que le contenu mérite le détour. Mais ce n’est là encore qu’un détail.

Pour conclure, je dirai qu’Opération Menhirs est un roman à emporter pendant les vacances pour le lire à la plage ou même chez soi lorsqu’il pleut. J’ajouterai que Jean Vigne est un auteur à suivre de près.

Je remercie bien évidemment Jean Vigne qui a eu la gentillesse de me prêter son roman.

Bonne lecture.

Je lis, je critique : La Guerre des Eléments

Résumé personnel :

Avril Pelletier a dix-sept ans, c’est une adolescente ordinaire qui a tout de même un animal de compagnie un peu spécial. Il s’agit de Lux, une luciole. Avril a un petit copain, Mickaël, il fait des études pour devenir un brillant avocat. La mère d’Avril est morte il y a quelques années et son père voyage souvent à cause de son travail, aussi se retrouve-t-elle seule assez souvent. Mais un monstre caché sous son lit l’oblige à quitter son appartement pour rejoindre Mickaël. Lorsqu’elle y entre, elle n’y trouve pas Mickaël mais Snow, jeune homme très étrange et inconnu au bataillon. Cependant celui-ci connaît presque tout d’elle mais refuse de répondre à ses questions. Qui est-il ? Où est Mickaël ? Elle va ainsi découvrir que le monde qu’elle connaît n’est pas exactement comme il n’y paraît et, qu’elle le veuille ou non, elle devra en faire partie. Qui a dit qu’il ne pouvait jamais rien nous arriver d’extraordinaire et qu’on était forcément des êtres ordinaires.

Critique :

La Guerre des Eléments n’est que le premier roman de Perrine Rousselot et pourtant on sent déjà que l’auteur possède une plume unique et un style bien particulier, bien différent des auteurs que j’ai pu lire. Le roman est un concentré d’intrigues, une suite d’actions, de révélations et de bouleversements. Le temps mort est quasi inexistant, on passe très vite d’un évènement à un autre ce que j’ai adoré. Cependant, il faut savoir que ceci n’est pas toujours du goût de tous les lecteurs. Mais il était au mien. Impossible pour moi de lâcher le livre, une fois commencé, il faut aller jusqu’au bout.

Perrine Rousselot nous plonge dans un univers unique, l’histoire y est vraiment originale ce qui n’est pas évident de nos jours. J’espère sincèrement que le livre connaîtra une suite (qui n’est actuellement pas prévue par l’auteur) nous permettant de découvrir en détail les personnages faisant partie de ce monde, leurs pouvoirs, les missions, leurs caractéristiques etc. Le roman a une fin fermée mais il nous laisse avec bon nombres de questions concernant le décor et la partie fantastique du roman.

En parlant des personnages, j’ai adoré ceux dépeints par l’auteur, notre avis sur eux évolue tandis que leur personnalité s’affirme un peu plus au fil des pages. Le personnage principal est demeuré longtemps sur la même longueur d’onde que moi ce qui est toujours plus agréable dans un roman. Là encore le travail de l’auteur est remarquable puisqu’ils restent réalistes malgré un monde fantastique et inventé. Il est en effet préférable de voir qu’ils ne sont pas de simples robots dépourvus de sentiments humains mais bien des humains capables de réfléchir, de se poser les questions que nous nous poserions à leur place et d’adopter un comportement et des réactions que nous aurions, une fois de plus si nous avions été à leur place. Là encore, on ne retrouve pas cela partout.

La Guerre des Eléments de Perrine Rousselot est à mon avis adapté à tout le monde, adolescents comme adultes. On sent quelques hésitations de la part de l’auteur dans certaines scènes mais pour un premier roman, je lui pardonne volontiers. Perrine Rousselot est un auteur dont la plume déjà très prometteuse va s’affiner au fil de ses romans pour notre plus grand plaisir. En résumé, le roman est à lire d’urgence et l’auteur est à suivre de près.

Bonne lecture.

EDIT : Nous sommes le samedi 12 mai 2012 et j’ai un « scoop » pour vous. L’auteur a annoncé qu’elle avait commencé une suite 🙂 Autant vous dire que j’ai vraiment hâte !

Je lis, je critique : Isidore Tiperanole et les lapins de Montceau-les-Mines

Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines est un conte magique, capable d’envoyer n’importe quel adulte dans le monde merveilleux qu’est l’enfance. En effet, je me suis surprise à sourire comme une enfant en le lisant.

L’histoire est originale, amusante. J’ai été ravie d’y retrouver une ode à la poésie. S’ajoute bien entendu une morale bien connue que je vous laisse découvrir.

L’un des lapins est poète mais ce n’est pas tout. Il faut savoir que le texte entier n’est que poésie. Le conte est en prose mais si vous prenez le temps d’écouter ce conte, vous vous rendre compte de la mélodie qu’elle libère. Les sonorités sont sans accros, le rythme est soutenu, j’en ai été séduite.

Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines n’est pas un conte exclusivement réservé aux enfants comme certains lecteurs pourraient se le laisser croire. Ce qui me fait dire cela c’est tout d’abord le champ lexical parfois soutenu, avec des mots bien trop difficile ou hors de portée des enfants. Pierre Thiry a d’ailleurs utilisé un clin d’œil ou deux à la littérature classique qu’un enfant ne pourra remarquer avant bon nombre d’années.

Mais ceci est un point fort du conte et non un bémol car cela incite au partage, une lecture commune pour ainsi dire entre un adulte (un père,une mère, une sœur…) et un enfant. Ceci est un moyen pour des parents de passer un bon moment avec ses enfants pour le coucher du soir par exemple. Aucun doute, si j’avais des enfants, je leur lirai ce conte avant de leur souhaiter une bonne nuit.

Vous l’aurez compris, une belle histoire, drôle, romantique, poétique qui ravira grands et petits, tous pourront être séduits.

Je tiens également à féliciter Myriam Saci qui a su illustrer ce conte à la perfection. Cela permet de visualiser les scènes, les personnages, les lieux… De plus ses dessins valent le coup d’œil, je vous conseille de les montrer aux enfants au cours de la lecture afin de les faire participer.

Un grand merci à Pierre Thiry et à Myriam Saci de m’avoir permis de découvrir Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines que j’ai eu plaisir à lire et à chroniquer.

Bonne lecture.