Je lis, je critique : Le Lac aux îles enchantées

William Morris

Résumé personnel :

« Il était une fois dans la contrée de Purpaille, une vieille femme qui s’occupait de faire son marché, vendant ses produits issus de son dur labeur. Accompagnée de son âne, elle traversa Purpaille, semblant vouloir rentrer chez elle mais s’arrêta devant une femme et son enfant, mendiant pour avoir à manger. La vieille femme décida alors d’aider cette mère en lui offrant de l’or pour qu’elle puisse subvenir à ses besoins… »
Sans rentrer dans les détails, la vieille femme finit par kidnapper l’enfant et l’emmène avec son âne et elle du côté de la Male-Seve, une forêt où, dit-on, se cachent de monstrueuses créatures. C’est ainsi que commence l’histoire de Petite-Grive, jolie petite fille qui grandira et vivra auprès de « la Sorcière » qui l’utilisera pour s’occuper des bêtes, labourer etc. Cependant, l’histoire de Petite-Grive ne s’achève pas ici, en effet, elle sera amenée à vivre de nombreuses aventures sur le lac aux îles enchantées mais je préfère éviter de développer ici.

Critique :

Pour ne rien vous cacher, j’ai mis beaucoup de temps entre la lecture du livre et l’écriture de la critique, tout simplement parce que je ne savais pas comment vous en parler, j’étais encore enfermée dans l’univers du roman. En effet, Le Lac aux îles enchantées est très prenant, j’ai tout visualisé dans ma tête et j’ai ainsi pu vivre l’histoire de l’intérieur. Ce qui est vicieux c’est qu’on ne s’en rend compte qu’une fois le livre terminé, lorsqu’il nous est impossible d’en sortir.

De plus, l’histoire enchaîne les événements, ce n’est jamais totalement terminé, il y a toujours quelque chose d’inattendu qui arrive et nous entraîne dans une nouvelle aventure. Par conséquent, même à la fin du livre, on se dit qu’un nouvel élément perturbateur va surgir pour entraîner nos héros (car il n’y a pas que Petite-Grive, d’autres personnages interviennent et sont importants) dans une nouvelle aventure passionnante et palpitante. Mais la dernière page se tourne et on réalise alors que tout est fini, pour de bon cette fois et je dois reconnaître que j’étais un peu triste de le terminer.

Parlons un peu plus du roman. Le Lac aux îles enchantées se définit comme un roman mais il faut bien admettre que ce terme ne lui convient pas. Il se rattache beaucoup au conte avec des histoires chevaleresques, des sorcières, une héroïne qui parcourt le monde et découvre des îles « enchantées », etc. Mais pas seulement puisque nous avons aussi quelques aperçus, selon moi, du roman initiatique et gothique (pour les lecteurs, je fais référence au chevalier rouge).

A priori, on mettrait ce roman entre de petites mains mais William Morris utilise un langage soutenu et, sans rentrer dans du détail cru ou sanglant, il raconte des événements qui ne sont pas compréhensibles pour des enfants. Cependant, le roman reste à la portée de tous, il n’y a pas de censure à apposer sur le texte. Mais je m’égare en explications et ne parle pas de l’essentiel. Le roman est dense, certes, mais il est riche en événements ce qui permet d’éviter de traîner en longueur. De plus, on en apprend davantage sur l’histoire d’autres personnages (dont ils sont les narrateurs) ce qui permet d’éviter de se concentrer uniquement sur l’héroïne et ainsi de les mettre en avant. William Morris nous montre ainsi qu’il a travaillé chacun de ses personnages et pas seulement celui de Petite-Grive. En plus d’être charmé par l’histoire, on est charmé par les descriptions et les décors envoûtants. Une petite perle donc.

Le roman est découpé en plusieurs parties et chaque partie comporte un titre qui la résume. A l’intérieur nous avons de nombreux chapitres qui peuvent faire moins d’une page et correspondent à un événement en particulier, comme par exemple « Petite-Grive rencontre tel personnage ». Le narrateur est toujours présent à nos côtés (le roman est découpé en parties à la fin desquelles la suite est introduite par un titre toujours significatif) mais j’ai trouvé que les chapitres étaient de trop. En effet, il annonce ce qui va suivre et cela atténue les effets de surprise, mais ce n’est qu’un détail qui ne gâche pas la lecture du roman pour autant. J’ignore s’il s’agit d’un point négatif ou positif mais à la fin de l »histoire, j’avais quelques questions sur les îles enchantées. Petit-Grive les explore et en apprend un peu sur elles mais la jeune fille ne cherche pas plus loin, ce que j’aurais fait à sa place, alors je reste avec mes questions. Mais peut-être que certains lecteurs apprécieront cette part de mystère…

Je remercie les éditions Aux Forges de Vulcain ainsi que le forum A&M pour ce partenariat enrichissant.

Bonne lecture.

Michiko

 

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