Je lis, je critique : Sword Art Online

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Un mot sur le livre et la maison d’édition :

La maison d’éditions Ofelbe s’est chargée de traduire des romans d’auteurs japonais et de les exporter en France, afin de faire connaître leurs univers au lectorat francophone. Je tenais à le préciser puisque la culture nippone n’étant pas la même que la culture occidentale, le roman n’a, à mon sens, pas la même dimension si on le lit comme un roman français ou américain.

Il s’agit d’un roman appartenant au type « light novel » qui a connu plusieurs adaptations en mangas, anime et jeux vidéos, il fait fureur au Japon. Et on comprend pourquoi. La thématique du jeu vidéo immersif et de ses conséquences est, certes, un sujet assez ancien et pas toujours bien exploité, mais il est toujours d’actualité avec les nouvelles technologies qui se développent autour de nous, et il me semble que c’est particulièrement vrai là-bas.

D’un point de vue anime, je n’ai pas regardé la série avant de lire le livre.

La série comporte huit tomes et elle n’est pas terminée. Le présent tome est en réalité composé de deux volumes. La première partie raconte l’histoire de Kirito et Asuna et la seconde est composée de plusieurs spin-off avec d’autres personnages, ayant cependant tous un lien avec Kirito. Il y a également un lexique plutôt utile pour ceux qui ignorent des choses sur la culture nippone et sur l’univers du jeu vidéo rendant le roman accessible à un plus grand nombre.

Étant donné la nature de ce roman, j’ai décidé de lire et de critiquer la première partie du roman indépendamment de l’autre partie et indépendamment de la série.

Résumé personnel :

Sword Art Online raconte l’histoire de Kirito, un jeune garçon qui a eu la chance de bêta tester un nouveau jeu, Sword Art Online. C’est une petite révolution puisqu’il s’agit de jouer à l’aire d’un Nerve Gear permettant une immersion complète. Vous ne jouez pas un personnage, vous êtes un personnage, littéralement. A la différence près que votre corps est immobile, c’est votre esprit qui fait tout, comme lorsque vous rêvez. Le but du jeu est simple, franchir les étages pour accéder au niveau suivant afin de battre le boss final du jeu. Sword Art Online connaît un franc succès et nous suivons donc Kirito qui nous explique le fonctionnement du jeu qui connaît une règle particulière. Quiconque meurt dans le jeu, meurt dans la réalité. De plus, il est impossible de se déconnecter et bien évidemment, cela n’était pas une condition prévue à l’avance et portée à la connaissance des joueurs. Comment faire pour se sortir de là ? Nul ne semble connaître la réponse mais une chose est sûre, Kirito ne va pas attendre et élever des moutons en attendant que la solution se trouve toute seule. En effet, il a décidé de relever le défi et de jouer le jeu jusqu’au bout.

Critique :

La première partie est très entraînante, il a été difficile pour moi de lâcher le livre avant d’être arrivée à la fin. J’avais peur du côté répétitif lié au jeu en lui-même – il faut explorer un labyrinthe, trouver le Boss et le détruire pour passer au niveau suivant et ainsi de suite – et aux longues descriptions liées aux combats à l’épée mais il n’en est rien. Le rythme est soutenu, régulier et l’auteur évite justement de tomber dans ces pièges. A chaque fois, c’est comme si j’anticipais un problème de lecture qui allait se poser et finalement, il n’en est rien. Ainsi, la relation entre Kirito et Asuna qui le suit partout où il va n’est pas pesante comme cela peut être le cas dans certains mangas ou romans que j’ai pu lire. Cela m’a permis d’ailleurs d’apprécier le personnage d’Asuna qui n’apparaît pas comme quelqu’un de déplaisant. De plus, elle a une véritable utilité et une profondeur qui la rend attachante et elle échappe ainsi au statut de faire-valoir ou plante verte comme c’est trop souvent le cas ailleurs. Enfin, le personnage principal a également ses faiblesses mais là encore, il les exprime sans tomber dans le mélodrame niaiseux pour autant. Il n’est pas non plus un personnage invincible bien qu’il soit au-dessus de la norme, on reste dans la logique du jeu et du personnage à chaque fois. En somme, cette première partie est parfaitement dosée et reflète le travail de l’auteur qui n’est pas tombé dans la surenchère. Cependant, j’ai été très surprise par la présence d’une fin au milieu du tome car je n’avais pas remarqué la présence de plusieurs parties. Cela étant, une fois la surprise passée j’étais ravie car j’étais certaine que l’on allait éviter le sentiment de répétition de l’histoire. Cependant, je me suis demandé quel était l’intérêt du roman de poursuivre l’histoire alors que nous pouvions nous contenter de cette fin-ci. Réponse peut-être dans la prochaine partie de cette critique.

La réponse est donnée dans les postface qui expliquent les choix de l’auteur. Il n’y a pas de suite puisque l’histoire en elle-même est terminée dès le premier tome mais l’univers est vaste et les possibilités de spin-off afin de le développer sont donc nombreuses. Nous avons donc une série de petites histoires qui concernent différents personnages pas toujours évoqués dans le premier volume mais qui ont un lien de près ou de loin avec Kirito. Contrairement au premier volume, chaque histoire n’est pas forcément racontée à la première personne mais le narrateur est généralement le nouveau personnage développé.

J’ai beaucoup aimé le concept qui permet d’approfondir Sword Art Online tout en évitant les longueurs. Encore une fois, le rythme est rapide et soutenu et on est rapidement happé par les pages du livre. J’ai autant apprécié le premier volume que le second pour les mêmes raisons, je ne m’attendais pas à un tel succès de ma part, craignant d’être déçue en mettant la barre trop haut.

Sword Art Online est donc un super roman à mettre dans toutes les mains. En tout cas, pour moi, c’est un vrai coup de cœur.

Un grand merci aux Editions Ofelbe pour cette découverte !

Bonne lecture.

Michiko

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4 réflexions sur “Je lis, je critique : Sword Art Online

  1. Très intéressant ton article! L’histoire m’intéressait et je préfère la lire en format roman! Mais je suis surtout contente de découvrir cette maison d’édition! J’ai été très influencée en tant qu’auteur par les romans Slayers publiés chez Tokyo pop. Les descriptions et l’humour restaient très manga! Je me demande si c’est le cas ici ?

    Je vais allez faire un tour sur leur site pour ce livre mais aussi au cas où si, par miracle, ils publiraient Slayers en francais!
    Encore merci pour la découverte ^-^

    • Pour les descriptions je ne peux pas te dire mais un moment donné, il y a une scène où Kirito touche le sein d’Asuna par accident. Cela me faisait penser aux mangas comme Love Hina etc. En tout cas, je suis contente de t’avoir fait découvrir cette maison. Je t’avouerai que je suis contente de l’avoir découverte également ^^

  2. Une petite erreur à corriger, SAO est un Light Novel (l’utilisation de ce terme est plus appréciable) qui comprend 15 tomes au Japon et non 8. 8 tomes ont été adaptés en anime, c’est peut être de là que vient la confusion.

    • Bonjour, je rajouterai le terme « light novel » mais je ne changerai pas le reste car si vous aviez bien lu, vous auriez vu qu’en France les tomes sont regroupés par deux. Donc huit tomes. Ce qui était d’ailleurs précisé dans la fiche presse. Donc je vous rassure, il n’y a aucune confusion de ma part.

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