Je lis, je critique : N’éteins pas la lumière

bm

 

Résumé personnel :

Lors du dernier tome, nous avons découvert que le sociopathe Julian Hirtmann avait kidnappé Marianne, la femme dont Servaz était tombé amoureux il y a des décennies et dont Servaz est retombé amoureux durant l’enquête sur la mort d’un professeur. Le roman se terminait à peu près ici. Si j’en parle maintenant, c’est pour préciser qu’en ce qui concerne la critique de ce tome-ci, je ne mentionnerai pas ces éléments, me concentrant sur le cœur du roman uniquement dans un but plutôt évident. N’éteins pas la lumière se concentre sur une jeune femme, Christine qui découvre une lettre de suicide le soir de noël. Le lendemain, un homme l’appelle à la radio où elle anime une émission et lui demande la raison pour laquelle elle l’a laissé mourir la femme de la lettre. Dès lors, sa vie va basculer sans qu’elle ne puisse contrôler quoi que ce soit. Parallèlement à cela, Servaz reçoit une boîte contenant la clé d’une chambre d’hôtel, la numéro 117. Coïncidence troublante, c’est dans cette chambre qu’une jeune artiste plasticienne s’est donné la mort un an plus tôt. Il n’en faut pas plus à Servaz pour mener sa petite enquête…

Critique :

Il s’agit du troisième tome de Bernard Minier. Pour résumer cette critique, rien de plus simple. Nous avons affaire à plus de six cents pages de pur plaisir que j’ai malheureusement dévorées en quatre jours, jouant les schizophrènes avec d’un côté la voix de la raison qui m’obligeait à aller dormir et de l’autre ma petite voix de chien battu suppliant la voix de la raison de lire encore un chapitre. Effrayant n’est-ce pas ?

Mais développons un peu ces propos. Ce troisième opus se concentre davantage sur Christine que sur Servaz et c’est sur elle que je vais me focaliser. D’abord, une petite parenthèse pour dire que j’ai bien aimé le parti pris de l’auteur qui a préféré se concentrer sur un personnage inconnu, et dont le récit s’est construit autour de lui, nous permettant de développer des sentiments que nous n’aurions pas pu rencontrer autrement.

Christine est animatrice dans une petite radio, elle a un chien, Iggy et un fiancé, Gérald mais ils ne vivent pas ensemble. Tout semblait aller bien avant que nous n’entrions dans sa vie au moment où celle-ci devient un véritable enfer. Dès l’instant où Christine reçoit cette lettre, c’est terminé, il n’y a plus aucune marche arrière possible, l’engrenage est en place. En toute sincérité, j’ai ressenti de l’horreur et de la peur au fil des pages, dans des proportions bien plus grandes par rapport aux précédents tomes. Lorsque je lis un roman, je me mets très souvent à la place du personnage central qui est ici la victime, Christine, et je me rassure en me disant qu’à sa place, je n’aurais pas fait les mêmes choix et par conséquent, dans mon esprit, je m’en sors. Là, je n’ai pas réussi. Même en sachant certaines choses qu’elle-même ignorait, je n’ai pas réussi à trouver un moyen de m’en sortir et j’ai compris qu’à sa place, j’en serais au même point. C’est un sentiment vraiment difficile à vivre quand nous nous rendons compte que nous subissons quelque chose sans pouvoir faire quoi que ce soit pour aller contre, lorsque nos décisions, quelles qu’elles soient, conduisent à l’échec. Et c’est ce que Christine a subi au fil des jours, regardant ainsi sa vie se détruire sans qu’elle ne puisse rien y changer.

L’histoire est donc effrayante mais j’ai tout de même cherché à comprendre qui pouvait mettre ainsi tout en œuvre pour détruire sa vie, pour quelle raison quelqu’un ferait-il cela ? Les indices laissés par l’auteur m’ont conduite à certaines suppositions et j’ai même trouvé un indice bien caché me permettant de trouver l’identité du coupable. Seulement voilà, Bernard Minier est excellent dans l’art de me faire douter, par conséquent, je n’ai pas réussi à me convaincre que j’avais raison. Résultat, plus j’avançais dans le roman, moins j’arrivais à deviner avec certitude qui était coupable. C’est bien simple, tout le monde pouvait être coupable ce qui ajoutait un peu plus à l’horreur parce qu’à la place de la victime, je n’aurais pas pu faire confiance à qui que ce soit, me retrouvant ainsi toute seule à affronter ce bourreau dévastateur et très intelligent !

Pour conclure, je vous avais déjà recommandé de découvrir les thrillers de Bernard Minier car j’avais adoré les précédents tomes et je maintiens mon engouement pour ces romans. N’éteins pas la lumière est à son tour un coup de cœur et Bernard Minier est un auteur à suivre !

Bonne lecture.

Michiko

 

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