Je lis, je critique : La Place

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Voici un roman que je dois lire pour le second semestre. Comme il est très court et que la taille de police est plutôt grande, je vais me contenter de faire un commentaire sur ce livre qui est un témoignage.

Pour situer un peu ce témoignage, l’auteur arrive chez ses parents, peu de temps avant le décès de son père. Elle rentre alors chez elle et écrit la vie de son père jusqu’à terminer la boucle par la mort de celui-ci. Autant dire les choses tout de suite, je n’aime pas les témoignages et ce témoignage n’échappe pas à la règle. J’imagine très bien certaines réactions et j’y réponds tout de suite, nous ne sommes pas obligés de tout aimer et si je n’aime pas une œuvre, cela ne signifie pas que j’y trouverai aucun bon côté. Je sais tout de même nuancer mes propos et tenir compte du regard objectif que l’on peut apporter à l’œuvre.

Ce qui est assez amusant vis à vis du texte, c’est que l’auteur nous annonce qu’il n’y a pas de recherche de style et que ce que nous lisons est volontairement plat. Rien de plus à dire de ce côté, l’auteur n’a pas menti, seul le contenu a de l’importance. Le contenu retrace la vie de son père qui a grandi dans l’espoir de ne pas finir ouvrier, de devenir quelqu’un de meilleur que son père en terme de métier et de place sociale. Nous retrouvons le point central du récit, la place que nous occupons et la volonté de toujours faire mieux que ses parents. C’est ainsi que l’homme lutte pour quitter la place qui lui est due au profit d’une autre, bien meilleure à ses yeux. Après de nombreux problèmes le poussant à travailler tout de même comme ouvrier, chose qu’il ne voulait pas faire, le père de l’auteur finit par ouvrir son commerce obtenant ainsi la place qu’il convoitait.

Il est intéressant de suivre son parcours grâce à cette question, de voir le décalage entre cet homme qui vit dans un autre monde que celui dans lequel il était destiné à vivre. Il n’est pas évident de se l’approprier, et je dois reconnaître que j’ai trouvé cela intéressant de voir que certaines choses de la vie courante nous paraissent logiques alors que pour lui, cela ne l’était pas comme dans le langage oral. Utiliser des expressions normandes au lieu de parler le « français correct » lui semble être quelque chose de normal, d’ailleurs, il pense même que la société « bourgeoise » fait des efforts constants pour parler correctement mais qu’en réalité, ils parlent le patois une fois rentrés chez eux, comme lui, alors que pas du tout.

Ce qui est plus intéressant encore vis à vis de ce décalage reste avec sa fille, l’auteur, qui a eu l’occasion de baigner dans un environnement culturel plus élevé que celui du père au même âge. Par conséquent, son niveau est plus élevé et ainsi elle se rend compte du décalage entre le monde dans lequel elle évolue et celui de son père. Ce sont ces aspects sociologiques qui méritent d’être approfondis et étudiés et c’est d’ailleurs ce que nous verrons à la fac.

Aussi, je le maintiens, ce livre peut plaire si vous aimez les témoignages ou les points qu’il aborde, ce qui n’est pas mon cas mais c’est avant tout une question de goût. J’ai cherché à dépeindre ce livre tel qu’il est réellement, comme je le fais toujours mais je préfère le préciser ici.

Bonne lecture.

Michiko

 

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